jeudi 2 septembre 2010

Apologie de l'ours polaire

Je dois tenir de l'ours polaire. Je supporte les froids extrêmes avec le sourire aux lèvres. Par contre, les canicules me font crever dans un coin en attendant qu'elles passent.

Je voudrais bien écrire une belle petite histoire, fouiller dans mes souvenirs, raccommoder des anecdotes ensemble et masquer les personnages réels de mes récits sous des ruses d'écrivain.

Pourtant, rien ne sort. Sinon la glaire de mon nez. Une petit grippe. Un rhume. Ou bien une allergie. Je ne sais pas trop.

J'en suis rendu à délirer à la première personne du singulier, juste pour vous dire combien bas je suis tombé.

C'est la canicule.

Je suis au point mort. Ne me prenez pas en pitié s'il-vous-plaît. Je vais vous envoyer chier. Je me connais.

Je dois tenir de l'ours polaire. Je suis un peu soupe au lait. Débonnaire quand il bouffe, nage et boit. Un vrai monstre quand il a faim, chaud ou soif.

That's it.