mercredi 17 juin 2009

POWER TO THE PEOPLE!


On ne peut pas toujours garder le pouvoir au bout du bâton ou bien de la baillonnette. Napoléon a dit quelque chose du genre. Je ne sais pas où ni quand. Ça traîne dans ma mémoire, quelque part.

C'est comme Veni, vidi, vici, tout le monde sait que c'est de Jules César et personne ne se souvient que c'est tiré de son histoire de la guerre des Gaules. Et qu'il parlait toujours de lui à la troisième personne du singulier. César a fait ceci. César a fait cela. Etc. Plein de politiciens ont développé cette manie. Du genre Lucien Ménard-Provencher est un gars qui... un homme de... Faut être siphonné en tabarnak pour parler de soi-même à la troisième personne du singulier, n'est-ce pas? César mon cul. Nous sommes tous et toutes des rois. Au diable tous les césars, tsars et kaisers. Il n'y a qu'une vie à vivre et ça ne se vivra pas en renifleur de pet de qui que ce soit.

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Évidemment, le pouvoir se prend aussi avec le bâton et la baillonnette. Mais on n'y demeure pas longtemps si l'on a que du sang à verser. Ce n'est payant pour personne. Ses propres soldats peuvent se revirer contre soi-même. On leur dit d'aller abattre des manifestants, ils y trouvent des types sympas, et voilà qu'ils reviennent tous ensemble vers le palais pour se débarrasser du tyran.

Les joyeux lurons ne trouvent pas de soldats sur leur route: les soldats sont avec eux! Et les quelques zoufs qui restent, dans la garde royale, se sentent coincés comme des rats. Ils se cachent dans des fosses à purin et ils s'inquiètent du moindre bruit.

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-Il y a tant de bruit dehors aujourd'hui! Quelle journée somme-nous?

-Le 14 juillet Votre Majesté.

-Tant de bruit dehors... Est-ce une révolte?

-Non sire. C'est une révolution.

-Et l'armée?

-Eh bien, justement. L'armée est avec eux...


***

Les hommes comme les peuples ont l'aspiration naturelle à la liberté. Je ne sais pas qui a dit ça. Jefferson? Mon père? Le voisin de mon oncle? Aucune idée.

Je crois, peut-être à tort, que l'être humain a été conçu pour la liberté, avec ses travers, mais aussi ses joies incommensurables. Enlever la liberté à un oiseau et il ne prendra même plus plaisir à manger ou chier dans sa cage. C'est fou comme c'est précieux, la liberté. Tout le monde l'envie. Ça traverserait l'océan à la nage pour vivre ici. Personne, ou à peu près personne, n'a songé à faire le chemin en sens inverse...

Je ne sais pas comment l'on peut être Persan. Je n'ai rien retenu de Montesquieu.

Cependant, je sais que l'on peut être libre. Et ce n'est pas qu'une vue de l'esprit. Ça se goûte. Ça se sent. Ça se respire. C'est ça, la liberté.

***

Le monde et les temps changent.

Ici ou ailleurs.

De Twois-Wivièwes à Téhéran.