jeudi 30 juin 2011

Ici on veut du nucléaire parce qu'on est des hosties d'caves

On allait donc réinvestir dans cette vieille calice de centrale nucléaire sale. Le maire de la ville où s'élevait l'ogre atomique s'en réjouissait.

-Nous avons besoin de cette centrale! Cela va amener plein de retombées économiques! Houba! Houba! qu'il disait, l'hostie de niaiseux avec son noeud papillon.

Qu'avait-on à s'inquiéter du taux anormalement élevé de malformations congénitales dans sa ville? Qu'avait-on à craindre que cette énergie soit un authentique danger public? Que l'eau de la rivière soit lourde et que les poissons y soient bizarres?

-On va distribuer des capsules d'iode et un plan d'évacuation au cas où y'arriverait què'que chose... Qu'est-cé que vous voulez de plus? ajoutait le cibouère de tarlais. Biznisse is biznisse.

Pendant ce temps, des gens se mobilisaient autour pour se débarrasser du tarlais avec un noeud papillon ainsi que de tous les autres apprentis-sorciers de la politique locale, tous des pleins d'marde sans coeur et sans âme, qui se crissaient comme de l'an quarante de tout faire sauter autour d'eux en autant qu'ils y fassent une ou deux piastres au passage. «Après moi le déluge!» C'était toute la motivation de ces fucking niaiseux.

C'était une sale époque, gouvernée par des gofers qui se foutaient de la santé publique presqu'autant que de la république.

Mais ces temps-là s'achevaient et bientôt tous ces petits empoisonneurs publics professionnels allaient connaître leur déchéance pour des siècles et des siècles. Dans les livres d'histoire on les présentera comme ils ont toujours été. On dira tout simplement qu'ils étaient des caves, des larves, des lèche-bottes, des crétins, des fientes, des nullités absolues.

Partout dans le monde, en Italie, en Allemagne, on se retire du nucléaire. Mais pas ici. Pas dans cette région de marde, située au beau milieu du fleuve Magtogoek dans une zone peuplée.

Ici, il suffit de porter un noeud papillon pour repartir une centrale nucléaire. Et de distribuer des capsules d'iode avec un plan d'évacuation...

Gang de tabarnaks!

mercredi 29 juin 2011

Propos décousus sur les gerris, les libellules et la monarchie britannique pleine de marde

Il m'est permis de tenir des propos décousus en cette période creuse de l'année du point de vue de la littérature.

Aussi, je ne vais pas me gêner.

Gerris et libellules

Je vais d'abord vous raconter mon étonnement devant l'hécatombe de gerris survenue hier à l'étang artificiel du Parc Pie-XII, à Trois-Rivières. Comme je longeais le petit sentier de garnottes entourant l'étang, j'ai vu ces insectes patineurs se faire happer l'un après l'autre par des tas de libellules qui manifestement allaient s'en régaler tout à leurs aises un peu plus loin. C'était un ballet pour le moins particulier. Les gerris qui patinaient gracieusement sur l'étang et les libellules qui volaient comme des hélicoptères au-dessus d'eux. C'était une autre version d'Apocalypse Now pour les gerris.

Visite royale

Le prince William et sa blonde Kate Whoever vont venir nous visiter prochainement. Je vous avouerai franchement que j'étais l'un des organisateurs de la manifestation contre la visite de la reine Elisabeth Windsor à Québec, en 1987. Elle n'est pas revenue au Québec depuis.

Je n'ai rien contre ces personnes qui sont elles-mêmes prisonnières de la monarchie. Elisabeth, Charles et Bill n'ont pas demandé de devenir monarques. Cela dit, je ne comprends pas ce qu'ils viendraient foutre ici, tant au Canada qu'au Québec.

Le monde a changé. Ces institutions anachroniques sont bonnes pour des historiens. Pour le peuple, c'est rien que de la marde pour nous faire oublier que tous les hommes devraient naître libres et égaux.

Aussi, je me permettrai de répéter ce que je disais déjà en 1987: fuck la monarchie et vive la république!

Que cette république soit canadienne ou québécoise est une question de sémantique.

Je doute que les Canadiens, tels que je les connais, s'intéressent tant que ça à la monarchie britannique. Ils seraient prêts à se débarrasser de la couronne. Du moins je le pense. La grande majorité des Canadiens et des Québécois n'en ont rien à branler.

Si Bill et Kate veulent visiter le Québec en touristes, qu'ils le fassent avec leur propre argent, honnêtement gagné, et non pas en parasites de luxe qui sucent l'argent de nos taxes et nos impôts pour se faire sécher les dents.

That's it. That's all.

mardi 28 juin 2011

ALL WE NEED IS LOVE

Sorry about my poor English, dude, but I'm really doing my best as I'm writing this goddam letter to you. I ought to answer to all the shit that you wrote to me.

First of all, I wanna say that I'm not an ant in an anthill. It means that you don't have to piss me off with those stupid questions like what does Quebec want or da ya think Quebec might separate from Canada. All the flags piss me off, even the flag with the red maple leaf stamped on it. As I'm a part Native from my dad's grandmother Adrienne, I just remember there was no flags for the true humans Anishnabe my ancestors had been. Lakes and rivers wore poetical names at that time and not goofy names like Bouchard or Smith. So, don't talk about that like if you were Don Cherry or whoever wearing a noeud papillon. (You can easily translate it with a little help from Google.)

Fuck, dude, are ya serious when you're talking about politics like if it was a hockey game? It's just full of shit. That's what I think to myself, dude. Shit and crazyness and even crap. I won't give a shit for that. Nothing, dude. Absolutely nothing. Jeez no!

Second of all, I prefer to write in French for many reasons like I'm not that good in English, y'know, I just do writings like a monkey, mixed up with Newfoundland's rum and a bit of Sasquatch attitude...

Fuck, dude, we're all brothas and sistas. Respect. Yeah. All we need is Love.

I've got nothing else to say, dude.

_________

Traduction de ce texte par Google:

Désolé pour mon mauvais anglais, mec, mais je suis vraiment fais de mon mieux car je suis foutu écris cette lettre pour vous. Je dois répondre à toutes les conneries que vous avez écrit pour moi.

Tout d'abord, je tiens à dire que je ne suis pas une fourmi dans une fourmilière. Cela signifie que vous n'avez pas à me faire chier avec ces questions stupides comme ce que fait le Québec veut ou Da Ya Think Québec pourrait se séparer du Canada. Tous les drapeaux m'emmerder, même le drapeau avec la feuille d'érable rouge étampée dessus. Comme je suis un natif partie de la grand-mère Adrienne de mon père, je me souviens qu'il n'y avait pas des drapeaux pour les humains vraie Anishnabe mes ancêtres l'avaient été. Lacs et rivières portaient des noms poétiques de l'époque et le nom n'est pas maladroit comme Bouchard ou Smith. Donc, ne pas en parler comme si vous étiez de Don Cherry ou quiconque portant un noeud papillon. (Vous pouvez facilement le traduire avec un peu d'aide de Google.)
Fuck, mec, are ya sérieux quand vous parlez de la politique comme s'il s'agissait d'un match de hockey? C'est juste plein de merde. C'est ce que je pense à moi, mec. Shit and folie et même merde. Je ne donnerai pas une merde pour ça. Rien, mec. Absolument rien. Jeez pas!
Deuxièmement, je préfère écrire en français pour de nombreuses raisons, comme je ne suis pas bon en anglais, tu sais, je fais juste écrits comme un singe, mélangé avec du rhum de Terre-Neuve et un peu de l'attitude de Sasquatch ...
Fuck, mec, nous sommes tous brothas et sistas. Respect. Ouais. Tous nous avons besoin est amour.
Je n'ai rien d'autre à dire, mec.

lundi 27 juin 2011

Aux mânes de L'Épervier

L'Épervier était retraité de la Canadian Westingmouse. Il fumait des pollocks sur sa galerie. Vous vous demandez ce que c'est, des pollocks? Ce sont des cigarettes roulées soi-même à la machine. On les appelle des pollocks dans la Petite Pologne, le quartier de l'ancienne paroisse Saint-François-d'Assise, à Trois-Rivières. Est-ce à dire que l'on fume des pollocks dans la Petite Pologne parce que tout le monde y serait Polonais? Pas du tout. De mémoire, il n'y a pas un seul Polonais. Alors ce ne sont peut-être pas des pollocks, ni des Pollacks, mais simplement des polloques... La Petite Pologne sera toujours la Petite Pologne. Ok coq?

Quoi qu'il en soit L'Épervier fumait l'équivalent de huit paquets par jour. Son coeur était tenace et ses poumons, bien que défuntisés, fonctionnaient encore assez pour inhaler ses huit paquets de polloques quotidiens.

Vous vous demandez ce qu'il faisait à part de ça?

Rien d'autre. Il s'en allumait toujours une autre avec son mégot. L'une après l'autre, sans s'arrêter.

Il ne buvait pas d'alcool et consommait très peu d'eau pour se laver.

Il fumait, tout simplement, en attendant que ça finisse.

Et il s'appelait L'Épervier, je ne sais trop pourquoi, parce qu'il avait plutôt l'air d'une momie verte et desséchée.

Mais c'était quand même un bon jack puisque tout le quartier fumait sur son bras.

L'Épervier, le marchand de tabac humide sale pas fumable du quartier. Un sac pour vingt piastres. Ça lui toffait une journée. D'autres en avaient assez pour la semaine. Il faisait crédit.

Je vous parle de lui ce matin parce que L'Épervier est mort.

Mort de quoi? Du cancer? Du tabagisme? Pas du tout.

L'Épervier est mort de vieillesse. Il avait quatre-vingt-quatorze ans.

jeudi 23 juin 2011

Fuck le capitalisme! Vive le socialisme!

On veut nous inculquer la honte du socialisme. Comme si le socialisme était responsable de tous nos maux alors qu'il en est le remède.

On devrait avoir honte de l'assurance-maladie, de l'assurance-chômage, des allocations familiales, de l'aide sociale, des prestations pour vieux et invalides, des écoles et hôpitaux publics... C'est pas bon pour l'industrie donc c'est pas bon pour le peuple.

On devrait vanter le capitalisme, le progrès sans le social, la machine plutôt que l'homme, les statistiques avant l'humain, le pétrole avant l'eau... Rien pour le peuple, tout pour deux ou trois grosses poches de pus et pour les exécuteurs de leurs basses oeuvres.

Ne me dites pas que le socialisme c'est Staline, Mao, Castro, DSK et autres tarlais qui ont réalisé le programme des conservateurs sous une fausse étiquette. Le socialisme ce n'est ni l'esclavage ni la caserne. Le socialisme sans la liberté c'est de la marde.

Fuck! Je n'ai pas honte du socialisme. Du socialisme qui combat l'injustice sociale et la tyrannie. D'autant plus que je proviens de la classe ouvrière et que la lutte des classes ne me semble pas du tout une abstraction. Elle se poursuit à tous les jours. Sous plusieurs formes, toutes plus insidieuses les unes que les autres.

Un gosse de riche s'en tirera toujours plus facilement qu'un gosse de pauvre. Et ne me dites pas que c'est dans la nature des choses. Dans les quartiers pauvres, on étouffe des Mozart dans l'oeuf. Dans les quartiers riches, on reçoit des leçons de piano, même quand on n'a pas l'oreille. On ne part pas tous au même point dans la vie. Et la vie semble faite pour les uns plutôt que pour les autres.

Je ne me reconnaîtrai jamais dans les discours d'un petit-bourgeois qui se croit lucide, réaliste et pragmatique alors que dans les faits il n'est qu'un pantin des étrangleurs de peuples, une marionnette des oligarques qui voudraient nous confiner à un rôle de tchandala. Les pauvres et autres travailleurs devraient se contenter d'un rien: boire de l'eau sale jusqu'à leur mort et s'arracher les dents eux-mêmes, comme dans tout pays où l'argent prime sur les droits sociaux.

Le socialisme fait partie de mon histoire personnelle, beaucoup plus que le nationalisme. Il représente un espoir pour plusieurs d'entre nous dans les quartiers pauvres. Il représente l'espoir qu'il y a une justice sur terre et qu'elle rattrapera tous ceux qui voudraient nous faire plier les genoux.

Je suis plus socialiste que jamais.

Legault, l'ADQ, le PQ et le PLQ c'est de la bullshit capitaliste. Rien que de l'hostie de vieille marde de politique politicienne. Rien pour le peuple, tout pour les bourgeois. Le peuple doit payer pour leurs lubies. On socialise les dépenses et on privatise les profits: yes sir tabarnak, les cochons vont pouvoir se graisser...

On peut défier les lois de la gravité et envoyer des fusées dans l'espace.

Mais il semble que l'on ne puisse pas défier les lois de l'économie...

Et qu'il faille obéir aux diktats du Fonds monétaire international, dirigé soit par la gauche-caviar ou bien par la droite sans-coeur.

C'est du vent tout ça. Le peuple n'a que des chaînes qu'il lui faut briser une fois pour toutes.

Tout est possible, le meilleur comme le pire.

Aucune loi n'est immuable.

L'économie n'est pas une science, mais le miroir de la situation sociale.

On peut changer notre manière de voir l'économie. On peut aller dans l'espace. On peut nourrir tous les êtres humains de la terre et leur donner une vie digne de ce nom. On peut se créer une communauté propre fondée sur le respect de la vie et des vivants.

L'indignation est plus que jamais nécessaire pour combattre le chant des sirènes.

Débarrassons-nous des politiciens professionnels et autres gofers du capitalisme.

N'ayons pas peur de leurs mots, de leurs études, de leurs bréviaires, de leurs manifestes à la con.

Fuck le capitalisme! Vive le socialisme!

mercredi 22 juin 2011

Barabas, Jésus et l'indépendance nationale

Barabas était en tabarnak. Il avait un poignard entre les dents, ce qui nuisait considérablement à son élocution. Pourtant, il n'allait pas ralentir le rythme de ses paroles pour autant. Jésus Ben Joseph était devant lui et mangeait des dattes calmement.

-Calice de tabarnak! gueulait Barabas. C'est pas en jasant avec les Romains que nous allons obtenir l'indépendance! Il faut traquer les traîtres et les vendus, Jésus, et tu vas finir par nous donner l'envie de te trancher la gorge!!!

-Tous les hommes sont frères, Barabas... Nul ne doit servir deux maîtres: Dieu ou l'Argent... Il n'y a qu'un seul Dieu et je suis son prophète.

-T'es fou calvaire! Les Romains sont des pleins d'marde! On va les étriper! Dieu n'a rien à voir là-dedans!

-Relaxe man! Mange des dattes... Arrête de capoter...

-Va chier! Moé j'veux un pays!

-Bon, ben, qu'est-cé tu veux que j'te dise? Époumone-toé. Étripez-vous. M'en calice.

Barabas se leva, offusqué, et crissa un coup de pied sur le bol que Jésus tenait entre ses mains. Toutes les dattes tombèrent pas terre. Et il fallut les rincer à l'eau pour enlever le sable et les lézards.

-Sacré Barabas! Toujours colérique et à côté de ses pompes, se dit Jésus en lui-même.

Et il continua de manger ses dattes en poursuivant la conversation avec Judas dit l'Iscariote.

Maudite époque!

mardi 21 juin 2011

Journée nationale des Autochtones

C'est aujourd'hui la Journée nationale des Autochtones. C'est un jour férié dans les Territoires du Nord-Ouest, pour reconnaître leurs peuples Déné, Métis et Inuvialuit. Pour le reste du Canada, incluant le Québec, ce n'est pas grand chose.

lundi 20 juin 2011

Deux ou trois mots sur les brins d'herbe

Un brin d'herbe. C'est anodin comme tout. Tellement que la plupart d'entre nous ne saurait en dire plus à ce sujet. C'est un brin d'herbe et c'est tout...

Ou bien c'est un gazon, quelque chose d'impersonnel, de trop commun pour en faire un long discours.

On peut prêter des qualités aux trèfles, aux pissenlits et autres plantes communes des terrains vagues.

Mais aux brins d'herbe? Allons donc. On ne sait pas si ça mange ou si ça se boit. Ils sont là depuis des temps immémoriaux, graminés parmi les graminés, et franchement je finis par y perdre l'envie d'écrire.

J'aurai plutôt dû vous parler du cours du charbon sur les marchés mondiaux.

Ou bien de l'origine des trous noirs et autres devinettes faciles.

Mais non! J'ai bogué sur les brins d'herbe, sans réponse, avec des questions sans fin. Peut-être parce que je suis con. Ou bien  parce que je m'étonne d'un rien en vieillissant. Voire parce que je ne veux pas chercher de midi à quatorze heures à six heures le matin.

J'ai failli dessiner un gros nez et publier une autre bédé stupide sur mon blogue, seulement pour me détendre. Et voilà que je m'emmêle dans les brins d'herbe, le gazon, les graminés...

Contempler devrait suffire.

Je n'avais rien à dire ce matin, tout à regarder, même si j'ai zéro sur seize quant à ma perception du vert.

Le vert est une énigme. Il n'existe pas dans ma tête. Comme l'histoire ou l'anecdote qui ferait la différence pour que j'écrive un jour mon traité sur les brins d'herbe et autres entretiens des pelouses.

D'ici là, je n'ai vraiment rien de mieux à dire sur les brins d'herbe, le gazon et autres graminés.

Tout est rouge, jaune et bleu, l'été, pour mes yeux de daltonien. Ça vaut mieux que de délirer sur les brins d'herbe. Croyez-le ou non.