mardi 17 mai 2016
La liberté d'expression prise au sérieux
« La liberté n’est pas une marque de yogourt. »
Pierre Falardeau
On fait dire
tout et n’importe quoi à la liberté parce que sa définition elle-même se passe
de contraintes. Au nom de la liberté d’un peuple, on prive un individu de sa
liberté. Au nom de la liberté d’un individu, on condamne un peuple à la survie.
Certains vont même jusqu’à se réclamer de la liberté d’expression pour
promouvoir une idéologie qui mettrait fin à la liberté d’expression. La liberté
s’avère donc un mot fourre-tout que
chacun semble s’arroger pour faire taire les autres.
Pourtant,
comme le laissait entendre cette saillie de Pierre Falardeau, la liberté n’est
pas une marque de yogourt.
Il y en a
encore qui meurent pour elle, un peu partout dans le monde. Il suffit de lire le
rapport
annuel d’Amnesty International pour s’en faire une juste idée.
Des gens
sont jetés en prison, torturés et parfois assassinés pour s’être tout
simplement exprimés. Ces héros, qui nous sont souvent inconnus, sont occultés à
l’intérieur de nos frontières par des événements mineurs qui relèvent du
libelle diffamatoire et de la propagande haineuse, sinon d’une décision d’affaires.
Récemment,
des humoristes québécois se sont insurgés contre la décision d’un commanditaire
de retirer un sketch produit par Guy Nantel et Mike Ward pour le Gala des
Olivier 2016. Ce gala récompense les artisans du milieu de l’humour québécois. On
reprochait aux deux humoristes de tenir des propos inconvenants, des
peccadilles selon les deux lurons, des gags sur la liberté d’expression, des
blagues sur les Juifs et ceux qui se tournent vers la Mecque.
La compagnie
d’assurances n’a pas souhaité se diriger vers un procès, à tort ou à raison,
mais ce n’était certainement pas la fin du monde annoncée et dénoncée par tout
un chacun sur les médias sociaux. C’était, pour tout dire, une décision d’affaires.
Le sketch a pu être vu et entendu par tout le monde dès le lendemain via les
médias sociaux. L’État n’a pas emprisonné ni torturé Mike Ward et Guy Nantel.
Mike Ward s’est même mérité l’Olivier de l’année, un prix décerné par le vote
du public. On peut dire qu’il ne s’en tire pas si mal n’est-ce pas?
Raïf Badawi
est encore emprisonné et menacé de recevoir le fouet pour avoir remis en
question les fondements théocratiques de l’Arabie Saoudite. Il mérite sans
doute plus d’égards. Idem pour tous ces militants et manifestants méconnus qui
se battent corps et âme, jour après jour, pour que nos droits et libertés ne
soient pas réduits comme des peaux de chagrin.
Porter un masque
marqué d’une croix comme si la liberté d’expression était une épidémie de
grippe ne change rien à l’affaire. Cette
petite rébellion contre le commanditaire du Gala des Olivier est d’autant plus
pathétique que les humoristes ont tout de même participé à l’événement. On se
serait cru à une mutinerie à la salle de quilles Chez Bouboule.
La liberté d’expression
transcende, de loin, ces décisions d’affaires qui ne sont que des banalités.
Je n’apprendrai
rien à personne. La liberté absolue est une illusion. On ne peut pas dire que l’on
violerait telle artiste au joli minois plusieurs fois d’affilée. On ne peut pas
prétendre que les propos d’un Juif nous font regretter la disparition des fours
crématoires. On ne peut pas risquer de commettre des millions de morts
supplémentaires pour protéger le droit d’un fasciste à lancer des appels au
meurtre au nom d’une liberté d’expression factice et détournée.
Il est
coutumier sur les médias sociaux de lire des propos orduriers tenus envers les
uns et les autres. L’insulte est souvent la norme et le goujat ne manquera
jamais de se réclamer de la liberté d’expression la plus authentique pour
justifier l’intimidation, la diffamation et même le discours haineux.
Évidemment,
défendre seulement la liberté d’expression de ceux avec qui nous sommes d’accord
ne veut rien dire. La liberté d’expression prend tout son sens lorsqu’on est
prêt à défendre celle de son ennemi. Encore faut-il s’entendre sur le respect
de cette règle commune qui nous tient lieu d’arbitre.
On peut
contester, évidemment, la décision d’un arbitre.
Il serait néanmoins
stupide, selon moi, de croire que la liberté d’expression puisse se passer de l’État
de droit.
Et il
vaudrait mieux que nos humoristes participent aux actions d’Amnesty
International pour être pris au sérieux…
lundi 16 mai 2016
Les faux culs
Le faux cul désignait à l'origine ce rembourrage aux formes arrondies que portaient les femmes sous leurs jupes pour se sentir coquettes. Cette définition a été oubliée au fil du temps. Elle désigne désormais les faux jetons, c'est-à-dire les hypocrites.
J'aime bien l'expression faux cul. Il me semble que ça cogne plus fort que faux jeton. Je l'emploie souvent, peut-être trop. J'use et j'abuse de cette épithète malsonnante. Il est vrai que je vois souvent des faux culs, surtout au centre-ville de Trois-Rivières, d'autant plus que je ne vais jamais au centre-ville de Paris.
Le faux cul doit d'abord être connu de la personne qui le désigne pour se mériter ce titre. Traiter un inconnu de faux cul, ça ne se fait pas. Ce n'est pas tant une question morale qu'une logique toute élémentaire. Un inconnu doit être apprivoisé avant que de le qualifier de faux cul, de marin d'eau douce ou bien de banquier. J'ai connu plusieurs inconnus dans ma vie et, franchement, je continue à ne rien savoir d'eux.
Par contre, je connais très bien les faux culs et je dois prendre des précautions pour ne pas les soumettre à la vindicte. Mon blog, aussi humble soit-il, est lu par toutes sortes de gens qui ne sont pas toujours bien intentionnés.
Je sais bien que vous ne faites pas partie de ces gens-là. Néanmoins, je me dois d'être prudent. Il y en a même qui finissent par penser que je ne fais que m'adresser à eux chaque fois que je publie une de ces fatuités de mon cru. Ils finissent par m'en vouloir à mort et iraient même jusqu'à prétendre que je suis un faux cul si je n'étais pas aussi imperméable aux mauvaises critiques. Comment salir un chic type comme moi, hein? D'aucuns s'y sont essayés et ont dû ravaler leurs paroles. J'ai plein de défauts, d'accord. Mais je ne suis pas faux-cul.
-Gaétan, un faux cul? vous répondront mes amis et mes ennemis les plus loyaux. Voyons don'! C't'un bon gars! I' dessine des gros nez. I' joue d'l'harmonica. I' parle avec tout l'monde. I' s'pense pas pour un autre. C't'un gros nounours... Un vrai Teddy Bear... Lui, un faux cul? Même pas vrai!
On ne devrait pas tous penser comme ça que je suis si bon. Mais peut-on empêcher un coeur d'aimer? Je connais bien tous mes défauts, soyez sans crainte, néanmoins je suis convaincu de ne pas être un faux cul.
Un faux cul, c'est quelqu'un qui vous salue, vous pique une jasette comme ça. Il vous laisse ensuite croire qu'il pense comme vous lorsque personne ne l'entend. C'est surtout celui qui change de trottoir et fait semblant de vous ignorer s'il marche auprès d'un notable ou d'une gente dame à la morale gluante. Il changera d'autant plus de trottoir s'il vous voit en train de discuter avec la lie de la société. Il n'est pas question que le faux cul vous adresse la parole si vous parlez avec des prostituées, des restants de prison, des mendiants édentés et autres fous notoires. Le faux cul tient à son image de carton, c'est-à-dire à son faux cul rembourré aux formes arrondies.
Il faut dire que je parle à tout le monde et suis aussi curieux de l'avis d'un juge, s'il n'est pas faux cul, que je ne le suis de celui qu'on pourrait considérer à tort comme un trou du cul.
Quand nous serons tous dans la misère, ce qui pourrait bien se produire un jour ou l'autre, c'est le soi-disant trou du cul qui se portera à notre secours. Ses vingt années d'expérience dans le domaine de la misère seront une mine de renseignements pour le malheureux novice en la matière. Le trou du cul vous montrera les us et les astuces d'une vie dans la dèche. Vous auriez tort de vous priver de ses connaissances, accessibles en tout temps sur les trottoirs de nos grandes villes.
C'est donc dire que je prends des notes auprès de tous les paumés croisés au hasard de mes balades au centre-ville. Oui, je tiens les trous du cul en haute estime. Et, oui, je méprise les faux culs.
N'allez pas croire que je suis un homme bon ou un saint homme. Je ne suis qu'un plaisantin. Et je m'adresse à tout le monde parce que, justement, je ne suis pas un faux cul.
On trouve des faux culs dans toutes les couches de la société. Par contre, il y en a un peu plus au sommet de la pyramide pour une raison qui m'échappe. Peut-être que plus on approche du sommet, plus l'air se raréfie. L'oxygène finit par manquer et le cerveau devient confus. On se transforme alors en parfait candidat pour l'épithète malsonnante de faux cul.
dimanche 15 mai 2016
TRès polluée
Trois-Rivières est la ville de tous les superlatifs et notre bon maire, l'autocrate Kid Kodak, ne rate jamais une occasion de se faire photographier en s'arrogeant tous les mérites.
Pour une fois, curieusement, on ne l'entend pas parler. Trois-Rivières obtient pourtant la première position.
L'acronyme TR, pour Trois-Rivières, est souvent utilisé dans les campagnes publicitaires pour présenter notre ville comme le lieu vers lequel le monde entier devrait nécessairement converger.
Cela donne à peu près ceci:
TRès
Trois-Rivières!
Et ça vient en général avec une photo du pont Laviolette.
J'ai cru bon de détourner cette publicité trompeuse en présentant Trois-Rivières pour ce qu'elle est vraiment: LA VILLE LA PLUS POLLUÉE DU QUÉBEC!
Cahier d'esquisses extirpé de ma boîte de Pandore
Nouvelle parution dans le Hufftington Post
Mon nouveau billet est paru dans le Hufftington Post. Il traite du mythe de la société des loisirs.
Publication dans Le Nouvelliste / Trois-Rivières, la pollution et les parias
vendredi 13 mai 2016
Trois-Rivières, la pollution et les parias
Un palmarès publié par l'Organisation Mondiale de la Santé nous révèle que Trois-Rivières mérite le titre peu enviable de ville la plus polluée du Québec. Trois-Rivières est la quatrième ville la plus polluée au Canada, derrière Courtenay, Regina et Vanderhoof.
Je me suis accoutumé bien malgré moi à ces fines particules de pollution qui peuvent causer des problèmes de santé chroniques pour nos systèmes pulmonaire et cardiovasculaire.
Tout jeune, dans les années '70, je me souviens que la neige n'était pas toujours d'une blancheur immaculée autour de la défunte usine de textile Wabasso. Elle était souvent picotée de fines particules noires tout autour de l'usine. Notre naïveté d'enfant n'allait pas jusqu'à nous faire mordre dans cette neige comme tous les enfants devraient le faire. Nous étions insouciants mais un instinct purement animal nous rappelait que c'était sans doute nocif.
Aux Indes, où les problèmes de pollution sont encore plus sévères qu'ici, il y a eu longtemps un système de caste selon lequel les représentants de la plus basse caste, les parias, doivent boire uniquement de l'eau boueuse ou croupie. Ces 'intouchables", il y en a un peu dans tous les pays sous différentes formes. Il semble qu'on puisse en trouver un peu plus à Trois-Rivières qu'ailleurs au Québec si l'on se fie au palmarès de l'OMS...
Il y a de cela quelques mois, par un jeudi soir où je revenais du travail, une grosse boucane noire et insipide flottait à ras le sol sur le boulevard Gene-H.-Kruger. Était-ce un incendie? Était-ce le froid qui collait au sol la fumée de la papetière Kruger? On ne voyait pas à dix pieds devant soi et, évidemment, je n'en sus trop rien par la suite. Rien parce qu'aucun média n'en a parlé le lendemain. Sinon moi, sur mon petit blog sans prétention. J'en ai conclu que ça devait être normal que de respirer de fines particules de pollution pour les parias de Trois-Rivières. Il y a des limites à vouloir vivre en bonne santé quand on n'a rien.
Peut-être que Trois-Rivières, plus que toute autre ville du Québec, devrait se doter d'une politique environnementale digne de ce nom. Peut-être qu'on pourrait planter des arbres au lieu d'élever des structures de béton monumentales qui confortent l'avidité de promoteurs et de petits politiciens sans scrupules.
Évidemment, une table de pique-nique et quelques arbres inutiles finissent toujours par jurer un peu à côté d'une cheminée d'usine.
C'est avec de la belle pollution qu'on développe une grande ville.
En tant que paria de Trois-Rivières, je ne le sais que trop bien.
Je me suis accoutumé bien malgré moi à ces fines particules de pollution qui peuvent causer des problèmes de santé chroniques pour nos systèmes pulmonaire et cardiovasculaire.
Tout jeune, dans les années '70, je me souviens que la neige n'était pas toujours d'une blancheur immaculée autour de la défunte usine de textile Wabasso. Elle était souvent picotée de fines particules noires tout autour de l'usine. Notre naïveté d'enfant n'allait pas jusqu'à nous faire mordre dans cette neige comme tous les enfants devraient le faire. Nous étions insouciants mais un instinct purement animal nous rappelait que c'était sans doute nocif.
Aux Indes, où les problèmes de pollution sont encore plus sévères qu'ici, il y a eu longtemps un système de caste selon lequel les représentants de la plus basse caste, les parias, doivent boire uniquement de l'eau boueuse ou croupie. Ces 'intouchables", il y en a un peu dans tous les pays sous différentes formes. Il semble qu'on puisse en trouver un peu plus à Trois-Rivières qu'ailleurs au Québec si l'on se fie au palmarès de l'OMS...
Il y a de cela quelques mois, par un jeudi soir où je revenais du travail, une grosse boucane noire et insipide flottait à ras le sol sur le boulevard Gene-H.-Kruger. Était-ce un incendie? Était-ce le froid qui collait au sol la fumée de la papetière Kruger? On ne voyait pas à dix pieds devant soi et, évidemment, je n'en sus trop rien par la suite. Rien parce qu'aucun média n'en a parlé le lendemain. Sinon moi, sur mon petit blog sans prétention. J'en ai conclu que ça devait être normal que de respirer de fines particules de pollution pour les parias de Trois-Rivières. Il y a des limites à vouloir vivre en bonne santé quand on n'a rien.
Peut-être que Trois-Rivières, plus que toute autre ville du Québec, devrait se doter d'une politique environnementale digne de ce nom. Peut-être qu'on pourrait planter des arbres au lieu d'élever des structures de béton monumentales qui confortent l'avidité de promoteurs et de petits politiciens sans scrupules.
Évidemment, une table de pique-nique et quelques arbres inutiles finissent toujours par jurer un peu à côté d'une cheminée d'usine.
C'est avec de la belle pollution qu'on développe une grande ville.
En tant que paria de Trois-Rivières, je ne le sais que trop bien.
jeudi 12 mai 2016
Le syndrome de la page blanche
Writer's Block - A Supercut from Ben Watts on Vimeo.
Puisque ça nous arrive tous à un certain moment... Writers Block, un montage de 53 films produit par Ivan Kander et Ben Watts.Photo balade sur le Chemin du Roy à Trois-Rivières
| Pancarte sur le Chemin du Roy à Trois-Rivières |
Ce matin, honnêtement, je ne savais pas trop quoi vous écrire. Jusqu'à ce que je réalise que mon Iphone pouvait s'avérer un outil redoutable pour communiquer ce néant qui m'habitait.
-Je vais prendre des tas de photos et je vais broder une histoire là-dessus! me suis-je dit fort naïvement.
Et c'est bien ce que j'ai fait tout en déambulant sur le Chemin du Roy, alias la route 138 Ouest, du centre-ville de Trois-Rivières jusqu'au Parc Pie-XII.
Lorsque j'étais adolescent, ma mère m'avait laissé un appareil-photo jetable pour que je puisse photographier un voyage parascolaire au centre de ski de Val-David. Ma mère alla faire développer les photographies, comme cela se faisait dans ce bon vieux temps où chaque clic coûtait un bras. Elle fût catastrophée de voir que je n'avais pris que des murs en photo... En fait, il n'y avait aucun être humain. Rien que des murs d'un jaune décrépit, des planchers gris et quelques pistes de ski vues de l'intérieur de cette boîte de carton qui nous tenait lieu de chalet.
-À quoi as-tu pensé bonyeu! Au prix qu'ça coûte les photos!
Ma chère mère, aussi gentille soit-elle, n'est pas nécessairement avant-gardiste en matière d'art et surtout de photographie...
En 2016, je peux prendre ma revanche et photographier tout ce que je veux sans craindre d'avoir à vider mes poches. Tout ce que j'ai à vider, en fait, c'est mon Iphone. Et cela se fait avec une telle facilité que j'en suis béat d'admiration, même si cela n'étonne pas du tout ceux qui n'ont pas connu les appareils photo à pellicule.
Alors voilà, chers lecteurs et lectrices de mes insignifiances passagères. J'ai pris des photos. Pas des photos de petits chats. Ni des photos de moi-même. Seulement des photos d'un type qui voit ce qu'il voit et sans plus. Comme si c'était vous qui les aviez prises. Comme si vous faisiez partie de l'expérience.
Il y a déjà beaucoup trop de mots sur cette simple aventure.
Je sais que vous me les pardonnerez. À moins que vous n'ayez quitté cette lecture fastidieuse pour aller visionner d'autres futilités bien plus attrayantes que les miennes.
| La cathédrale de Trois-Rivières vue de la rue Royale. |
| Le soleil du matin baigne le quartier Saint-Philippe. |
| Le Parc Victoria, aussi appelé Parc des Patriotes, profite de la floraison des tulipes pour se refaire une beauté printanière. |
| Derrière ce garage où l'on lave les autos à la main, il y a surtout cette corde à linge. |
| Des traces de pneus, des fils électriques, des bourgeons dans l'arbre. |
| Ces formes géométriques, ces lignes pures: on croirait presque que c'est une oeuvre de Mondrian... |
| À louer et sans doute à rénover. |
| Les pissenlits poussent là où l'on s'y attend le moins. C'est ma fleur préférée parce qu'elle pousse même dans les ghettos. |
| Deux murs de brique et un conteneur à déchets. De la vraie poésie! |
| La Sainte-Vierge vue de dos au rond-point de la Couronne. |
| La Sainte-Vierge vue de face au même endroit. |
| Un type a probablement perdu cet enjoliveur. Un amateur de ready-made l'a accroché avec un collier de serrage autobloquant après la clôture du Parc Pie XII. Je croise cette oeuvre d'art digne de Marcel Duchamp tous les jours. |
| La clôture du Parc Pie-XII n'est pas parfaite. |
| Il n'y avait pas d'ombre sur ce trottoir il y a 40 ans. Et maintenant, c'est devenu une rue ombragée. Progrès manifeste des hippies des années '70. |
| Ce n'est qu'un arbre. |
| Ce n'est qu'un tronc d'arbre. |
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