jeudi 3 avril 2008

LES FEMMES NE SONT PAS DES PIEDS DE CENDRIER

Je me réjouis que les femmes aient pris plus de place dans la société. La libération de la femme a tout autant servi la libération de l'homme.

L'homme d'il y a cent ans avait le droit de violer sa femme à longueur de journée en la traitant comme un pied de cendrier. Rien ni personne ne pouvait s'interposer entre l'homme et sa créature. La femme ne pouvait pas voter, la conne, et il lui était impossible d'avoir un compte en banque ou d'émettre des chèques. Bref, la femme était vraiment un pied de cendrier: «Va me chercher ceci! Ramène mes pantoufles! Mon journal! Mets-toé à quatre pattes! Fais la belle! Wouf! Wouf!»

Le vote des femmes a entraîné une amélioration notable des conditions de vie de l'ensemble de la population. Ce vote s'est déplacé naturellement vers les partis les plus progressistes. Les libertés des femmes ont engendré d'autres libertés, de sorte que tout le monde en a profité, même les hommes.

L'homme d'aujourd'hui ne peut plus traiter sa femme comme un pied de cendrier.

S'il hausse le ton ou veut jouer aux bras, on le crisse en dedans assez vite merci.

Les enfants ont aussi profité de la libération de la femme. On ne peut plus les battre comme le voulait la tradition masculiniste passée... «Un enfant qui y'écout' pas faut l'frapper à coups d'ceinture tabarnak! Ça va g'y y'apprendr'!» Ce discours n'a plus du tout la cote. Ouste! Et tant mieux qu'il en soit ainsi.

Même les joueurs de hockey en profitent. Ceux qui patinent pourront le faire sous la protection de la loi, puisque les bagarres pourraient être considérées pour ce qu'elles sont intrinsèquement: des voies de faits. C'est une autre conséquence de la libération de la femme. Même le sport s'ennoblit. Le hockey va devenir un art. Ça va bientôt scorer sur Casse-Noisettes ou La flûte enchantée.

LA FEMELLISATION DU QUÉBEC?

Quand j'entends quelques vétustes représentants de la gent masculine dénoncer la «femellisation» du Québec, le pouvoir des femmes contrôlantes, les «Gère-Mène» (Germaine, sic!), le «gouverne-maman» (gouvernement, sic!) et toutes ces expressions courantes dans la bouche de André Arthur, entre autres, eh bien je me marre.

Mon oeil! Nous sommes passés d'une société où les femmes étaient traités comme des pieds de cendrier à une société où il est interdit de fumer dans les lieux publics et où il faut porter des pantoufles quand les planchers sont cirés... Ce n'est pas si pire, me semble. On n'en mourra pas.

Bien sûr, cela fait plus gars d'être sale et de sentir la marde... Mais bon, la propreté ça ne nuit à personne. Même les hommes se brossent les dents de nos jours. De moins en moins de femmes parlent de leurs conjoints qui sentent le swing. Beau progrès là aussi. Je ne sais pas si l'homme d'aujourd'hui est rose, mais il est généralement propre. Il pue moins du batte. Enfin, c'est ce que j'en conclus.

PLUS DE FEMMES DIPLÔMÉES...

Il y a plus de femmes qui sortiront diplômées en droit ou en médecine, non pas parce que l'on favorise les femmes, mais parce que l'université favorise les bonnes notes, généralement obtenues quand on sait lire, écrire et compter, trois matières méprisées par bon nombre d'hommes, encore coincées dans la nostalgie de leurs arrières-grands-pères triples cons qui s'ennuient de leur pied de cendrier...

Sur ce, une petite toune de gars pas rapport.

5 commentaires:

  1. Monsieur Bouchard le castré psychologiquement

    Votre billet n'est pas si mal et vous avez même très bien commencé:

    "Je me réjouis que les femmes aient pris plus de place dans la société. La libération de la femme a tout autant servi la libération de l'homme.

    L'homme d'il y a cent ans avait le droit de violer sa femme à longueur de journée en la traitant comme un pied de cendrier. Rien ni personne ne pouvait s'interposer entre l'homme et sa créature. La femme ne pouvait pas voter, la conne, et il lui était impossible d'avoir un compte en banque ou d'émettre des chèques. Bref, la femme était vraiment un pied de cendrier: «Va me chercher ceci! Ramène mes pantoufles! Mon journal! Mets-toé à quatre pattes! Fais la belle! Wouf! Wouf!»

    Le vote des femmes a entraîné une amélioration notable des conditions de vie de l'ensemble de la population. Ce vote s'est déplacé naturellement vers les partis les plus progressistes. Les libertés des femmes ont engendré d'autres libertés, de sorte que tout le monde en a profité, même les hommes.

    L'homme d'aujourd'hui ne peut plus traiter sa femme comme un pied de cendrier.

    S'il hausse le ton ou veut jouer aux bras, on le crisse en dedans assez vite merci.

    Les enfants ont aussi profité de la libération de la femme. On ne peut plus les battre comme le voulait la tradition masculiniste passée... «Un enfant qui y'écout' pas faut l'frapper à coups d'ceinture tabarnak! Ça va g'y y'apprendr'!» Ce discours n'a plus du tout la cote. Ouste! Et tant mieux qu'il en soit ainsi."

    Jusque là, je suis tout à fait d'accord avec vous. Je suis un féministe et ça me fait plaisir.

    Mais par la suite, vous sombrez dans un fémi-fascisme injuste et inacceptable qui n'a rien d'égalitaire.

    "Même les joueurs de hockey en profitent. Ceux qui patinent pourront le faire sous la protection de la loi, puisque les bagarres pourraient être considérées pour ce qu'elles sont intrinsèquement: des voies de faits. C'est une autre conséquence de la libération de la femme. Même le sport s'ennoblit. Le hockey va devenir un art. Ça va bientôt scoré sur Casse-Noisettes ou La flûte enchantée."

    L'État n'a pas d'affaire à s'en mêler.

    Les bagarres et les actes brutaux masculins CONSENTIS font partie intégrante du hockey junior majeur et du hockey professionnel et c'est très bien ainsi. Les foules adorent ça. C'est la prérogative de la Ligue de réglementer elle-même ce genre de comportement qui amène des foules et du pognon $$$$$ dans les poches des propriétaires: l'État ne doit pas s'en mêler.

    Bien sûr, le geste de Jonathan Roy est un acte criminel en raison du fait que Bobby Nadeau ne s'est pas défendu et je n'aurais aucun problème à ce que la justice s'en mêle, MAIS SEULEMENT SI Bobby Nadeau porte plainte.

    Mais d'aucune façon des adultes (le cas des 16-17 ans peut se discuter mais je vous rappelle qu'ils ont le droit d'obtenir un permis de conduire) qui CONSENTENT à se battre commettent un acte criminel.

    Les fémi-fascistes ont trouvé un nouveau cheval de bataille pour féminiser le masculin et vous, l'homme féminisé que vous êtes, appuyez cela sans refléchir.

    "Quand j'entends quelques vétustes représentants de la gent masculine dénoncer la «femellisation» du Québec, le pouvoir des femmes contrôlantes, les «Gère-Mène» (Germaine, sic!), le «gouverne-maman» (gouvernement, sic!) et toutes ces expressions courantes dans la bouche de André Arthur, entre autres, eh bien je me marre."

    Quel beau sophisme ad hominem! Premièrement, il n'y a pas seulement André Arthur qui affirme cela. Personnellement, je hais profondément André Arthur, mais dites-moi en quoi il a tort dans ces propos en particulier. Comment nier une évidence aussi crasse que la femmellisation de la société québécoise?

    "Il y a plus de femmes qui sortiront diplômées en droit ou en médecine, non pas parce que l'on favorise les femmes, mais parce que l'université favorise les bonnes notes, généralement obtenues quand on sait lire, écrire et compter, trois matières méprisées par bon nombre d'hommes, encore coincées dans la nostalgie de leurs arrières-grands-pères triples cons qui s'ennuient de leur pied de cendrier..."

    Encore la maudite propagande fémi-fasciste à marde. Il y a autant d'hommes intelligents que de femmes intelligentes mais le système scolaire fémi-fasciste québécois favorise les femmes, réprime le masculin et fait en sorte que de plus en plus de garçons sont décrochés. Vous êtes un homme (mais féminisé)intelligent pourtant, et vous osez écrire une telle ânerie.

    Monsieur Bouchard, j'adore lire, écrire et compter, j'ai une maîtrise universitaire et je ne me reconnais pas du tout dans l'homme préhistorique machiste que vous décrivez.

    Vive le féminisme!

    À bas le fémi-fascisme d'État!

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  2. Permettez-moi de jouer les emmerdeurs en vous faisant la leçon linguistique!

    "La tradition masculiniste" constitue un anachronisme. Pourquoi, parce que le masculinisme est un courant naissant. Il ne peut donc y avoir une tradition maculiniste... "Tradition partriarcale" est sans doue le terme appropriée.

    De plus, la "gent masculine" n'existe pas. La gent fait allusion à une nation, une race ou une espece; tous des concepts qui renvoient automatiquement à la dualité sexuelle humaine. Il n'existe donc ni de gent masculine, ni de gent féminine.

    Il faut dire que tous font l'erreur; journaux y compris.

    Amicalement,
    GL

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  3. Bon texte M. Bouchard. Trop sarcastique pour tout prendre ça au pied de la lettre, n'est ce pas? On sent que vous dépassez les bornes et ça m'amuse.

    J'admire votre talent de manier les mots!

    Les pantoufles! Ha ha ha celle-là est bonne ... Les pantoufles dans la bouche ou les pantoufles dans la bouche et à quatre pattes?

    Cela dit, je suis d'accord avec vous sur à peu près tout votre texte. Je mettrais seulement un bémol en ce qui concerne le hockey. Il faut faire la différence entre bagarre et assaut.

    Femellisation ? C'est quoi c'te mot d'bouette? On ne trouve pas de mot pour décrire son état mental on va en inventer un pour décrire son idée fixe?

    Maintenant, y'a une odeur de secte dans l'air...

    Vous appartenez à quelle secte, anarchopragmatisme pour être aussi convaincu et enragé (jusqu'à insulter)?

    Je n'ai pas de maîtrise, cependant j'ai obtenu une étoile bleue dans mon cahier de dessin à la maternelle, ça compte ça M. Bouchard pour être publié?

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  4. EN RÉPONSE À GUILLAUME LAMY

    J'emploie les expressions «traditions masculinistes» et «gent masculine» pour produire un effet littéraire. Ce sont, en effet, des figures de style. Cela dit, vos précisions ne sont pas inutiles et nous rappellent, en effet, que la gent définit un groupe social donné.

    De grands auteurs parlaient de la «gent moutonnière» comme j'ai parlé de la «gent masculine»: c'est accepté par le Littré et le dictionnaire de l'Académie de la langue française. L'anachronisme ayant trait à la «tradition masculiniste» était su et voulu ainsi. Je ne dis pas ça pour me disculper, au contraire. Peut-être que je devrais revoir mon art de produire des effets littéraires...

    Quoi qu'il en soit, merci pour vos commentaires. Ils sont tout à fait appropriés.

    GB

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  5. AAAAAAAAAAH !
    Ça fait foutrement du bien d'entendre un homme défendre la cause féministe, à une époque où même des femmes dénigrent ce mouvement, ne voulant pas trop déplaire à la gent masculin...iste !

    Comme disait Beauvoir :
    "Les femmes se forgent à elles-mêmes de chaînes que l'homme ne désire pas les voir porter".

    C'est de plus en plus vrai dans cette ère de surconsommation esthétique ! Faisant de nos corps des objets sexuels, à grands renfort de Botox, chirurgie, liposuccions et implants mammaires, nous sommes en train de nous transformer en poupées gonflables !

    Je suis pour un féminisme égalitaire : "Se vouloir libre, c'est vouloir l'autre libre." disait encore de Beauvoir.

    Mais les masculinistes ne connaissent ni Beauvoir, ni Sand, car elles sont plus que de simples pieds de cendrier !

    Merci M. BOuchard !

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