Le ciel est bleu.
La mer est calme.
Farme ta yeule pis rame.
lundi 31 août 2009
samedi 29 août 2009
JE SAIS TRANSFORMER DES FICHIERS AUDIO DE FORMAT WAVE EN MP3
Je viens de comprendre comment transformer un fichier audio de format wave en format Mp3. Pour vous, ça se peut que ça ne représente pas grand chose. Pour moi, c'est comme si je venais d'inventer l'avion. Cela signifie que je vais enfin, après tant d'années, pouvoir envisager de faire de la diffusion audio régulière sur le ouèbe.
Je maîtrise par moi-même la technologie, ce qui est un plus, et me demande même si je ne me remettrai pas à produire un petit billet hebdomadaire, comme j'en produisais dans le cadre de mon émission de radio du temps de Radio Basse-Ville 96,1 FM, à Québec. L'émission s'appelait... Simplement. Comme quoi j'ai trop de suite dans les idées. Un peu maniaque sans doute. Parfois prévisible.
Simplement, c'était une sacrée émission... C'était en 2000-2001. J'en avais fait avant à Trois-Rivières et à Labrador City.
Le plaisir de faire de la radio... Ça me manque. Vais-je m'y remettre par la bande? Ici-même? De temps en temps? Hum... Redevenir didjé... De Herbie Hancock à James Brown, en passant par Lee Scratch Perry, Gainsbourg, Marley, Elvis, La Poune et Manda Parent... Et avec des enchaînements logiques s'il-vous-plaît! Toute la radio repose sur l'art d'enchaîner. Que ce soit pour diffuser de la musique ou faire du talk-radio: il faut savoir enchaîner, pas laisser de temps mort, ne jamais briser le rythme sinon pour créer un effet de surprise, ce qui suppose que ce n'est pas surabondamment utilisé.
Je vais faire un test ou deux. Puis vous me direz ce que vous en pensez. Ou vous ne me direz rien du tout. Je suis assez narcissique pour aimer à me lire et à m'écouter plusieurs fois: fichue stupidité d'artiste et d'écrivain ou mantras de type qui a trop d'imagination et qui ne supporte pas de s'ennuyer en troupeau... Je vis tous les dilemmes. Et je fais tout simplement ce que je peux.
Et ce que je veux itou par le fait même.
Merci de me subir. Et je me demande pourquoi je vous dis merci. Au fond, je ne vous demande pas un sou. Si ça se trouve, vous pourrez vous amuser à mes dépens, bande de chanceux!
Allez hop! Faut que j'y aille. Je vous laisse avec la Poune.
Je maîtrise par moi-même la technologie, ce qui est un plus, et me demande même si je ne me remettrai pas à produire un petit billet hebdomadaire, comme j'en produisais dans le cadre de mon émission de radio du temps de Radio Basse-Ville 96,1 FM, à Québec. L'émission s'appelait... Simplement. Comme quoi j'ai trop de suite dans les idées. Un peu maniaque sans doute. Parfois prévisible.
Simplement, c'était une sacrée émission... C'était en 2000-2001. J'en avais fait avant à Trois-Rivières et à Labrador City.
Le plaisir de faire de la radio... Ça me manque. Vais-je m'y remettre par la bande? Ici-même? De temps en temps? Hum... Redevenir didjé... De Herbie Hancock à James Brown, en passant par Lee Scratch Perry, Gainsbourg, Marley, Elvis, La Poune et Manda Parent... Et avec des enchaînements logiques s'il-vous-plaît! Toute la radio repose sur l'art d'enchaîner. Que ce soit pour diffuser de la musique ou faire du talk-radio: il faut savoir enchaîner, pas laisser de temps mort, ne jamais briser le rythme sinon pour créer un effet de surprise, ce qui suppose que ce n'est pas surabondamment utilisé.
Je vais faire un test ou deux. Puis vous me direz ce que vous en pensez. Ou vous ne me direz rien du tout. Je suis assez narcissique pour aimer à me lire et à m'écouter plusieurs fois: fichue stupidité d'artiste et d'écrivain ou mantras de type qui a trop d'imagination et qui ne supporte pas de s'ennuyer en troupeau... Je vis tous les dilemmes. Et je fais tout simplement ce que je peux.
Et ce que je veux itou par le fait même.
Merci de me subir. Et je me demande pourquoi je vous dis merci. Au fond, je ne vous demande pas un sou. Si ça se trouve, vous pourrez vous amuser à mes dépens, bande de chanceux!
Allez hop! Faut que j'y aille. Je vous laisse avec la Poune.
vendredi 28 août 2009
Ça sent encore la marde à Trois-Rivières

L'avez-vous sentie? Ben oui. Ça sent encore la marde à Trois-Rivières. Ça l'a toujours sentie pis ça la sent encore. C'est dur d'enlever cette odeur de marde qui colle à notre ville. Ben dur à enlever.
Ouin.
Et re-ouin pour les taouins.
Qu'est-ce qu'on fait avec un type qui s'est rentré un clou dans la tête et qui demande à fumer une cigarette?

Je viens de passer mon cours de secouriste.
C'était en fait une mise à jour.
J'ai revu les mêmes vidéos plates que la dernière fois.
L'instructeur était impeccable. D'abord, c'est un ambulancier qui pratique son métier entre deux formations. Ce qui fait qu'il est très près de la pratique et n'emberlificote pas trop ses étudiants avec de la théorie. Son cours était vivant. Il nous a raconté tout plein d'anecdotes où je décelais ces grandes questions que l'on se pose inévitablement devant la mort ou la souffrance d'autrui.
Parmi ces anecdotes, je vous rapporte celle-ci, sans vergogne.
C'est l'histoire d'un gars su' 'a brosse qui voulait se suicider avec un pistolet à clous. Il l'avait modifié de sorte qu'il puisse se crisser un clou de six pouces au travers de la tête. Ce qu'il a fait, évidemment. Sauf qu'il n'en est pas mort. Le clou est resté figé dans le crâne et le gars saoul a téléphoné au 911 pour avoir une ambulance.
Les ambulanciers arrivent, le type sacre comme un démon.
-Hostie d'tabarnak j'veux m'tuer pis ça marche pas! Maudit christ de ciboire! Hostie d'calice!
Les ambulanciers lui demandent d'abord de lâcher son pistolet à clous modifié, pour ne pas s'ajouter eux-mêmes sur la liste des blessés, puis ils suivent leur protocole d'intervention auprès du drôle de pistolet avec un clou figé dans le caillou.
Les ambulanciers ne savent pas tout. Le clou figé dans la tête, ça ne fait pas partie du manuel. L'un deux appelle le médecin en poste pour lui demander s'il doit avoir la tête immobilisée ou quoi que ce soit d'autre.
-Quoi? s'exclame le médecin. Il s'est rentré un clou dans 'a tête? Pis y'est conscient?
-Oui... répond l'ambulancier. C'est lui qu'on entend sacrer en arrière de moé...
Et on entend effectivement le cloué sacrer.
-Hostie d'tabarnak! 'Ai un clou dans l'front maudit christ pis j'vis encore! J'voulais mourir moé cibouère de saint-chrême!
-Emmène-moé c'te cave-là, réplique le médecin. Comme y'est là. Si i' veut pas d'la civière, qu'i' s'assise en avant...
Ils assoient le zigoto à l'avant, sur le siège du passager, et le voilà qui sacre encore et demande à fumer.
-J'veux fumer calice!
-Y'a des tentes à oxygène icitte, répond l'ambulancier... C'est pas sûr qu'c'est la meilleure idée...
-Ouin ben j'veux fumer moé calice de tabarnak! 'Ai un clou dans 'a tête! J'serais supposé d'être mort hostie pis j'vis encore tabarnak! HOSTIE D'TABARNAK!!!
Les ambulanciers achètent la paix et le laisse fumer, avec son clou bien planté dans sa tête enrobé de pansements.
-Hostie d'tabarnak de christ! 'Ai un clou dans 'a tête pis j'vis encore! Tabarnak!
Arrivés à l'hôpital, le show s'est poursuivi. Il a continué tout le long à sacrer, le clou dans la tête.
-Dépêchez-vous hostie! 'Ai un clou dans 'a tête tabarnak! Cibouère! Christ!
Pour le reste de l'histoire, franchement, mon instructeur n'est pas allé plus loin. Sinon pour nous dire que le type a survécu.
mercredi 26 août 2009
Bravo Claude Robinson!
Les héros, ça ne court pas tous les coins de rue.
En voilà un pour moi. Il a passé quatorze ans à se battre contre le plagiat commis par le géant Cinar envers son oeuvre. Et il a finalement gagné en cour quand tout le monde l'aurait cru depuis longtemps fichu, fini, aplati: «décroche mec, ça ne donne rien de te battre contre ces requins...»
Ben les tabarnaks n'auront pas eu sa peau.
Il a persisté dans ses recours judiciaires, le gus, et voilà qu'il remporte au moins 5 millions de dollars. Une belle montagne de fric pour leur dire fuck off ma gang d'hostie de crosseurs, le bras bien haut.
Franchement, Claude Robinson, l'auteur plagié de la série de dessin animé Robinson Sucroë, n'est pas homme à se laisser abattre.
Il fait pour moi figure de héros dans ce monde de lavettes et de casques de douche.
***
Post-scriptum du 28 août 2009:
Yves Boisvert nous démontre que l'affaire Robinson contre Cinar est un cas... isolé.
***
Post-scriptum du 29 août 2009:
Les commentaires de Claude Robinson suite au jugement: la revanche du tout-nu de Duvernay. C'est rapporté par Nathalie Petrowski.
En voilà un pour moi. Il a passé quatorze ans à se battre contre le plagiat commis par le géant Cinar envers son oeuvre. Et il a finalement gagné en cour quand tout le monde l'aurait cru depuis longtemps fichu, fini, aplati: «décroche mec, ça ne donne rien de te battre contre ces requins...»
Ben les tabarnaks n'auront pas eu sa peau.
Il a persisté dans ses recours judiciaires, le gus, et voilà qu'il remporte au moins 5 millions de dollars. Une belle montagne de fric pour leur dire fuck off ma gang d'hostie de crosseurs, le bras bien haut.
Franchement, Claude Robinson, l'auteur plagié de la série de dessin animé Robinson Sucroë, n'est pas homme à se laisser abattre.
Il fait pour moi figure de héros dans ce monde de lavettes et de casques de douche.
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Post-scriptum du 28 août 2009:
Yves Boisvert nous démontre que l'affaire Robinson contre Cinar est un cas... isolé.
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Post-scriptum du 29 août 2009:
Les commentaires de Claude Robinson suite au jugement: la revanche du tout-nu de Duvernay. C'est rapporté par Nathalie Petrowski.
Le chaudron de fer

Ikwé la géante voyait bien que Donakhona le gros gras faisait tourner sa cuillère dans son ragoût d'ours. Il mangeait du bout des lèvres, quand il en avait assez de faire tourner la cuillère dans son bol, puis il soupirait comme si c'était la fin du monde. C'est qu'il pouvait être enfant quand les choses n'étaient pas à son goût!
-Mange Donakhona! Mange! C'est ton repas préféré, du ragoût d'ours! J'y ai mis des bleuets et de la farine de maïs pour épaissir... Il y a même du petit sel ramené par les Français... C'est bon ce petit sel...
-Mouin... Mais ça ne bat pas un bon ragoût d'ours cuit dans l'auge avec des pierres chaudes. La viande est plus tendre et elle n'a pas ce goût de fer qui ne me revient pas...
-Ça goûte la même chose mon gros loup! C'est pareil!
-Nenon! Le ragoût d'ours cuit dans l'auge de bois, avec des pierres chauffées au point d'éclater, y'a que ça de vrai! Les maudits chaudrons de fer ça transforme la viande en résine de sapin! C'est pas mangeable! On mâche et on mâche et ça ne veut pas se déchirer!
-Si c'est pas mangeable, fais-le donc toi-même le ragoût! Pff!
-C'est pas une mauvaise idée ça... Et même que je me ferais plutôt un ragoût de chevreuil chauffé lentement avec des pierres chaudes, dans une panse d'ours. Et je ne mettrai même pas du sel des Français et autres bagatelles de luxe! Je mangerais ça comme un vrai Anishnabé!
-C'est plus facile à laver les chaudrons! Ça se laisse décrasser tout seul! À Paris, les femmes font toutes comme ça... Et j'ai entendu dire qu'elles portent de jolies robes!
-Leurs robes? Pff! Y'a rien de plus beau qu'une femme toute nue!
-Tu ne penses qu'à ça! Allez! Lâche-moi le popotin et mange ton ragoût!
-N'empêche que ça goûtait meilleur... Le ragoût cuit dans l'auge ou dans la panse d'ours... Après les chaudrons de fer, ce sera la hache, le fusil, toutes sortes de trucs fabriqués par des esclaves, en France, qui ne peuvent jamais voir la lumière du jour... Et on appelle ça la civilisation? Et ils nous disent Sauvages? Bon sang de bonsoir, moi je dis qu'on vivait bien et qu'on n'avait pas peur de se faire voler son steak avant que les Français ne viennent ici! On ne passait pas notre temps à se scalper les uns les autres! Maintenant, on ne vaut guère mieux que des esclaves... On travaille toute la journée à vider les forêts de tout ce qui bouge, juste pour satisfaire nos appétits insatiables... Oh! je n'accuse pas que les Français... C'est nous qui le voulons, le chaudron de fer, et qui acceptons tout ce qui vient avec...
-Mange ton ragoût Donakhona! Mange!
-Maudit chaudron de fer!
mardi 25 août 2009
En lisant Bernard Assiniwi

J'ai beaucoup d'estime pour feu Bernard Assiniwi, auteur de l'Histoire des Indiens du Haut et du Bas Canada, publié en trois tomes aux éditions Leméac (Montréal, 1974). Quiconque veut un tant soit peu départager les faits quant à l'histoire des événements survenus sur l'Île de la Tortue doit passer un jour ou l'autre par Assiniwi.
Tous les préjugés qu'on a pu se faire sur les Indiens s'y effritent un à un, et je ne crois pas avec le peu d'objectivité dont je suis capable que ce ne soit là que la version aborigène du «mythe du bon Sauvage», mythe que l'on retrouve chez LaHontan tout autant que chez Rousseau et Sade. Un mythe selon lequel tout ce qui est Sauvage est essentiellement noble et bon. Évidemment, ça se donnait des claques sur la gueule dans le coin, bien avant l'arrivée des Européens. Cela dit, ce n'était pas la déchéance totale non plus comme les historiens européens ont pu le laisser croire.
Quoi qu'il en soit, je demeure profondément marqué par Assiniwi ne serait-ce que pour ce seul et unique satori qui m'est venu en le lisant hier.
Il raconte dans le tome 2 de son Histoire des Indiens qu'il ne faut pas chercher ailleurs que dans la nature toute la richesse des Indiens.
Un beau paysage parle de lui-même, bien plus que n'importe quel tableau que nous pourrions brosser.
Ce qui n'enlève rien à l'artiste-peintre. Cependant, ça invite le soi-disant civilisé à un peu plus d'humilité.
L'art des Indiens était de vivre en symbiose avec le Grand Cercle de la vie. N'est-ce pas tout ce que tentent d'établir avec des mots grossiers nos environnementalistes, encore tout empêtrés de scolastique et de statistiques grotesques?
Vivre en symbiose avec la nature, c'est ça le chef d'oeuvre des Indiens.
Pas besoin de musée pour ça.
Ce qui explique pourquoi tous les Indiens sont des artistes, des gigueux, des dessineux, des sculpteux, des peigneux, des brodeux, des tricoteux, des écriveux de niaiseries, des poètes, des débrouillards comme tous les gitans d'Europe et de Pluton.
L'art n'est pas dans les musées, chez les Indiens. Ils ont tous l'art dans le sang.
Iro. J'ai dit.
lundi 24 août 2009
E'l'ciel est rosé pis les feuilles sont vartes

-E'l'ciel est rosé en batêche bonyeu de bonyenne de viârge!
-Pis les feuilles sont vartes en sacrament!
-Vartes tu dis? Plus vartes que ça pis c'est d'la salade que j'te dis moé!
-C'est pour ça que j'dis qu'i' sont vartes en sacrament les feuilles!
-En tous 'es cas! E'l'ciel est rosé en batêche. Tchèque-moé ces nuages-là! Sont-tu pas rosés en saint-cibouère, hein?
-Ben sûr ben sûr. Mais moé c'est 'es feuilles qui m'font capoter. Hostie qu'i' sont vartes!
-On dira c'qu'on voudra, c'est beau en hostie e'l'Québec.
-Moé 'e changerais pas d'place. Calice que non.
-As-tu vu ça ailleurs? Moé 'ai voyagé un peu pis e'j'peux te l'dire mon homme, icitte c'est ben mieux qu'ailleurs!
-'Ai déjà passé deux jours à Paris moé...
-Pis?
-Ben c'est cher en calice pis tu voés pas d'arbres pantoute, 'ien qu'des petits t'a'bres pis du monde qui t'réponde même pas quand tu leu' d'mandes y'oùsse qui peut ben être ton ch'min pour aller à l'hôtel ou ban don' au bar-tabac du coin... En tous 'es cas! C'est plate là-bas, j'te dis... Les deux jours les plus plates de ma vie. Pas moyen nulle part d'aller à pêche pis d'boire une bière tranquille près d'un ti-feu avec les chums... Tabarnak que j'y r'tournerais pas!
-Moé j'ai été à Old Orchard pis y'a plein d'déchets su' 'a plage. E'l'monde sont cochons en calice!
-C'est vrai en christ c'que tu dis là. Hostie que l'monde i' sont cochons!
-Icitte e'l'monde s'ramasse encore un peu... Pis en plus tu peux aller à 'a pêche, bouère une p'tite bière tranquillos, pis e'r'garder crépiter un feu, pis vouère e'l'ciel rosé pis les feuilles des a'bres qui sont vartes en sacrament!
-C't'en plein ça mon Roland.
-Hostie, on est ben au Québec pis on l'sait pas saint-calice de tabarnak!
-I drink to that!
dimanche 23 août 2009
Les enfants ne savent pas mentir

Les enfants disent toujours la vérité.
Quand ils essaient de mentir, ça paraît tout de suite. Le mensonge convient mieux aux adultes. Pour les enfants, tout mensonge est caricatural, les yeux et le menton bas, les mains derrière le dos à tracer un cercle au sol avec l'un de ses pieds. Ils se font prendre tout de suite, les enfants.
-Ah-ah! Tu essaies de m'en passer une vite mon petit poucet!
-Ne...non! dit-il en caricaturant l'attitude précitée.
C'est qu'on voit tout de suite clair dans le jeu des enfants.
Parce que les enfants ne jouent pas avec ce qu'ils observent. Ils sont la franchise même.
Quand un enfant croise un vieux rabougri ou bien un gros lard, c'est sans malice qu'ils confient le fond de leur pensée.
-Ce monsieur est laid! L'autre monsieur est gros! Pourquoi les deux messieurs puent, hein?
C'est gênant d'entendre ça, mais c'est comme ça et ça vient du fond du coeur, sinon des narines.
Avec le temps, l'enfant va finir par apprendre à ne pas dire tout ce qu'il pense.
Bientôt il ne baissera plus les yeux ni le menton.
Il dira merci quand ça lui tenterait plutôt de dire va chier.
Il ne tracera plus de cercles au sol avec son pied.
Il restera planté devant vous à vous regarder avec cet air un peu louche qui camoufle des tas de pensées, de projets, de rêves, de trucs à réaliser qui n'appartiennent plus au pays de l'enfance.
On vieillit. On devient sérieux.
Et d'autres enfants s'ajoutent, d'une année à l'autre, partout, des enfants qui tracent des cercles avec leur pied juste parce qu'ils ont mangé tout le chocolat ou bien parce qu'ils ont fait partir la laveuse avec le chien et le chat de la maison enfermés dedans.
Ah! le paradis de l'enfance...
vendredi 21 août 2009
Politiquement vôtre
Je ne vous la ferai pas tous les jours. J'essaie de ne pas parler de politique autant que faire se peut.
Cela tient presque de l'héroïsme pour quiconque me connaît un tant soit peu.
Ce n'est pas que je sois particulièrement querelleur, c'est juste que le mépris des pauvres me pue au nez. On n'a pas besoin d'avoir lu Marx pour comprendre que la lutte des classes se poursuit sous tous les putains de régimes politiques. Y'en a toujours des taouins qui cherchent à écraser les autres, pour se prouver je ne sais trop quoi, sinon qu'ils sont la honte de l'humanité.
***
Politiquement vôtre, c'est le titre de mon billet ce matin. Hou! Ça promet... Quelles conneries de gérant d'estrade je vais sortir là? Grattons un peu pour voir...
Prenons notre système politique, tiens, notre monarchie constitutionnelle travestie en démocratie parlementaire à scrutin uninominal à un tour...
D'abord, je ne changerais pas ce gruau fade contre tout ce caca stupide qui gouverne le reste du monde. On a beau crâner autant qu'on voudra, la société la plus socialiste du monde, dans le bon sens du terme, on s'en rapproche un peu. Et je dis on parce que tout ce Disneyland que je me fais dans ma tête à propos du Québec et du Canada ne provient pas de politiciens éclairés, mais bel et bien d'agitateurs obscurs qui n'ont pas craint de porter des bouts de pancartes pour que les types en cravates gouvernent du bon bord, par crainte de passer par-dessus bord.
Les mutins ont le dessus et tout ce qu'on veut, au fond, c'est un bon salaire et de quoi s'amuser. Panem et circem en quelque sorte. Du pain et des jeux. Donc, le capitaine reste aux commandes et au lieu de dire «fichtre et sapristi vous êtes des abrutis» le voilà qui dit «come on folks! have fun and get a beer!» C'est ça ou bien il crève. Et nous voilà en pleine sociale-démocratie, un système plutôt sympathique, qui ne sacrifie pas tout à fait les droits de la personne et qui permet aux pauvres de souffler un brin. Et peut-être même, ô crime des crimes pour un bourgeois qui s'achète des godemichés au sex-shop du coin, de boire une petite bière.
Ça voudrait que les pauvres n'aient que des vertus et, pleins aux as, ça ne sait pas donner l'exemple. Tu-tu-tu! Regardez la poutre qui traverse votre oeil au lieu de pitcher de la paille dans les yeux du voisin. En vérité je vous le dis, ne faites pas chier les pauvres.
***
Éric Caire, candidat au "leadershit" d'un petit parti minable de province, survivance des bérets blancs et des créditistes, propose, oh que c'est fils à papa et petit-bourgeois comme mentalité, de hausser les frais de scolarité. D'abord, qu'il y ait des frais de scolarité, ça ne me revient pas en tant qu'Indien. C'est le devoir de la communauté de soutenir l'éducation des enfants jusqu'à leur adulescence s'il le faut. D'abord, un type instruit c'est toujours bien quelqu'un de plus qui sait lire, écrire et baragouiner un peu en anglais. Tout ce qu'il faut pour faire la piastre en définitive.
Victor Hugo, dans Les Misérables, faisait dire à peu près ceci à l'évêque de Digne: l'éducation devrait être gratuite pour tous, la société paie pour les ombres qu'elle produit. C'est au tout début du roman, en haut à gauche. Je vois la page 43 ou 83... L'image mentale est un peu floue... Cela devait être dans l'édition Marabout la moins chère, achetée à vil prix dans quelque bazar du livre...
***
Quand toutes les shops ferment, on se dit que l'avenir est peut-être ailleurs.
Dans la fabrication de baguettes chinoises par exemple.
Un milliard de chinois qui mangent avec des baguettes, ça fait pas mal de monde en bout de ligne. Mettons qu'on vend ça une piastre. Un millard cash. Moins les taxes pis l'impôt pis le graissage politique. Je dis ça d'même moé-là. Z'êtes pas obligés de me suivre.
***
J'ai jamais dit que j'étais brillant. Mais on ne me fera pas dire qu'il faut payer pour l'éducation. C'est pas vrai que les étudiants sont pleins aux as. Y'en a qui en arrache. Généralement, on ne les voit pas à l'école. Ils n'ont pas les moyens d'y aller. Et il faudrait hausser les frais, rendre l'école encore plus inaccessible, tout ça pour satisfaire le mépris de petits-bourgeois fils à papa déconnectés de la société dans laquelle ils vivent? Pouah! Elles puent vos idées, gens de l'ADQ...
***
Thierry Vandal est ce grand patron de notre chère et bienaimée Hydro-Québec dont nous sommes tous et toutes, Québécois et Québécoises, les généreux et magnanimes copropriétaires. Hydro-Québec est le fleuron de notre pays. Notre sovkhose de l'électricité à bon prix que l'on vend à plus gros prix à nos voisins. On en fait du beau et bon cash avec l'Hydro.
M. Vandal, notre employé, a validé des contributions totalisant 450 000$ à deux collèges privés. Pour le collège Notre-Dame, le hic c'est qu'il siège sur le conseil d'administration du collège PRIVÉ en plus d'être un ancien étudiant. Voilà que notre employé se permet des largesses de grand prince et qu'il finance les collèges privés, alors que l'école publique manque de moyens... Il y a l'apparence d'un conflit d'intérets, pour rester poli.
Une société publique doit soutenir les institutions publiques, cela va de soi. C'est juste la grosse hostie de logique.
Cela tient presque de l'héroïsme pour quiconque me connaît un tant soit peu.
Ce n'est pas que je sois particulièrement querelleur, c'est juste que le mépris des pauvres me pue au nez. On n'a pas besoin d'avoir lu Marx pour comprendre que la lutte des classes se poursuit sous tous les putains de régimes politiques. Y'en a toujours des taouins qui cherchent à écraser les autres, pour se prouver je ne sais trop quoi, sinon qu'ils sont la honte de l'humanité.
***
Politiquement vôtre, c'est le titre de mon billet ce matin. Hou! Ça promet... Quelles conneries de gérant d'estrade je vais sortir là? Grattons un peu pour voir...
Prenons notre système politique, tiens, notre monarchie constitutionnelle travestie en démocratie parlementaire à scrutin uninominal à un tour...
D'abord, je ne changerais pas ce gruau fade contre tout ce caca stupide qui gouverne le reste du monde. On a beau crâner autant qu'on voudra, la société la plus socialiste du monde, dans le bon sens du terme, on s'en rapproche un peu. Et je dis on parce que tout ce Disneyland que je me fais dans ma tête à propos du Québec et du Canada ne provient pas de politiciens éclairés, mais bel et bien d'agitateurs obscurs qui n'ont pas craint de porter des bouts de pancartes pour que les types en cravates gouvernent du bon bord, par crainte de passer par-dessus bord.
Les mutins ont le dessus et tout ce qu'on veut, au fond, c'est un bon salaire et de quoi s'amuser. Panem et circem en quelque sorte. Du pain et des jeux. Donc, le capitaine reste aux commandes et au lieu de dire «fichtre et sapristi vous êtes des abrutis» le voilà qui dit «come on folks! have fun and get a beer!» C'est ça ou bien il crève. Et nous voilà en pleine sociale-démocratie, un système plutôt sympathique, qui ne sacrifie pas tout à fait les droits de la personne et qui permet aux pauvres de souffler un brin. Et peut-être même, ô crime des crimes pour un bourgeois qui s'achète des godemichés au sex-shop du coin, de boire une petite bière.
Ça voudrait que les pauvres n'aient que des vertus et, pleins aux as, ça ne sait pas donner l'exemple. Tu-tu-tu! Regardez la poutre qui traverse votre oeil au lieu de pitcher de la paille dans les yeux du voisin. En vérité je vous le dis, ne faites pas chier les pauvres.
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Éric Caire, candidat au "leadershit" d'un petit parti minable de province, survivance des bérets blancs et des créditistes, propose, oh que c'est fils à papa et petit-bourgeois comme mentalité, de hausser les frais de scolarité. D'abord, qu'il y ait des frais de scolarité, ça ne me revient pas en tant qu'Indien. C'est le devoir de la communauté de soutenir l'éducation des enfants jusqu'à leur adulescence s'il le faut. D'abord, un type instruit c'est toujours bien quelqu'un de plus qui sait lire, écrire et baragouiner un peu en anglais. Tout ce qu'il faut pour faire la piastre en définitive.
Victor Hugo, dans Les Misérables, faisait dire à peu près ceci à l'évêque de Digne: l'éducation devrait être gratuite pour tous, la société paie pour les ombres qu'elle produit. C'est au tout début du roman, en haut à gauche. Je vois la page 43 ou 83... L'image mentale est un peu floue... Cela devait être dans l'édition Marabout la moins chère, achetée à vil prix dans quelque bazar du livre...
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Quand toutes les shops ferment, on se dit que l'avenir est peut-être ailleurs.
Dans la fabrication de baguettes chinoises par exemple.
Un milliard de chinois qui mangent avec des baguettes, ça fait pas mal de monde en bout de ligne. Mettons qu'on vend ça une piastre. Un millard cash. Moins les taxes pis l'impôt pis le graissage politique. Je dis ça d'même moé-là. Z'êtes pas obligés de me suivre.
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J'ai jamais dit que j'étais brillant. Mais on ne me fera pas dire qu'il faut payer pour l'éducation. C'est pas vrai que les étudiants sont pleins aux as. Y'en a qui en arrache. Généralement, on ne les voit pas à l'école. Ils n'ont pas les moyens d'y aller. Et il faudrait hausser les frais, rendre l'école encore plus inaccessible, tout ça pour satisfaire le mépris de petits-bourgeois fils à papa déconnectés de la société dans laquelle ils vivent? Pouah! Elles puent vos idées, gens de l'ADQ...
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Thierry Vandal est ce grand patron de notre chère et bienaimée Hydro-Québec dont nous sommes tous et toutes, Québécois et Québécoises, les généreux et magnanimes copropriétaires. Hydro-Québec est le fleuron de notre pays. Notre sovkhose de l'électricité à bon prix que l'on vend à plus gros prix à nos voisins. On en fait du beau et bon cash avec l'Hydro.
M. Vandal, notre employé, a validé des contributions totalisant 450 000$ à deux collèges privés. Pour le collège Notre-Dame, le hic c'est qu'il siège sur le conseil d'administration du collège PRIVÉ en plus d'être un ancien étudiant. Voilà que notre employé se permet des largesses de grand prince et qu'il finance les collèges privés, alors que l'école publique manque de moyens... Il y a l'apparence d'un conflit d'intérets, pour rester poli.
Une société publique doit soutenir les institutions publiques, cela va de soi. C'est juste la grosse hostie de logique.
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