Hitler se plaisait à dire aux Allemands qu’il était venu les délivrer du fardeau de la liberté.
Quels étaient les ennemis naturels de Hitler? D’abord les juifs, puis tous ces maux qu’il associait à la «juiverie internationale» : le libéralisme, le cosmopolitisme, le capitalisme, le bolchévisme, etc.
Quand j’entends certains «intellectuels»(sic!) répéter que l’identité québécoise est menacée par le libéralisme, le cosmopolitisme et le capitalisme, cela m’inquiète un peu quant à la santé intellectuelle de notre prétendue nation.
Cela me fait d’autant plus froid dans le dos que les juifs et les arabes se font de plus en plus «tasser» dans le coin dans leurs discours insidieux.
«La tolérance, semblent éructer nos ultranationalistes d’extrême-droite qui s’ignorent, c’est bon pour les Canadians. Elle a été inventée par Pierre Eliot-Trudeau, avec son démoniaque multiculturalisme canadian! »
Il y a un examen de conscience à faire là-dessus.
Je pense que les vrais intellectuels du Québec ont le devoir de se faire entendre à ce moment précis de notre histoire, avant que cela ne bascule dans la bêtise.
Bien que je sois fédéraliste, j’apprécie l’initiative de Gilles Duceppe d’atténuer le jeu en souhaitant hier, lors d’une déclaration, que le projet de loi 195 sur l’identité québécoise soit présenté devant la Commission des droits de la personne.
C’est ce qui s’est passé d’ailleurs puisque ce matin Cyberpresse m’apprend que la Commission des droits de la personne juge que le projet de loi de Mme Marois est discriminatoire.
Peut-être que Gilles Duceppe deviendra chef du PQ sous peu.
Si c'était le cas, j’espère qu’il en profiterait pour épurer le langage politique des péquistes.
Lutter contre le libéralisme, le cosmopolitisme, le capitalisme, l’anglais, les juifs et les «ethnies», cela compliquera certainement la reconnaissance du Québec en tant que membre à part entière de la communauté internationale, en cas d’une hypothétique accession à l’indépendance. Cela compliquera même sa reconnaissance en tant que pays membre de l’Amérique du Nord…
Si René Lévesque était vivant, je crois qu’il redeviendrait fédéraliste et se réconcilierait avec Trudeau, dégoûté de voir ce qu’est devenu le Parti Québécois.
Péquistes en faveur des droits et libertés de la personne, SVP, resaisissez-vous! Ne vous laissez pas dériver vers le racisme et la xénophobie! Ne jouez pas le jeu des «Ben Béland» du Québec qui ont peur d'avoir peur quand ils entendent le mot couscous!
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vendredi 26 octobre 2007
dimanche 21 octobre 2007
Identité québécoise et racisme refoulé
Pauline Marois et le PQ n'entendent pas se laisser doubler par l'ADQ sur la question de l'identité québécoise... Ovation des péquistes de gauche à un discours chauvin qui nous fera passer pour une bande de clowns aux yeux du monde.
Ainsi, on ne pourra plus se présenter aux élections scolaires, municipales ou provinciales si l'on ne parle pas français... «Gulp! Yes sir madame. Sorry about that. But is it cos' you can't speak English, madame Marois? Uh?» Traducteur SVP. Madame Marois devra s'expliquer à tous les Américains et tous les Canadiens anglais qui achètent leurs produits au Québec.
Il y a 20% d'anglophones au Québec, au cas où vous ne le sauriez pas, et ce 20% représente beaucoup plus de poids politique que nous n'en avons parmi nos partenaires commerciaux, des anglophones dans plus de 85% des cas... Ce n'est pas pour rien qu'il y a plus de descendants québécois dans la diaspora que dans la terre d'origine. Les élites québécoises ont de tout temps entretenu un climat de médiocrité intellectuelle essentiellement fondé sur un nationalisme puéril. Les meilleurs ont fui et nous fuient encore. Chaque fois que l'on en rajoute sur notre «identité», c'est notre racisme refoulé qui remonte à la surface.
Dans le monde tel qu'il devient, on peut s'identifier à n'importe quel romancier chinois ou sportif australien et se bâtir la culture de son choix, par affinités intellectuelles tout autant que par un besoin viscéral d'appartenir tout entier à l'histoire de l'humanité, et non pas d'être le simple rouage d'un État ethnique, un homme façonné par une élite peu scrupuleuse des moyens employés pour l'asservir totalement à sa volonté de puissance.
***
L'imam Jaziri pourrait être déporté demain vers la Tunisie. L'ultime recours, c'est la ministre canadienne de l'immigration Diane Finley. Elle a le pouvoir de revoir la décision. On peut lui envoyer un courriel:
Ministre@cic.gc.ca
Ainsi, on ne pourra plus se présenter aux élections scolaires, municipales ou provinciales si l'on ne parle pas français... «Gulp! Yes sir madame. Sorry about that. But is it cos' you can't speak English, madame Marois? Uh?» Traducteur SVP. Madame Marois devra s'expliquer à tous les Américains et tous les Canadiens anglais qui achètent leurs produits au Québec.
Il y a 20% d'anglophones au Québec, au cas où vous ne le sauriez pas, et ce 20% représente beaucoup plus de poids politique que nous n'en avons parmi nos partenaires commerciaux, des anglophones dans plus de 85% des cas... Ce n'est pas pour rien qu'il y a plus de descendants québécois dans la diaspora que dans la terre d'origine. Les élites québécoises ont de tout temps entretenu un climat de médiocrité intellectuelle essentiellement fondé sur un nationalisme puéril. Les meilleurs ont fui et nous fuient encore. Chaque fois que l'on en rajoute sur notre «identité», c'est notre racisme refoulé qui remonte à la surface.
Dans le monde tel qu'il devient, on peut s'identifier à n'importe quel romancier chinois ou sportif australien et se bâtir la culture de son choix, par affinités intellectuelles tout autant que par un besoin viscéral d'appartenir tout entier à l'histoire de l'humanité, et non pas d'être le simple rouage d'un État ethnique, un homme façonné par une élite peu scrupuleuse des moyens employés pour l'asservir totalement à sa volonté de puissance.
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L'imam Jaziri pourrait être déporté demain vers la Tunisie. L'ultime recours, c'est la ministre canadienne de l'immigration Diane Finley. Elle a le pouvoir de revoir la décision. On peut lui envoyer un courriel:
Ministre@cic.gc.ca
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