lundi 20 juin 2011

Deux ou trois mots sur les brins d'herbe

Un brin d'herbe. C'est anodin comme tout. Tellement que la plupart d'entre nous ne saurait en dire plus à ce sujet. C'est un brin d'herbe et c'est tout...

Ou bien c'est un gazon, quelque chose d'impersonnel, de trop commun pour en faire un long discours.

On peut prêter des qualités aux trèfles, aux pissenlits et autres plantes communes des terrains vagues.

Mais aux brins d'herbe? Allons donc. On ne sait pas si ça mange ou si ça se boit. Ils sont là depuis des temps immémoriaux, graminés parmi les graminés, et franchement je finis par y perdre l'envie d'écrire.

J'aurai plutôt dû vous parler du cours du charbon sur les marchés mondiaux.

Ou bien de l'origine des trous noirs et autres devinettes faciles.

Mais non! J'ai bogué sur les brins d'herbe, sans réponse, avec des questions sans fin. Peut-être parce que je suis con. Ou bien  parce que je m'étonne d'un rien en vieillissant. Voire parce que je ne veux pas chercher de midi à quatorze heures à six heures le matin.

J'ai failli dessiner un gros nez et publier une autre bédé stupide sur mon blogue, seulement pour me détendre. Et voilà que je m'emmêle dans les brins d'herbe, le gazon, les graminés...

Contempler devrait suffire.

Je n'avais rien à dire ce matin, tout à regarder, même si j'ai zéro sur seize quant à ma perception du vert.

Le vert est une énigme. Il n'existe pas dans ma tête. Comme l'histoire ou l'anecdote qui ferait la différence pour que j'écrive un jour mon traité sur les brins d'herbe et autres entretiens des pelouses.

D'ici là, je n'ai vraiment rien de mieux à dire sur les brins d'herbe, le gazon et autres graminés.

Tout est rouge, jaune et bleu, l'été, pour mes yeux de daltonien. Ça vaut mieux que de délirer sur les brins d'herbe. Croyez-le ou non.