lundi 7 avril 2008

LES POMMES ROUGES NE SONT PAS BLEUES



Lundi matin. 7 avril 2008. Il est six heures trente-trois et je n'ai aucune opinion en ce moment sur quoi que ce soit, d'où cette sotte énumération quant à l'état des lieux.

J'écris donc à la va comme je te pousse, comme si je vous manquais de respect. Je laisse mes doigts taper n'importe quoi sur le clavier. Je bouche des trous, tiens. J'écris pour rien. Je remplis le ouèbe de ma fatuité, ce matin, juste pour que la langue française ne s'en tire pas trop mal.
Mon combat pour la langue, je le mène en écrivant des niaiseries. Une langue meurt quand elle n'est plus drôle. Elle naît généralement dans l'humour. La nôtre en tout cas. C'est Rabelais qui l'a mise au monde. Et c'est l'horaire des chemins de fer et les manifestes politiques qui ont failli la tuer.
Le français originel c'était du joual latin, du créole latin. Ba moin un tibo ou e'j'veux dou la c'est pareil. Et je n'écris ça que pour rire puisque, je vous l'ai dit, je ne sais pas où je m'en vais avec ce message, même si le français se doit d'être drôle.


ET EN AVANT LA MUSIQUE!


Je suis un peu dans l'état d'esprit de ce blues génial interprétée par John Lee Hooker et Canned Heat, collaboration qui a donné naissance à de magnifiques blues lents et intenses. J'ai eu mal à la tête cette nuit et je récupère, voyez-vous. Donc, j'écris n'importe quoi et mon rédacteur en chef virtuel accepte cette chronique sans sourciller. Il accepte vraiment n'importe quoi. Il n'y a vraiment rien pour l'arrêter.



Cela dit, je ne serai pas capable de traverser une journée à ce rythme. Je vais donc transiter vers celui-ci, Roxane de John Mayall. À ce sujet, je cherche encore l'album Blues in The Laurel Canyon de John Mayall. C'est son meilleur.



Les premiers albums sont souvent plus intenses chez nombre de chanteurs. Je préfère souvent les premiers albums aux suivants, comme si les artistes devenaient plus bruyants en vieillissant. Nebraska, de Bruce Springsteen, illustre bien ce principe. C'est, de loin, son meilleur album. C'est aussi le plus intime.



Pour quelqu'un qui n'avait rien à dire ce matin, je ne m'en tire pas trop mal...



Comme vous avez été gentils de me lire, je vous laisse sur The Beast In Me de Johnny Cash. Cash, Lee Hooker et Spingsteen m'inspirent beaucoup dans mon jeu de guitare minimaliste. Il faudrait bien que je me déniaise et que je publie mes Mp3 ici... (Encore de la job! Je n'arrête pas!)

LE PRINTEMPS DE BOTTICELLI

J'ai inséré Le printemps de Botticelli sur mon blogue puisque j'y faisais référence sur mon blogue hier. Ma toile, intitulée Naturellement, avait pour point de départ une caricature de Botticelli qui a terminé en déclaration d'amour à ma blonde. Parce que la fille sur la toile, c'est ma blonde tout crachée et le zigoto, qui attrape une pomme, eh bien ça doit être moi, tel que je me vois, avec quelques livres en moins...

Tabarnak...

dimanche 6 avril 2008

NATURELLEMENT

C'est dimanche, il fait beau et l'on entend l'eau ruisseler des bancs de neige. Cela se mélange aux chants d'oiseaux. C'est le dégel et nous sommes comblés même s'il reste encore quelques jours à patienter d'ici à ce que toute la neige et toute la glace soient fondues.
Je viens de terminer ma grande toile. Je l'ai intitulée «Naturellement». Je me suis inspiré partiellement du Printemps de Botticelli, même si mon interprétation est plutôt caricaturale, pour ne pas dire clownesque. Je n'avais pas de modèle. C'est sorti tout droit de ma tête, comme ça. Je me rapproche, par ailleurs, de Gauguin. J'ai encore des croûtes à manger mais tout me ramène vers Gauguin, comme si j'avais un énorme besoin d'exotisme par les temps qui courent.

Voici donc ce fameux tableau. Il ne s'agit évidemment que d'un extrait. Ce n'est pas à vendre pour le moment. À moins que vous n'ayez des arguments convaincants. Si c'est le cas, rejoignez-moi par courriel: bouchard.gaetan@gmail.com

Gaétan, Naturellement, Acrylique sur toile, 2008


samedi 5 avril 2008

Souffle du printemps

J'ai ressenti la chaleur du soleil pour la première fois depuis au moins six mois. C'est le souffle du printemps.

Hier, j'ai vu deux outardes solitaires dans le ciel vers 6h30 du matin. Je ne sais pas ce qu'elles foutaient de ce côté-ci de la frontière. Peut-être qu'elles en ont marre des États-Unis. Elles ont hâte de venir ici.

Il fait soleil. Les bancs de neige fondent. C'est merveilleux.

La rage au volant se manifeste à chaque coin de rue, mais la loi complique les choses. Les pénalités sont devenues plus sévères pour les excès de vitesse. Elles ne le sont pas suffisamment quant à moi mais c'est un pas dans la bonne direction.

Si cela n'était que de moi, le permis serait retiré après un seul excès de vitesse dans une zone scolaire, par exemple. Mettons une suspension d'un an. Ce n'est pas un droit, conduire un automobile, mais un privilège.

Tu roules trop vite et tu veux jouer à King of The Road? T'es out asti. Retiré! Ouste! Du balai!

Tu prendras l'autobus calice et tu marcheras, pauvre con. Ça te fera réfléchir.

J'ACHÈVE UNE TOILE ET J'EN COMMENCE UNE AUTRE...

Ma toile est presque terminée. C'est une scène bucolique un peu cucul-bonbon. Je n'avais pas envie de peindre un type empalé sur un pieu avec les yeux exorbités qui se font dévorer par des corbeaux.

Ma prochaine toile ne devrait pas toucher à des thèmes macabres. Désolé. Je ne le ferai qu'à gros prix.

Surveillez mon blogue, je vais vous la présenter sous peu.

J'aimerais bien aussi présenter mes chansons mais j'ai encore beaucoup à apprendre. Je dois trouver un moyen de créer des liens audio avec Blogger. Je sais que cela se fait. Cependant je suis paresseux et je ne prends guère le temps de fouiller plus.

J'ai des tas de poèmes, de textes inédits et de chansons dans mes tiroirs. J'en ai pour toute une vie à sortir tout ça...

Je profiterai des journées où je manque d'inspiration pour vous les faire connaître un par un, à la pièce.

J'ai encore du pain sur la planche et il fait trop beau dehors pour continuer d'alimenter mon blogue. Donc, je m'en vais. Ciao!

Lénine, l'énumération, les citations, les copiés-collés...

L'ÉNUMÉRATION

En religion comme en politique, je suis incapable de m'intéresser à tout ce qui relève de l'énumération: les 8 sentiers de la sagesse, les 4 points du manifeste de tel ou tel parti, les 3 ceci, les 7 cela... J'aime trop la littérature et la philosophie pour la laisser entre les mains de ces comptables de l'existence.

LES CITATIONS & LES COPIÉS-COLLÉS

Un vrai écrivain n'entrecoupe pas sa prose de citations incessantes. Faire référence à un auteur, pour un écrivain, c'est s'imprégner de son esprit pour le résumer en une formule qui lui est propre.

Je ne dis pas qu'il faille se gaver de lieux communs comme de dire ceci, par exemple: «Nietzsche? Ah oui. Dieu est mort, n'est-ce pas?» Nietzsche ratissait plus large et bien d'autres avant lui on dit que le dieu Pan est mort, dont Plutarque... Mais ce n'est pas là où je veux en venir.

ET LÉNINE?

L'informatique favorise le copié-collé pour les rédacteurs les plus paresseux. On lit souvent sur les blogues ou les forums des textes qui n'en finissent plus, ramassis de copiés-collés indigestes entrecoupés de propos lénifiants ou léninistes...

Lénine! En voilà un que je n'ai jamais été capable de lire.

Lénine me semble, en quelque sorte, l'ancêtre des «forumeux». Tous les textes de Lénine sont faits de condamnations lapidaires, de citations à l'emporte-pièce et d'insultes maladroites. C'était un écrivain très médiocre. Et il s'est publié beaucoup plus de Lénine que de Rimbaud, croyez-moi... Comme quoi l'on a parfois raison d'être peu lu...

Faire court, voilà ce qui est le plus difficile à apprendre.

Je vais mettre cette maxime en pratique illico.

Je vous quitte sur cette chanson de circonstance en ce samedi matin pluvieux.

vendredi 4 avril 2008

UN COMMENTAIRE POUR RENART LÉVEILLÉ...

Je discutais avec ma conjointe ce matin et je lui parlais du blogue de Renart Léveillé (RL)qui me semble plus intéressant que bien d'autres blogues parce qu'il ne cultive pas cette manie de tout ramener vers une doctrine politique. En le lisant, j'ai l'impression d'avoir affaire à un auteur et non pas à une machine à scander des slogans.

Je rouvre le blogue de RL ce matin et, paf!, je m'étonne d'apprendre que RL m'aime beaucoup... Fuck! C'est de la télépathie! Je jure que je ne connais pas RL et que je ne lui ai jamais parlé de ma vie! Nous avons échangé deux ou trois commentaires, comme ça, et c'est tout.

Sérieusement, Monsieur Léveillé, votre blogue est excellent et je ne dis pas ça pour faire un retour d'ascenseur. Votre orthographe et votre syntaxe surpassent de loin tout ce qui se publie dans la blogosphère francophone. Vos thèmes sont diversifiés et vous écrivez avec vos tripes. Bravo.

ANARCHO-PRAGMATISME...

Pour ce qui est de cet «anarcho-pragmatisme» qui me traite ici de «castré psychologiquement», je comprends assez vite qu'il doit être une espèce de libertaire sectaire qui ne vaut guère mieux qu'une féministe ou un marxiste sectaire...

C'est du pareil au même, la même attitude psychologique de fanatique complètement à côté de ses pompes qui voit le monde par le petit bout de la lorgnette. Je ne m'en offusque même pas et me plais même à publier in extenso son galimatias de politicien à gogo.

Il est plus difficile d'apprendre à lire qu'à écrire. L'ironie passe inaperçue aux yeux de ceux qui ne s'en tiennent qu'aux théories bidons pour se faire une idée.

Une idée, au fait, c'est tout le contraire d'une idée fixe...

Une idée, c'est une hypothèse, une intuition, un satori, n'importe quoi mais pas une idée fixe, ce qui relève du vocabulaire des troubles mentaux.

Sur ce, je vous quitte avec cette petite chanson.

UN AN QUE JE BLOGUE À CETTE ADRESSE

Cela fait un an que je blogue à cette adresse. J'ai tenu un journal électronique un an auparavant.

Blogger a considérablement facilité la publication régulière de mes textes. Avant, je passais par FrontPage puis exportais ma page vers Geocities. Cela prenait un temps fou. Beaucoup de gossage pour rien et peu d'interactivité.

J'ai écrit en tabarnak en un an. Fiou! Un vrai moulin à paroles...

Je n'ai fait aucune publicité pour ce blogue.

Je n'ai envoyé aucun courriel pour dire coucou je suis là.

Je me suis levé un matin et j'ai écrit. Le lendemain, j'ai écrit encore. Et un an plus tard, je suis toujours là, avec toujours plus de lecteurs, sans que je n'aie fait quoi que ce soit pour me faire voir.

Cela continue encore ce matin. J'ai des milliers de choses à écrire et n'aurai jamais assez d'une vie pour raconter tout ce que ma mémoire a emmagasiné au cours de mes pérégrinations dans les hauts lieux et les bas-fonds de la société.

Je ne ferai pas encore de publicité. J'ai déjà assez de courriels à gérer comme ça. Je poursuis mon expérience de blogueur avec la désinvolture d'un écrivain russe de la fin du XIXe siècle.

Merci, chers lecteurs, chères lectrices, de perdre votre temps à lire mes niaiseries.

Si vous avez encore plus de temps à perdre, faites-moi de la publicité. Pour me trouver, taper Gaétan Bouchard sur Google. Je suis le premier en haut de la liste. Le premier Gaétan Bouchard du monde entier, wow!

jeudi 3 avril 2008

LES FEMMES NE SONT PAS DES PIEDS DE CENDRIER

Je me réjouis que les femmes aient pris plus de place dans la société. La libération de la femme a tout autant servi la libération de l'homme.

L'homme d'il y a cent ans avait le droit de violer sa femme à longueur de journée en la traitant comme un pied de cendrier. Rien ni personne ne pouvait s'interposer entre l'homme et sa créature. La femme ne pouvait pas voter, la conne, et il lui était impossible d'avoir un compte en banque ou d'émettre des chèques. Bref, la femme était vraiment un pied de cendrier: «Va me chercher ceci! Ramène mes pantoufles! Mon journal! Mets-toé à quatre pattes! Fais la belle! Wouf! Wouf!»

Le vote des femmes a entraîné une amélioration notable des conditions de vie de l'ensemble de la population. Ce vote s'est déplacé naturellement vers les partis les plus progressistes. Les libertés des femmes ont engendré d'autres libertés, de sorte que tout le monde en a profité, même les hommes.

L'homme d'aujourd'hui ne peut plus traiter sa femme comme un pied de cendrier.

S'il hausse le ton ou veut jouer aux bras, on le crisse en dedans assez vite merci.

Les enfants ont aussi profité de la libération de la femme. On ne peut plus les battre comme le voulait la tradition masculiniste passée... «Un enfant qui y'écout' pas faut l'frapper à coups d'ceinture tabarnak! Ça va g'y y'apprendr'!» Ce discours n'a plus du tout la cote. Ouste! Et tant mieux qu'il en soit ainsi.

Même les joueurs de hockey en profitent. Ceux qui patinent pourront le faire sous la protection de la loi, puisque les bagarres pourraient être considérées pour ce qu'elles sont intrinsèquement: des voies de faits. C'est une autre conséquence de la libération de la femme. Même le sport s'ennoblit. Le hockey va devenir un art. Ça va bientôt scorer sur Casse-Noisettes ou La flûte enchantée.

LA FEMELLISATION DU QUÉBEC?

Quand j'entends quelques vétustes représentants de la gent masculine dénoncer la «femellisation» du Québec, le pouvoir des femmes contrôlantes, les «Gère-Mène» (Germaine, sic!), le «gouverne-maman» (gouvernement, sic!) et toutes ces expressions courantes dans la bouche de André Arthur, entre autres, eh bien je me marre.

Mon oeil! Nous sommes passés d'une société où les femmes étaient traités comme des pieds de cendrier à une société où il est interdit de fumer dans les lieux publics et où il faut porter des pantoufles quand les planchers sont cirés... Ce n'est pas si pire, me semble. On n'en mourra pas.

Bien sûr, cela fait plus gars d'être sale et de sentir la marde... Mais bon, la propreté ça ne nuit à personne. Même les hommes se brossent les dents de nos jours. De moins en moins de femmes parlent de leurs conjoints qui sentent le swing. Beau progrès là aussi. Je ne sais pas si l'homme d'aujourd'hui est rose, mais il est généralement propre. Il pue moins du batte. Enfin, c'est ce que j'en conclus.

PLUS DE FEMMES DIPLÔMÉES...

Il y a plus de femmes qui sortiront diplômées en droit ou en médecine, non pas parce que l'on favorise les femmes, mais parce que l'université favorise les bonnes notes, généralement obtenues quand on sait lire, écrire et compter, trois matières méprisées par bon nombre d'hommes, encore coincées dans la nostalgie de leurs arrières-grands-pères triples cons qui s'ennuient de leur pied de cendrier...

Sur ce, une petite toune de gars pas rapport.

mercredi 2 avril 2008

PLUS GELÉS QUE LES JUNKIES...

Richard Martineau rapporte sur Elle-Québec une anecdote que j'ai souvent entendue. Je résume le fond du propos: le plus dur, pour un vagabond qui court les rues et les ruelles, ce n'est pas de s'adapter au fait de se laver ou de se lever tôt le matin. Non, le plus dur c'est de s'adapter aux discussions oiseuses que l'on peut entendre dans le cadre d'une vie rangée.

Dans la rue, on peut tout aussi bien parler de Shakespeare ou des trous noirs. Au quotidien, la grande majorité des gens s'astreignent à des sujets de conversation si médiocres que d'aucuns préfèreraient crever dans la rue, une seringue dans le bras, à rêver, plutôt que de supporter ce galimatias de niaiseries sur une émission de télévision abrutissante. Plutôt crever que de supporter ça...

Personnellement, je préfère souvent discuter avec des paumés, des vagabonds et des traîneux plutôt qu'avec des gens dits «rangés». On dirait que la switch est à off chez les gens rangés, comme si le type gelé raide était encore moins dopé que des gens rangés... Je ne veux pas faire l'apologie des drogues. Loin de là. Mais je vois bien qu'il y a une anesthésie généralisée de l'imagination chez bon nombre de gens. Je ne dis pas ça avec mépris. Je constate.

Pour ne pas sombrer dans la rue, je vis en retrait du monde, avec mes proches, ma musique, mes pinceaux.

Chez-moi, il n'y a pas de tabous. On discute de tout et tout se remet en question. C'est mon sanctuaire pour survivre aux émissions de téléréalité stupides et surtout résister aux commentaires inutiles qui s'ensuivent.

YOUPPI! L'AVENIR EST AUX PIÉTONS!

Youppi! Les pénalités pour excès de vitesse ont doublé au Québec. Les amendes seront plus salées et le chauffeur perdra encore plus de points de démérite.

De plus, il sera interdit à partir du 1er juillet prochain de parler dans son cellulaire tout en étant au volant, à moins d'être muni d'un dispositif à mains libres.

C'est un pas dans la bonne direction, même si ça me semble trop peu. Rien ne ralentira jamais assez le cheval de fer.

L'avenir est aux piétons.

LIBÉRONS-NOUS DES LIBÉRAUX?

Finalement, le gouvernement libéral n'est pas si bête que ça.

Libérons-nous des libéraux? Les caricatures de Loco Locass sont tellement grosses qu'on finit par n'y voir que de la propagande cheap d'un nouveau genre.

Comme ça ne colle pas trop à la réalité et que le hip-hop est une musique de types qui ne connaissent rien à la musique, c'est juste normal que cela se termine ainsi, avec les libéraux et Jean Charest en hausse dans les sondages.

Et dire qu'ils le surnommaient «Patapouf»... Bravo de ridiculiser la classe ouvrière avec d'aussi viles tactiques de propagande. Les insultes ne remplaceront jamais les arguments.

Il n'y a bien que les marxistes pour penser que le peuple est aliéné et qu'il ne sait pas réfléchir...

Pas étonnant que le peuple se crisse des marxistes. C'est un juste retour d'ascenseur.

mardi 1 avril 2008

Contre la cruauté des phoques envers les morues

Ce matin, à LCN, j'ai entendu que des militants contre la cruauté envers les animaux se réjouissaient de la mort des quatre chasseurs de phoques décédés récemment au large des Îles de la Madeleine. Cela ne m'étonne pas. Évidemment, les organisations luttant contre la cruauté envers les animaux se dissocient de ces propos stupides, nihilistes et... inhumains. Cependant, cela met tout de même en doute la logique qui anime une bonne frange de militants contre la cruauté envers les animaux, dont l'homme semble le moins important de tous à leurs yeux.

Je suis, cela dit, contre la cruauté des phoques envers les morues. Ces pauvres morues innocentes se font happer sauvagement par ces brutes assoiffées de sang et d'oméga 3. Les phoques se jettent sur elles comme de diaboliques créatures sans pitié qui plongent leurs dents féroces dans les yeux, les branchies ou les chairs molles de la morue sans défense.

Et que dire de la morue, cette salope! Capelans, harengs, lançons, plies, jeunes flétans du Groenland, brabes, crevettes, ophiures et cténophores finissent dans sa bouche cruelle, déchiquetées ou avalées tout rond par ce prédateur méchant et sans coeur qu'est la morue.

Finalement, il n'y a que le ver de terre pour être noble et bon...

Ce n'est pas pour rien qu'il finit toujours empalé sur les hameçons.

La vie est trop cruelle, pour les vers de terre comme pour les militants contre la cruauté envers les animaux.