mercredi 10 novembre 2010

La démocratie... quelle hostie d'farce!

Je suis d'une naïveté abyssale. Je pense que la Constitution défend mon foyer et mes droits. Et je me rends bien compte que notre démocratie, somme toute, c'est de la dictature maquillée en démocratie.

Une fois tous les quatre ans on a le droit d'aller voter. Et rien ne garantit que le vote se fasse en toute impartialité. Quand on ne peut pas garantir les résultats, comme ce fût le cas lors du scandale du vote électronique des élections municipales de 2005, on a beau se plaindre au Directeur général des élections (DGE), comme je l'ai fait, qu'on se fait répondre que l'organisme n'a qu'un pouvoir consultatif...

Conclusion: le DGE est un organisme impuissant, les gouvernements s'en tapent et surtout voter à nouveau ça coûte trop cher...

La démocratie... Quelle hostie d'farce!

Je me suis aussi plaint lorsque le maire de Trois-Rivières et ses conseillers les mieux payés sont venus freiner la demande de consultation populaire pour le projet Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent. Il s'agit d'un projet improvisé qui contribue au surendettement des contribuables en plus d'être ficelé pour servir les plus vils intérêts de ceux qui se partagent l'assiette au beurre, aux dépens de tous. Un jeu de Bozopoly pour générateurs d'enveloppes brunes et autres langues sales. Dont l'un d'entre eux qui écrit des lettres dythirambiques au maire dans le quotidien local et qui demande ensuite aux contribuables de fermer leur gueule pour qu'il puisse vendre la nouvelle pyramide de gypse dont personne ne veut...

Les signataires du registre avaient obtenus le quorum. Et le maire et ses acolytes vinrent nous rappeler que la démocratie municipale, c'est vraiment une farce. Ma pétition, je me suis torché avec. Un obscur fonctionnaire du ministère des Affaires municipales m'a envoyé une lettre dans laquelle il disait qu'il n'y avait pas lieu d'ouvrir une enquête à ce sujet.

Entre temps, notre maire prit de l'enflure. On a vu des policiers en civil et des lévesquiens tordre les bras de citoyens qui ne demandaient qu'à savoir ce qui se passait à l'Hôtel de Ville. On a ouvert les portes une heure à l'avance pour gonfler la salle de lévesquiens, sans que personne ne le sache. Et le maire a dit que seule la réussite comptait, peu importait les moyens, et ça va jusqu'à détourner le sens des mots, comme le faisait Humpty Dumpty dans Alice au pays des merveilles. Le sens des mots, c'est celui qui détient le pouvoir qui l'a. Et Humpty Dumpty peut encore se balancer sur un mur, mais un jour viendra où ni les chevaux du roi, ni la garde royale rapprochée ne pourra recoller les morceaux.

Parce que la farce tire à sa fin.

Ça fait vingt ans qu'il n'y a eu AUCUNE enquête sur la démocratie municipale. Les maires vivent dans l'impunité absolue, sans aucune forme d'imputabilité. Il est quasiment impossible de les destituer au cours de leur mandat. En vingt ans, cela n'est JAMAIS arrivé...

Ça en dit long sur cette merde autocratique maquillée sous un vernis de démocratie, de pouvoir populaire plus que passif, presqu'à l'agonie.

Le vrai pouvoir n'est pas à l'Hôtel de Ville. Il est et sera toujours dans la rue.

Et s'il faut prendre la rue une fois de plus pour rappeler aux élus qu'ils sont imputables, que la démocratie doit être prise au sérieux, eh bien pourquoi pas.

On a le système qu'on mérite.

Un système de merde quand on pense que tout le monde devrait faire les choses à notre place.

La démocratie passive, j'en ai largement soupé.