L'empathie et la compassion sont les moteurs de ma pensée politique. Un ardent désir de justice sociale motive mon vote et mes actions. Je ne supporte d'aucune manière la ségrégation fondée sur la race, le sexe ou bien la situation économique. Je souhaite l'avènement d'un monde meilleur pour tous, même pour mes ennemis politiques. Je les crois prisonniers d'une logique primaire qui évacue trop facilement l'empathie et la compassion. Le monde meilleur pour lequel je milite avec mon âme et mon corps les inclue. Personne ne devrait être laissé-pour-compte dans une communauté humaine digne de ce nom. Personne ne devrait être écrasé sous le rouleau-compresseur d'une théorie économique, qu'elle soit capitaliste ou marxiste. La vie consiste en la recherche du bonheur. Et rien ne me rend plus heureux que des preuves patentes d'entraide et de solidarité.
Malheureusement, il faut se battre becs et ongles pour ne pas sombrer dans le matérialisme primaire qui renie les droits de groupes entiers de la population pour servir l'atavisme, l'avidité et la mesquinerie de quelques voleurs. Il se trouvera même des gens honnêtes pour les soutenir, par habitude, parce qu'ils voient le monde par le petit bout de la lorgnette. Ils croient que le monde a toujours été ainsi et qu'il ne changera jamais.
La crise sociale que traverse le Québec depuis les derniers mois est la conséquence directe d'une prise de conscience provoquée par la grève étudiante. Cette grève a mise en lumière la ségrégation économique pratiquée par les libéraux envers les pauvres. On s'acharne à restreindre l'accès des pauvres aux hôpitaux et aux universités. On favorise les entreprises qui couchent avec le pouvoir politique pour dénaturer sa fonction. La démocratie n'est encore qu'une forme de cleptocratie, un buffet gratuit pour ceux qui volent non seulement nos taxes et nos impôts, mais aussi nos ressources naturelles qui nous permettraient d'offrir à tout un chacun une vie digne de ce nom.
La police politique traque les indignés comme l'on traquait les militants des droits civiques en Afrique du Sud ou bien aux États-Unis. Ce monde meilleur, ce gouvernement par et pour le peuple, eh bien les privilégiés de la cleptocratie n'en veulent pas du tout. Ils craignent tous ces pauvres, toutes ces femmes enragées et toutes ces races qui devraient se sacrifier pour eux ad vitam aeternam. Ils se comportent comme ces barbares blancs des États du Sud qui châtiaient les Noirs sans sourciller.
Et l'on trouve des tas de ces angry white men pour les soutenir à la radio X ou bien dans tel ou tel torchon de droite. Comme on ne peut plus se permettre le luxe d'être ouvertement raciste avec notre constitution, on y va d'allusions et de blagues salaces envers les pauvres, les bs, les étudiants révoltés, les féministes enragées, les homos, les Sauvages et les marginaux... Tout ça pour servir la ségrégation et démolir la solidarité par tous les moyens. On veut laisser le champ libre à ces compagnies qui leur lavent le cerveau et les endoctrinent à détester la justice sociale.
Les libéraux ne viendront pas à bout de l'empathie, de la compassion et de la justice sociale. Ils devront payer des tas de gens pour vomir sur ces valeurs humaines fondamentales. Les indignés trouveront des milliers de bénévoles pour les soutenir parce qu'il est irréaliste de croire que le mensonge et l'hypocrisie peuvent triompher.
La crise sociale que traverse le Québec est une crise de valeurs humaines. C'est le coeur contre l'argent. C'est la société ouverte et libre contre la société fermée et contrôlée. C'est le bien commun contre le vol de nos ressources humaines et naturelles.
Les élections s'en viennent. Il ne me revient pas de vous dire pour qui voter. Il n'en demeure pas moins que les libéraux et les caquistes ne méritent d'aucune manière la confiance de la population. Ils ont soutenu le matraquage de leur propre peuple. Ils sont visés par l'ONU et par la commission des droits de la personne. Il n'y a pas à chercher de midi à quatorze heures. Les ségrégationnistes ont déjà perdu.
lundi 30 juillet 2012
mercredi 25 juillet 2012
Les moyens justifient la fin que l'on poursuit
Panaït Istrati, surnommé le «Gorki des Balkans, est un écrivain roumain qui a vu clair sur la nature totalitaire du régime stalinien à l'instar des anarchistes Victor Serge et Boris Souvarine. Dans un ouvrage intitulé «Vers l'autre flamme», co-écrit avec ces deux derniers semble-t-il, Istrati défait le mythe du paradis des travailleurs en démontrant toutes les injustices commises par la bureaucratie stalinienne.
Je n'ai malheureusement pas le livre devant moi. Je l'ai lu dans mes jeunes années rebelles, alors que j'avais faim et soif de justice sociale. Je ne me suis pas encore rassasié, bien sûr. Ce qui fait que je me rappelle des passages entiers de «Vers l'autre flamme».
Istrati écrivait entre autres qu'il est faux de dire que la fin justifie les moyens, que l'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Les oeufs cassés, on les voit fort bien. Mais où est l'omelette? Il n'y a pas d'omelette...
Cela m'a marqué, bien que je ne sois pas en mesure de vous donner la référence exacte. Vous y arriverez vous-même si cela vous chante. «Vers l'autre flamme» se trouve facilement dans toutes les bibliothèques dignes de ce nom.
Cela dit, j'ai retrouvé substantiellement la même idée chez Martin Luther King que j'ai étudié un peu plus hier.
Lui aussi laissait entendre que les moyens doivent justifier la fin. Si l'on veut un monde sans haine ni violence, nos moyens doivent être l'amour et la paix. Les moyens justifient la fin que l'on poursuit. C'est tellement une évidence que je me demande pourquoi je vous en remets.
Il s'en trouvera des tas pour ridiculiser ces manières de voir. Ils sont à plaindre puisqu'ils sont prisonniers de leur propre logique destructrice. Ils sont des humains dénaturés, éloignés des valeurs propres au Grand Cercle de la Vie: la compassion, la solidarité et l'entraide.
Je ne dirai pas nécessairement aux autres ce qu'ils doivent faire. Néanmoins je trouve chez Istrati et Luther King quelques principes de base pour guider mes actions civiques.
Je ne prône d'aucune façon l'affrontement avec les policiers. Je leur propose plutôt des fleurs.
Par contre, j'approuve la désobéissance civile non-violente: sit-in, boycotts, occupations, bloquer des routes, des ponts, des universités, etc. Si le pouvoir veut m'arrêter pour ces actions, qu'il le fasse. Comme il l'a fait pour Luther King.
S'il le faut, j'irai manger des «toasts frettes» en prison, comme on dit par chez-nous.
Mais je refuserai de frapper qui que ce soit pour défendre mon point de vue.
Je ne me laisserai pas happer par la spirale de la violence, du moins je l'espère.
Et si je casse des oeufs, ce sera chez-moi, pour me faire une vraie omelette, farcie avec de petites échalotes et quelques champignons.
Je n'ai malheureusement pas le livre devant moi. Je l'ai lu dans mes jeunes années rebelles, alors que j'avais faim et soif de justice sociale. Je ne me suis pas encore rassasié, bien sûr. Ce qui fait que je me rappelle des passages entiers de «Vers l'autre flamme».
Istrati écrivait entre autres qu'il est faux de dire que la fin justifie les moyens, que l'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Les oeufs cassés, on les voit fort bien. Mais où est l'omelette? Il n'y a pas d'omelette...
Cela m'a marqué, bien que je ne sois pas en mesure de vous donner la référence exacte. Vous y arriverez vous-même si cela vous chante. «Vers l'autre flamme» se trouve facilement dans toutes les bibliothèques dignes de ce nom.
Cela dit, j'ai retrouvé substantiellement la même idée chez Martin Luther King que j'ai étudié un peu plus hier.
Lui aussi laissait entendre que les moyens doivent justifier la fin. Si l'on veut un monde sans haine ni violence, nos moyens doivent être l'amour et la paix. Les moyens justifient la fin que l'on poursuit. C'est tellement une évidence que je me demande pourquoi je vous en remets.
Il s'en trouvera des tas pour ridiculiser ces manières de voir. Ils sont à plaindre puisqu'ils sont prisonniers de leur propre logique destructrice. Ils sont des humains dénaturés, éloignés des valeurs propres au Grand Cercle de la Vie: la compassion, la solidarité et l'entraide.
Je ne dirai pas nécessairement aux autres ce qu'ils doivent faire. Néanmoins je trouve chez Istrati et Luther King quelques principes de base pour guider mes actions civiques.
Je ne prône d'aucune façon l'affrontement avec les policiers. Je leur propose plutôt des fleurs.
Par contre, j'approuve la désobéissance civile non-violente: sit-in, boycotts, occupations, bloquer des routes, des ponts, des universités, etc. Si le pouvoir veut m'arrêter pour ces actions, qu'il le fasse. Comme il l'a fait pour Luther King.
S'il le faut, j'irai manger des «toasts frettes» en prison, comme on dit par chez-nous.
Mais je refuserai de frapper qui que ce soit pour défendre mon point de vue.
Je ne me laisserai pas happer par la spirale de la violence, du moins je l'espère.
Et si je casse des oeufs, ce sera chez-moi, pour me faire une vraie omelette, farcie avec de petites échalotes et quelques champignons.
mardi 24 juillet 2012
Martin Luther King prenait la population en otage...
« Le propos de […] l'action directe est de créer une situation qui soit
un tel paquet de crises qu'elle ouvre inévitablement la porte à des négociations. »
Martin Luther King
Martin Luther King est l'une des plus grandes figures héroïques des États-Unis.
Il s'est battu pour l'accessibilité à l'éducation de la communauté noire ainsi que pour la fin de la ségrégation raciale. Il s'est battu pour les pauvres.
Évidemment, il a contribué à bloquer la circulation automobile au cours des nombreuses manifestations auxquelles il a participé. Il a pris en otage la population...
Il a néanmoins remporté le prix Nobel de la paix en 1964.
Il y a un jour férié aux États-Unis pour souligner la mémoire de Martin Luther King. Il n'y en aura jamais pour Georges W. Bush.
Le mouvement étudiant québécois combat pour les droits civiques des pauvres.
Tous ceux et celles qui y participent sont potentiellement en voie de devenir des figures héroïques de notre nation.
Toux ceux qui crachent sur ce mouvement crachent aussi sur Martin Luther King.
jeudi 19 juillet 2012
Les rats quittent le navire
Les libéraux vont perdre.
Les ministres libéraux s'évaporent à l'approche des élections: Vallières, McMillan, Courchesne, Gagnon-Tremblay... Seuls les backbenchers resteront.
Plusieurs militants libéraux désertent le parti.
Des tas d'anciens voteurs libéraux sont prêts à voter pour n'importe quoi sauf pour la bande à Jean Charest.
Même les anglophones sont dégoûtés de Charest. Ils vont peut-être voter pour l'Union citoyenne du Québec, un parti de gauche fédéraliste...
Mathématiquement, c'est impossible que les libéraux fassent un meilleur score qu'à la dernière élection.
Les opposants vont faire sortir le vote comme jamais il n'a sorti.
Je vous le dis, camarades, les libéraux s'en vont vers une cuisante défaite.
Tout simplement parce que c'est immoral de soutenir un gouvernement corrompu qui matraque son propre peuple.
Les rats peuvent bien quitter le navire pendant qu'il sombre.
Les ministres libéraux s'évaporent à l'approche des élections: Vallières, McMillan, Courchesne, Gagnon-Tremblay... Seuls les backbenchers resteront.
Plusieurs militants libéraux désertent le parti.
Des tas d'anciens voteurs libéraux sont prêts à voter pour n'importe quoi sauf pour la bande à Jean Charest.
Même les anglophones sont dégoûtés de Charest. Ils vont peut-être voter pour l'Union citoyenne du Québec, un parti de gauche fédéraliste...
Mathématiquement, c'est impossible que les libéraux fassent un meilleur score qu'à la dernière élection.
Les opposants vont faire sortir le vote comme jamais il n'a sorti.
Je vous le dis, camarades, les libéraux s'en vont vers une cuisante défaite.
Tout simplement parce que c'est immoral de soutenir un gouvernement corrompu qui matraque son propre peuple.
Les rats peuvent bien quitter le navire pendant qu'il sombre.
mercredi 18 juillet 2012
Feu mon père et le Grand Prix automobile de Trois-Rivières
Mon père est mort d'un cancer, pendant le Grand Prix automobile de Trois-Rivières. Il est parti un vendredi, en plein orage. Puis tout est redevenu calme. Jusqu'au soir où il y eut le feu d'artifices du Grand Prix. Puis le lendemain, vrrr-oum! On n'entendait que ça partout en ville. Je fixais un point vide dans ma tête pour résister à une douleur viscérale. On l'a enterré au cimetière Saint-Michel pendant la dernière course, un dimanche après-midi. Mon père détestait les automobiles et tout autant le Grand Prix. La mort est ironique...
Je ne veux pas vous jouer le jeu d'un deuil dont je suis depuis longtemps remis. Seulement, il me fallait faire cette entrée en matière. Le Grand Prix de Trois-Rivières revient me décrisser le moral pour une fin de semaine. Je dois fuir ma ville natale lors de ce week-end de pollution sonore et environnementale.
Rien de mieux que de fuir dans les bois pour communier avec mon père et mes ancêtres.
Mon père, Conrad, était le fils de Éloi Bouchard, probable métis micmac de Sainte-Luce-sur-Mer, et de Adrienne Létourneau, Anishnabé née sur la réserve autochtone de Saint-Régis, aujourd'hui appelée Akwasasné.
Il est né à Sayabec le 17 ou 18 août 1933. Il n'a jamais su nous dire le jour exact, même après avoir été chercher son baptistère à l'église du village. On le célébrait le 18 pour faire court.
Éloi était foreman pour la scierie Ferguson. Il avait six enfants avec sa première femme. Trois ou quatre jours après son décès, il était monté à Québec pour marier ma grand-mère, une vieille fille dans la vingtaine avancée. C'était un mariage plus ou moins arrangé par l'église pour ne pas laisser un pauvre veuf dans la misère.
Mon père a été le premier enfant né de ce couple. Il en sortira une quinzaine d'autres. Douze auront survécu au total.
C'était donc une grosse famille. Ils vivaient pauvrement, au seuil de l'indigence, comme bien des familles de cette époque dans la Vallée de la Matapédia.
Ils allaient à l'école à tour de rôle puisqu'ils n'avaient pas de souliers pour chacun. Un jour c'était le groupe numéro un et le lendemain le groupe numéro deux. On refusait la présence des Bouchard sur les photos d'école de fin d'année parce qu'ils avaient l'air trop pauvres.
Son enfance à Sayabec et Sainte-Luce-sur-Mer me revient en mémoire comme de vieilles légendes incomplètes.
Mon père mangeait de la morue pour déjeuner. Pour dîner: de la morue. Et pour souper: encore de la morue. Il y avait aussi la possibilité de se faire une beurrée de mélasse ou de cassonade.
Sa liberté, il la prenait dans les bois. Un vieux bonhomme lui a appris ce qui pouvait se manger dans les bois. Il m'a transmis cet héritage. Peu de mots. Juste des «ça, ça se mange», «ça c'est poison!». Aucune description physique du vieux bonhomme.
Popa me racontait aussi qu'ils gelaient comme l'enfer l'hiver. La baraque n'était pas isolée. Les clous pétaient par grand froid.
Je ne possède que des bribes de l'enfance de mon père.
Et je me remémore tout ça comme des mantras, de temps à autres, quand on approche de la fin de semaine du Grand Prix automobile de Trois-Rivières...
Je ne veux pas vous jouer le jeu d'un deuil dont je suis depuis longtemps remis. Seulement, il me fallait faire cette entrée en matière. Le Grand Prix de Trois-Rivières revient me décrisser le moral pour une fin de semaine. Je dois fuir ma ville natale lors de ce week-end de pollution sonore et environnementale.
Rien de mieux que de fuir dans les bois pour communier avec mon père et mes ancêtres.
Mon père, Conrad, était le fils de Éloi Bouchard, probable métis micmac de Sainte-Luce-sur-Mer, et de Adrienne Létourneau, Anishnabé née sur la réserve autochtone de Saint-Régis, aujourd'hui appelée Akwasasné.
Il est né à Sayabec le 17 ou 18 août 1933. Il n'a jamais su nous dire le jour exact, même après avoir été chercher son baptistère à l'église du village. On le célébrait le 18 pour faire court.
Éloi était foreman pour la scierie Ferguson. Il avait six enfants avec sa première femme. Trois ou quatre jours après son décès, il était monté à Québec pour marier ma grand-mère, une vieille fille dans la vingtaine avancée. C'était un mariage plus ou moins arrangé par l'église pour ne pas laisser un pauvre veuf dans la misère.
Mon père a été le premier enfant né de ce couple. Il en sortira une quinzaine d'autres. Douze auront survécu au total.
C'était donc une grosse famille. Ils vivaient pauvrement, au seuil de l'indigence, comme bien des familles de cette époque dans la Vallée de la Matapédia.
Ils allaient à l'école à tour de rôle puisqu'ils n'avaient pas de souliers pour chacun. Un jour c'était le groupe numéro un et le lendemain le groupe numéro deux. On refusait la présence des Bouchard sur les photos d'école de fin d'année parce qu'ils avaient l'air trop pauvres.
Son enfance à Sayabec et Sainte-Luce-sur-Mer me revient en mémoire comme de vieilles légendes incomplètes.
Mon père mangeait de la morue pour déjeuner. Pour dîner: de la morue. Et pour souper: encore de la morue. Il y avait aussi la possibilité de se faire une beurrée de mélasse ou de cassonade.
Sa liberté, il la prenait dans les bois. Un vieux bonhomme lui a appris ce qui pouvait se manger dans les bois. Il m'a transmis cet héritage. Peu de mots. Juste des «ça, ça se mange», «ça c'est poison!». Aucune description physique du vieux bonhomme.
Popa me racontait aussi qu'ils gelaient comme l'enfer l'hiver. La baraque n'était pas isolée. Les clous pétaient par grand froid.
Je ne possède que des bribes de l'enfance de mon père.
Et je me remémore tout ça comme des mantras, de temps à autres, quand on approche de la fin de semaine du Grand Prix automobile de Trois-Rivières...
mardi 17 juillet 2012
Les pauvres savent faire des sacrifices
Je ne sais pas si c'est la faute du calendrier maya ou bien le résultat de l'injustice sociale exponentielle. Tout le monde semble avoir l'urgence de vivre autour de moi.
Et cette urgence de vivre se traduit en manifestations spontanées et populaires dans toutes les rues du Québec, dans toutes les ruelles du monde.
On ne se fait pas vraiment à l'idée de sacrifier sa vie pour les banquiers.
C'est facile pour un banquier de dire aux autres qu'ils doivent savoir faire des sacrifices. Surtout s'il n'en fait pas lui-même et participe à la dilapidation des fonds publics sans sourciller.
Les pauvres sont prêts à faire des sacrifices, bien entendu. Ils en font tous les jours. Ce n'est pas facile, évidemment, mais cela leur permet d'acquérir de l'expérience en la matière.
Lorsque c'est le temps de se sacrifier, de marcher dans les rues pour dénoncer l'autorité des banquiers et la corruption de nos gouvernements, eh bien ce sont les pauvres qui se sacrifient. Ce sont eux qui montent au front pour parfois se faire tapocher dessus par quelques mercenaires payés pour punir et sévir.
Évidemment, aucun gouvernement sur terre ne détient suffisamment de mercenaires pour faire face à la foule des pauvres prêts à faire des sacrifices.
Un jour ou l'autre, les banquiers devront s'enfuir. Et la terre devient trop petite pour ce genre de voleurs. Le monde entier vire à gauche. Pourquoi? Parce que. Cela ne s'explique même pas. Cela se sent. C'est instinctif. Comme un animal. Comme un pauvre.
Et cette urgence de vivre se traduit en manifestations spontanées et populaires dans toutes les rues du Québec, dans toutes les ruelles du monde.
On ne se fait pas vraiment à l'idée de sacrifier sa vie pour les banquiers.
C'est facile pour un banquier de dire aux autres qu'ils doivent savoir faire des sacrifices. Surtout s'il n'en fait pas lui-même et participe à la dilapidation des fonds publics sans sourciller.
Les pauvres sont prêts à faire des sacrifices, bien entendu. Ils en font tous les jours. Ce n'est pas facile, évidemment, mais cela leur permet d'acquérir de l'expérience en la matière.
Lorsque c'est le temps de se sacrifier, de marcher dans les rues pour dénoncer l'autorité des banquiers et la corruption de nos gouvernements, eh bien ce sont les pauvres qui se sacrifient. Ce sont eux qui montent au front pour parfois se faire tapocher dessus par quelques mercenaires payés pour punir et sévir.
Évidemment, aucun gouvernement sur terre ne détient suffisamment de mercenaires pour faire face à la foule des pauvres prêts à faire des sacrifices.
Un jour ou l'autre, les banquiers devront s'enfuir. Et la terre devient trop petite pour ce genre de voleurs. Le monde entier vire à gauche. Pourquoi? Parce que. Cela ne s'explique même pas. Cela se sent. C'est instinctif. Comme un animal. Comme un pauvre.
lundi 16 juillet 2012
Protestation costumée avec Batman Tremblay
Une protestation costumée avec Batman Tremblay, figure légendaire de la protestation trifluvienne.
Cela se passe dimanche prochain le 22 juillet.
Départ à midi du Parc Laviolette (près du Pont Laviolette) à Trois-Rivières.
Les renseignements sont ici.
...
D'autres ici:
22 JUILLET au Parc Laviolette
- LE COMBAT CONTINUE -
BATMAN TREMBLAY SERA LÀ
et toi aussi mon ami
Soyez déguisés.
Soyez révoltés.
"La révolte ou rébellion est un sentiment d'indignation et de réprobation face à une situation." - Wikipedia
Midi à 14h ::::::: Rassemblement au Parc Laviolette - Micro ouvert - Photos - Bouffe
14 à 18h ::::::::: Marche de santé et de protestation (parcours à venir)
18h à 19h30 :::: Pique-nique au Parc Champlain
19h30 à 22h30 : Marche de santé et de protestation (parcours à venir)
22h30 ::::::::::::: Arrivée à la Basilique Notre-Dame-du-Cap
Cela se passe dimanche prochain le 22 juillet.
Départ à midi du Parc Laviolette (près du Pont Laviolette) à Trois-Rivières.
Les renseignements sont ici.
...
D'autres ici:
22 JUILLET au Parc Laviolette
- LE COMBAT CONTINUE -
BATMAN TREMBLAY SERA LÀ
et toi aussi mon ami
Soyez déguisés.
Soyez révoltés.
"La révolte ou rébellion est un sentiment d'indignation et de réprobation face à une situation." - Wikipedia
Midi à 14h ::::::: Rassemblement au Parc Laviolette - Micro ouvert - Photos - Bouffe
14 à 18h ::::::::: Marche de santé et de protestation (parcours à venir)
18h à 19h30 :::: Pique-nique au Parc Champlain
19h30 à 22h30 : Marche de santé et de protestation (parcours à venir)
22h30 ::::::::::::: Arrivée à la Basilique Notre-Dame-du-Cap
La plus grosse manif de l'histoire des 15 juillet à Trois-Rivières!
Il s'est passé quelque chose d'historique à Trois-Rivières. Et ça s'est passé pas plus tard qu'hier, le 15 juillet 2012. Oh! Vous savez bien que je ne vous lâche pas ça pour rien. J'ai vérifié mes sources auprès du manifestif Batman Tremblay ainsi qu'auprès d'un ancien militant de la CSN que j'ai croisé par hasard. Il a connu mon père du temps qu'il travaillait au Cap-de-la-Madeleine pour la Reynold's Aluminium.
Oui, c'est confirmé. La contre-virée du maire est la plus grosse manif de tous les 15 juillet enregistrés dans la mémoire de tout un chacun. Jamais Trois-Rivières n'a été aussi rebelle pour un 15 juillet, qu'il soit caniculaire ou pas.
Nous étions exactement trente-quatre personnes hier, moins de cinquante selon la loi 78, pour dire notre façon de nous dépenser pour la démocratie à Trois-Rivières. Nous étions là pour péter la balloune d'un maire autocrate qui n'a pas besoin de la démocratie et qui s'en vante de Québec à Saint-Georges-de-Beauce pour nous faire honte.
La contre-virée du maire a été couverte par nos médias locaux ici (propriété de Paul Desmarais), ici et là.
Il faut bien que j'y ajoute quelque chose. D'abord, que c'était la plus grosse manif de toute l'histoire de Trois-Rivières pour un 15 juillet.
Je suis arrivé au Parc portuaire vers onze heures avec mes ballounes. C'était le point de départ de la manif. L'endroit idéal pour caricaturer des tas de maire Yves Lévesque sur des ballounes en écrivant un petit haïku du genre Pétons la balloune du maire.
Steve et ses camarades Unetelle, Val et Dee Jay Lynx sont arrivés avec leur kit de son pour mettre un peu de beat dans la manif.
Il y avait aussi Stéphane et le gars aux rastas de CUTV qui partent un projet de web télé en direct à Trois-Rivières pour brasser la cage de nos chers politiciens locaux. Ouf! Vous n'avez pas fini d'en voir de toutes les couleurs avec ce qui s'en vient. C'est malade!
Jacques ne pouvait pas manquer cette manif contre le maire, lui qui ne doit pas en avoir manquée une seule. Solide comme un chêne, Jacques.
Jacqueline prenait des photos pour immortaliser ce moment historique. Sans elle, vous ne verriez pas ce qui permet d'illustrer ce petit reportage gonzo.
François portait un christie de gros carré rouge. François, le gars qui joue souvent du clavier dans le parc.
Puis il y avait aussi plein de gens dont les noms m'échappent. Dont cette dame de soixante-dix ans qui me demandait si la manif allait partir bientôt. Bientôt elle nous dirait que nous ne marchions pas assez vite alors qu'on s'inquiétait de la voir succomber à un coup de chaleur...
La policière de service pour ouvrir la marche dans son auto-patrouille était toute de noir vêtue. Ces uniformes de constables me semblent faits de fortrel, un produit textile qui n'est pas très bon pour la peau par temps de canicule. Heureusement qu'elle avait l'air climatisé dans son véhicule. Autrement j'aurais manifesté avec elle pour que les policiers obtiennent de meilleures conditions de travail, dont celles de pouvoir dire non à l'idée de devenir la police politique d'un régime corrompu.
Il fallait tout de même partir cette marche parce que la policière s'impatientait.
-Ça fait déjà quinze minutes que j'attends que ça parte! qu'elle m'a dit, comme si elle ne voyait pas que j'étais occupé à dessiner sur des ballounes.
-Pas de problèmes madame! On va annoncer le début de la marche.. que je lui réponds.
Je m'en vais voir Steve OG pour lui dire que la policière s'impatiente puis il me demande si je peux l'annoncer. Pourquoi pas, hein? Alors je grimpe sur un banc et je fais l'annonce.
-La marche va commencer dans quelques instants. Je vous inviterais à prendre une balloune. On va marcher dans les rues du centre-ville pis on va revenir icitte, au Parc portuaire, pour péter la balloune du maire!
Les manifestants me font la politesse de prendre une des ballounes. Chaque balloune est caricaturée à l'image de notre cher maire.
Et puis on marche. Steve et Val tiennent une banderole. Vous la voyiez ici sur la photo. Je suis juste derrière avec ma pancarte.
On scande des slogans plus ou moins improvisés.
-Lévesque, on est là, pour péter ta balloune! Lévesque, on est là, pour péter ta balloune!
Puis on en rajoute.
-L'Hôtel de Ville est corrompu / C'est pour ça qu'on est dans la rue...
Au bout de cinq minutes, ce slogan improvisé se transforme en chanson folklorique. Il tombe juste à point pour le dernier droit sur la rue des Forges, une rue TR-ès achalandée du centre-ville.
Plusieurs badauds et automobilistes nous signifient leur soutien. Une mendiante, assise sur le trottoir à côté des Escomptes, se lève pour crier un moment avec nous.
Batman Tremblay nous rejoint avec un petit retard bien compréhensible. Il porte un uniforme allégé. Sa batcape a été remplacée par une chemise carreautée blanche et bleue. Batman Tremblay est devenu une figure de la contestation à Trois-Rivières, comme nos camarades Anarchopanda et Banane Rebelle, à Montréal et Québec.
Dee Jay Lynx a ajusté les micros pour que Steve prenne la parole. Il nous a lu un texte incisif dénonçant les multiples atteintes à la démocratie du maire Yves Lévesque.
Puis ce fût mon tour de prendre le micro.
J'ai empoigné la pompe à souffler les ballounes.
-Ça, c'est pas une pompe à souffler les ballounes... Ça représente les deniers publics, les deniers publics qui gonflent la balloune Yves Lévesque... Un mandat, deux mandats... Et la balloune gonfle... Puis un jour, pfffuitt! Sky is the limit!
Et là, je lâche la balloune qui s'envole tout en se dégonflant...
Je poursuis mon speech en sacrant un peu. (Chartrand sort de ce corps!)
Pendant que je sacre au micro, des démonteurs de scène s'affairent devant nous. Ils sont plutôt réceptifs à mon speech. Trois d'entre eux nous montrent leurs fesses en gueulant des trucs du genre «Fuck Lévesque!». Quels travailleurs conscientisés! me dis-je. Puis je continue.
-On passera pas toujours pour une ville de tarlais tabarnak! Bon, eh bien je vous invite maintenant à péter la balloune du maire. Prenez-vous de la manière que vous voulez. Moé j'vais la péter avec mon cul.
Je pète la balloune avec mon cul. Paf! Les participants semblent apprécier ce trait d'humour proprement magoua.
Puis d'autres orateurs se succèdent, dont Val, Batman Tremblay, Dee Jay Lynx et Jacques, Jacques qui en a à découdre contre la fluoration de l'eau potable à Trois-Rivières, un moyen de recycler les déchets de l'industrie du nucléaire selon lui et de nous rendre tous légumes.
Deux camelots circulent pour vendre le journal de rue La Galère, qui a succédé au Vagabond, dont j'étais le boss des bécosses en chef.
L'animation musicale de Dee Jay Lynx nous permet de nous remettre d'avoir péter la balloune du maire. Deux pros du breakdance viennent nous faire une petite démonstration époustouflante. Comme quoi l'opposition au maire touche toutes les couches de la population. Yo man! Respect sacrament!
J'ai continué de parler avec ceux qui sont restés sur place.
D'autres discours ont suivi. Dont la lecture du manifeste de la CLASSE.
Puis je suis rentré chez-moi, fier d'avoir participé à ce moment historique, la plus grosse manif qui soit survenue un 15 juillet à Trois-Rivières, en pleine canicule.
Crédits photos: Jacqueline Poirier
dimanche 15 juillet 2012
jeudi 12 juillet 2012
Venez péter la balloune du maire de Trois-Rivières!
Merci de diffuser largement ce petit dessin partout sur l'Internet et sur le territoire trifluvien.
Merci de soutenir la démocratie à Trois-Rivières.
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