lundi 15 juin 2009

POURVOU QUE ÇA DOURE!

Le bonheur, c'est con, mais personne ne sait vraiment en parler. Tous ceux et celles qui en parlent ont généralement l'air con. Et je ne parle même pas de ce qui s'écrit à son sujet, ce qui ne vaut guère mieux. Quand Sénèque et Marc-Aurèle traitent du bonheur, je manque d'épithètes pour me gausser de ces simulateurs d'Épictète.

Donc, je ne parlerai pas du bonheur.

Je ne vous dirai pas comment l'atteindre.

Comment faire.

Quoi faire.

Que faire.

Que dalle.

Je ne dirai rien du tout.

Un état d'âme, ça ne se décrit pas. Ça se joue sur une guitare. Ou bien ça se dessine. Mais ça se passe de descriptions et de définitions.

Donc, donc, doncques, c'est le bonheur.

«Pourvou que ça doure!», comme disait la chère maman de Napoleone Buonaparte, un type qui buvait du café corsé.


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POST-SCRIPTUM

Un article sur Doum Laroche, un bassiste trifluvien qui fait son grand bonhomme de chemin. Ça m'a été transmis par mon pote bassiste, Benoît, le même qui joue sur cette chanson-ci.