jeudi 25 juin 2009

VIE ET MORT DE DIDJI KILL


Il était petit, teigneux, la tête rasée et portait un bandana sous une casquette de baseball dorée sur laquelle était imprimé un signe de piastre. Il s'appelait Didji Kill. C'était le surnom qu'on avait donné à ce triple abruti qui voulait faire ses classes dans le crime plus ou moins bien organisé.

Comme il commençait au bas de l'échelle, il se contentait pour le moment de minables vols par effraction en plus de faire chier le plus de gens possibles dans la journée en feignant de les écraser avec sa voiture ou bien en lâchant ses deux pitbulls dans les parcs publics, sans laisse.

Bref, c'était un tabarnak de trou d'cul qui méritait juste d'en manger une bonne su' 'a yeule pour qu'i' crisse la paix au monde.

Et c'est ce qui arriva ce jour-là.

Didji Kill s'était stationné en sens inverse dans la piste cyclable pour ramener l'un de ses potes à la maison. Comme l'autre sortait de l'automobile revampée, voilà qu'un cycliste s'engage sur la piste cyclable et s'avance vers le bolide de Didji Kill. Évidemment, Didji Kill accélère et fonce vers le cycliste qui lui bloque le chemin, juste pour le faire chier. Cependant, son bolide s'arrête d'un coup sec. Plus de jus. Rien. Et du coup le cycliste rattrape Didji Kill, ouvre la portière et lui rentre l'os du nez dans le cerveau.

Évidemment Didji Kill en est mort. Le cycliste était costaud en plus d'être en beau tabarnak. Un seul coup de poing a suffi pour renvoyer Didji Kill dans les limbes.

Personne ne l'a pleuré. Pas même ses pitbulls. Le quartier est redevenu tranquille et plus personne ne veut louer à des trous d'cul du genre Didji Kill.

C'est fou la vie des trous du cul. Ça se croit tout permis puis un jour, pouf, ils disparaissent.