lundi 6 juin 2011

Comment écrire sur le bonheur tabarnak?

Il y a quelque chose de mièvre dans le bonheur. Quiconque souhaite livrer un témoignage en sa faveur sera submergé par un tsunami de malheurs bien plus intéressants. Aussi bien s'y faire, autrement on passerait pour une bande de beaux sans-coeur.
Cela dit, il convient de relever des défis. Dont celui de parler du bonheur, ne serait-ce que mièvrement.
D'abord, tout le monde aime la tarte aux pommes et c'est idoine pour le bonheur, à moins de s'intéresser à des événements plus significatifs.

On trouve des milliards de mots pour le malheur. C'est bien certain. Et même que cet art demeure à réinventer. Puisque je le dis.

Pour ce qui est du bonheur, hormis dans les publicités et les mariages arrangés avec le gars des vues, tout porte à croire que l'on soit d'emblée condamner à la fatuité.

Oh! Ce n'est pas que je ne tenterai pas mon coup. Néanmoins je constate que les mots me font défaut pour l'exprimer. Je suis aussi con que les autres. Et je ne sais pas comment m'y prendre.

J'ai passé une belle fin de semaine. C'est con, écrire ça. Ce qui fait que je n'ai rien écrit de la fin de semaine.

J'ai respiré un peu d'air frais. Humé les odeurs du printemps.

J'ai entendu les chants d'oiseaux, le bruit des vagues et la voix de ma blonde.

J'ai vu de la beauté en masse.

Et le reste, ne soyez pas coquins, je ne vous en dirai rien.

Il y a des limites à s'exposer soi-même, à parler du bonheur et tout le reste quand ça va mal sur la planète.

Je sais bien.

Aussi, je vous prie de cesser de me lire tout de suite pour vous consacrer à une activité plus utile pour votre communauté.

Le bonheur, pardi, ça ne se trouve pas sur mon blogue.

***

PS: La photo a été prise par ma blonde. C'est mon gros moi qui suis sur la passerelle du Parc de l'Anse-du-Port à Nicolet.