vendredi 13 novembre 2015

Les banquiers en prison!

J'ai souvent manifesté au cours de ma vie. Je ne saurais dire combien de fois. Probablement que ça dépasse la centaine. J'ai appris de bonne heure qu'il ne fallait pas se laisser faire. J'ai appris qu'il fallait combattre l'injustice par les moyens qui s'offraient à moi, des moyens enchâssés dans la constitution qui devrait, à mon sens, enchâssée aussi les droits et acquis sociaux.

Je suis allé à l'hôpital hier pour y passer un examen de routine. Je me fais vieux et un tapis roulant s'imposait pour voir si ma patate tient le coup. Ce qui semble le cas. Comme j'ai souvent manifesté, j'ai appris à marcher pendant des heures et des heures. Ce qui est plutôt bon pour le coeur, les jambes et, bien sûr, la révolution sociale. 

Si je me fie aux pourris sales du Parti Libéral du Québec, il me sera bientôt aussi difficile de passer ce type d'examen que d'aller chez le dentiste. Il me faudra payer pour tout et quand je ne pourrai plus payer, eh bien je n'aurai qu'à crever comme un chien sur les trottoirs. C'est l'avenir que me réservent ces salopards de libéraux à la solde des banksters et autres gangsters.

Il y avait des manifestants à la sortie de l'hôpital. Les employés manifestaient contre leurs réductions de salaire, l'augmentation de leur charge de travail et la destruction de leur fonds de retraite. Ils manifestaient aussi pour la préservation des services publics. Je me suis donc joint à eux, quelques minutes plus tard, pour soutenir leurs revendications qui me touchent aussi personnellement dans ma vie de petit salarié qui dépend des services publics.

En avril, nous étions quelques-uns à déambuler dans les rues de Trois-Rivières pour inciter la population à une grève générale illimitée qui ne s'est pas produite. Quelques étudiants, militants de longue date et autres blogueurs comme votre humble serviteur y étaient. Nous avons fait notre grande tournée du centre-ville en réclamant la fin des politiques d'austérité et l'exercice du pouvoir par et pour le peuple.

Ça chauffe un peu plus en novembre mais il manque quelques ingrédients pour assister à un authentique soulèvement populaire contre ce gouvernement provincial cupide et arrogant qui sert les intérêts des banquiers et autres corporations plutôt louches.

Ça prendrait un référendum pour séparer le Québec du Canada. Pour détruire le Québec, il n'est pas nécessaire pour les libéraux de mener une consultation populaire. Avec 28% du vote de tous les électeurs du Québec en âge d'aller aux urnes, les libéraux croient détenir le mandat de saboter cinquante ans de révolution tranquille pour offrir aux riches les clés de nos maisons, de nos ressources naturelles et même de nos âmes. Les libéraux travaillent délibérément contre les Québécois et les Québécoises. Ils mènent une thérapie de choc contre leur propre peuple pour toucher quelques deniers supplémentaires afin de récompenser leur fourberie.

Je ne vous apprendrai rien en disant cela.

À mon avis, il est temps d'élever d'un cran notre révolte contre ces libéraux qui sont au service des banques et des bandits.

Au lieu de manifester contre l'austérité, un concept un peu trop intellectuel à mon goût, je crois qu'on gagnerait à prendre la rue pour des revendications claires et nettes.

Par exemple, on pourrait descendre dans la rue pour réclamer l'emprisonnement des banquiers.

Au lieu de se perdre en théories et en ratiocinations, scander "les banquiers en prison!" aurait à tout le moins l'avantage de faire trembler ceux qui mènent le jeu derrière les pantins libéraux. S'attaquer à la source plutôt qu'aux messagers serait plus efficace selon moi.

L'idée mûrit dans ma tête à tous les jours.

Est-ce que je devrai "caller la shot", descendre dans la rue avec ma pancarte pour demander que l'on emprisonne les banquiers?

Je me le demande depuis le moment où je vous en parle. Ce qui ne fait pas encore une heure.

Au lieu d'une grosse manif organisée avec des hauts-parleurs qui diffusent des hits pas rapports avec la manif, ce serait mieux de rameuter une centaine de personnes déterminées à scander "Les banquiers en prison!" Seulement ça. Rien que ça.

Pas "Non à l'austérité!", "Dehors Couillard!", "Va chier Barrette!", mais "Les banquiers en prison!"

Le nerf de la guerre, c'est l'argent.

C'est l'argent qu'il faut viser puisque c'est lui qui veut prendre notre peuple à la gorge pour détruire toutes ses conquêtes et propriétés collectives.

Les banquiers en prison!

Les BANQUIERS en PRISON!