vendredi 12 août 2016

Les pensées positives me font chier

Je vagabonde parfois sur les médias sociaux pour y trouver de la matière à réfléchir. Twitter et Facebook, pour ne nommer que ceux-là, peuvent parfois relayer des informations que les médias traditionnels reprendront à leur compte plusieurs jours après, voire jamais. Les médias traditionnels sont devenus en quelque sorte handicapés par leur structure trop lourde. Ils sont à tous les jours un peu plus déclassés et déphasés qu'ils ne l'étaient la veille.

Cela dit, il y a aussi beaucoup de merde sur les médias sociaux. Il n'y en a pas moins dans les médias traditionnels comme dans la vraie vie.

Je suis particulièrement insensible aux belles pensées décorées de fleurs et de petits chats qui miaulent.

Or, elles abondent sur Facebook comme dans la vie des personnes qui tiennent à surmonter leurs souffrances avec des abracadabras.

"Le bonheur c'est ne jamais regarder en arrière et aller de l'avant..." Vous voyez le genre? Ces billevesées m'exaspèrent. Elles témoignent, à mon avis, de la faiblesse d'esprit de ceux et celles qui les emploient pour conjurer le mauvais sort.

Au lieu de me réconforter, ces belles pensées me dépriment au plus haut point. Je dirais même qu'elles font sortir le méchant. Dans le sens que je deviens bête et méchant en les voyant. Plutôt que de me guider vers la sérénité, elles me font devenir encore plus cynique.

À vrai dire, je n'en ai rien à cirer des belles pensées. Premièrement, je suis heureux dans la vie que je mène, malgré les aléas du sort, et je ne suis pas du genre à me plaindre de mes bobos outrancièrement. Deuxièmement, je ne veux pas devenir plus mou, mais plus dur. D'une dureté qui n'exclue pas la tendresse mais qui se refuse à devenir flasque comme du Jell-O.

Il doit sûrement y avoir un troisièmement et un quatrièmement mais je crois avoir fait le tour du sujet.

Les belles pensées, c'est de la pure bêtise.

Ce n'est ni sage ni intelligent. C'est emmerdant. C'est à jeter tout de suite sans les lire.

Bref, cela peut servir à quelqu'un qui n'a ni jugement ni personnalité. Cela peut être utile à un dépendant affectif, à un alcoolique notoire repenti ou bien à Rita.

Pour moi, c'est tout à fait inutile. C'est même mauvais pour ma santé mentale.

Comme la religion.

Comme la politique.

Comme toute idée fixe qui répète toujours les mêmes âneries et proverbes à la con.

Les chiens n'ont pas de scie et lorsqu'ils pissent sur les poteaux, eh bien ils pissent sur les poteaux.

That's it.

That's all.