vendredi 5 novembre 2010

À propos du «dérèglement municipal»

Je me suis senti plutôt révolté suite au reportage Dérèglement municipal, de l'équipe d'Enquête, diffusé hier sur les ondes de la SRC.
   La démocratie municipale est à l'agonie dans plusieurs villes du Québec et même du Canada.
   Le reportage de l'équipe d'Enquête démontre bien qu'il est possible de trahir l'esprit de nos lois et de nos saines pratiques de gouvernance en toute impunité.
   Le citoyen n'est rien. Le Directeur général des élections est sans pouvoir. On dirait un sexologue. Il vous conseille mais ne peut rien mettre en pratique. Les tribunaux sont inaccessibles. Le Ministère des affaires municipales se moque de vous en vous envoyant une lettre de fonctionnaire qui vous prie de recevoir ses salutations distinguées après vous avoir dit, en termes polis, que vous pouvez aller voir ailleurs. Et le citoyen se sent comme une coquille de noix flottant au large...
   Je pourrais vous raconter des tas d'anecdotes à ce sujet. Je vous renverrai plutôt vers ce reportage d'Enquête qui résume mieux que moi le déficit démocratique de nos gouvernements municipaux.
   Dans plusieurs villes du Québec, n'importe quel casque de bain peut se faire élire et régner comme un roitelet avide de petits avantages qui lui permettent d'arrondir ses fins de mois aux dépens des contribuables.
  J'espère de la Constitution qu'elle nous protège de ces tribuns et peddlers de bas étage qui font honte à nos foyers et à nos droits.
   Aussi, je crois qu'il serait judicieux d'enchâsser dans nos lois un processus clair de destitution pour les élus qui ne respectent pas la démocratie.
   Autrement, on va finir par faire élire des chemises brunes qui s'incrusteront au pouvoir pendant mille ans, en remettant à jour les bonnes vieilles méthodes de Duplessis. Les morts iront voter... Et tout le monde se taira, pour mettre fin à la chicane...


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Le temps des fleurs se poursuit. À Trois-Rivières. À Laval. À Mascouche. À Lachute. Partout.