jeudi 31 mars 2016

Le fascisme: comment diagnostiquer la maladie et comment en guérir


Résultats de recherche d'images pour « this guitar kills fascists »Le fascisme est une vieille maladie du vingtième siècle qui affecte encore quelques intellectuels en mal de se prosterner devant l’autorité. Cela commence par de perpétuels salut au drapeau et cela finit dans l’altérophobie, la peur de l’autre, qui elle-même conduit à la paranoïa envers tout ce qui n’est pas du sirop d’érable, du lard ou bien de la soupe aux pois. Évidemment,  ce diagnostic est établi pour le Québec puisqu’ailleurs nous ne sommes jamais chez-nous…


Les premiers symptômes du fascisme se caractérisent par des éruptions cutanées à l’évocation de certains mots : cosmopolite, parlement, multiculturalisme, juif, musulman, autochtone, assisté social, paresseux, féminisme, pacifisme,  John Lennon, etc. Ces éruptions cutanées sont suivies de mouvements de bras et d’éructations. Qu’elle soit seule ou en groupe, la personne atteinte de fascisme adopte rapidement l’admiration pour les tribuns et harpies racistes.

Au début, on ne distingue pas la personne atteinte de fascisme du commun des mortels. Le changement se fait progressivement. Cela commence par l’admiration envers les leaders forts et la détestation de toute forme de compromis, tolérance ou mansuétude envers les ennemis réels et souvent imaginaires de la doctrine qui s’ensuit.

Puis le ou la fasciste en devenir se dit prêt à prendre les armes pour son pays, à incendier le Reichstag ou bien à envoyer dans des camps de travail tous les humains trop roses et trop bien nourris. Il en veut aux privilèges accordés aux étrangers, dont celui de pouvoir respirer le même air que lui, alors que l’oxygène est si rare. Cet oxygène est d’autant plus rare que le fasciste manque d’oxygène au cerveau à force de vouloir gravir des montagnes pour jeter sur le monde ce regard de charognard rapace.

Au fur et à mesure que la maladie gagne du terrain, le fasciste ne tient plus qu’à vivre en bande, entouré de gens qui pensent  et chient comme lui. Il porte de plus en plus souvent des drapeaux, des médailles et des logos qui rappellent son appartenance à la meute. Il ne jure plus que par ces symboles de maladie mentale.

Qu’il se dise patriote ou nationaliste, on comprend surtout qu’il est devenu complètement fasciste.

Il est prêt à faire le grand sot.

Il est disposé à tendre ses mains comme des palmes pour saluer un quelconque sauveur de la nation.

Il s’entend avec ses camarades pour porter un chef sur un bouclier en beuglant qu’ils sont libres d’être des esclaves ou des porte-boucliers s’ils le désirent.

Ils sont enfin délivrés du fardeau de la liberté.

Roméo et Juliette ne peuvent plus s’aimer. Tout ce qui importe c’est de relater sans cesse l’histoire des conflits entre les Capulet et les Montaigu. Et à prendre position pour l’une ou l’autre de ces familles mafieuses.

Le remède le plus efficace contre le fascisme demeure la culture.

Ce n’est pas pour rien que les fascistes sortent leur revolver lorsqu’ils entendent ce mot.


1 commentaire:

monde indien a dit...

Bien vu le rappel des Capulets et des Montagus -
Car si la question du fascisme est celle , apparemment , de la liberté , elle est plutôt celle de ce qu ' on fait de cette liberté -
S ' aimer ?
S ' aimer , se respecter , se désirer , être ensemble en paix , jouir , voilà ce que ceux et celles qui en sont incapables ne supportent pas ! qui ne connaissent pas le respect -
Pour le moins cette sordide histoire nous dit ce que nous , nous sommes et ce que nous voulons -
Faisons-le et soyons en fier-e-s -
Avec toute notre amitié , Charles et Nicole , de Sète/France , à tous et toutes -