mercredi 25 septembre 2013

Le socialisme des imbéciles selon Nietzsche

Friedrich Nietzsche disait de l'antisémitisme qu'il était le socialisme des imbéciles. Il n'appréciait certes pas les socialistes, mais il leur aurait sans doute donné un point de plus sur les antisémites.

Hitler et ses zélotes ont fait de Nietzsche le grand philosophe qui leur fallait, le type qui proposait le renversement de toutes les valeurs, la philosophie à coups de marteau et la volonté de puissance. 

Il faut dire que la soeur de Nietzsche, Elisabeth, a contribué à cette déformation de son oeuvre en mariant un agitateur antisémite, un certain Bernard Förster, avec lequel elle tentera d'établir une colonie aryenne au Paraguay... Elle va même adhérer au NSDAP et faire le salut hitlérien.

L'oeuvre de Nietzsche n'est certes pas celle d'un gourou qui songe à améliorer le sort des pauvres ou des malandrins. Il voudrait qu'on applique les dures lois de Manou, comme aux Indes. C'est-à-dire laisser l'eau croupie aux parias et l'eau potable aux nobles pour résumer l'idée. On naît dans une caste pour y mourir, sans possibilité de changement. Et c'est très bien ainsi pour cette grosse moustache.

Je ne dirais pas que Nietzsche était un humaniste. Il a parfois le charme du fou qui insulte tout le monde dans une fête ennuyante. 

Il prêche la force mais n'a rien d'un fort.

Même qu'il est devenu fou, peut-être suite à la syphilis.

Nietzsche, complètement légume, se faisait torcher le cul par des préposées dévouées tandis que sa soeur transformait son oeuvre en pamphlet aryen. On n'a pas appliqué envers Nietzsche la dureté qu'il requérait pour ne pas se laisser broyer par des êtres faibles sans autre utilité que de servir les forts. D'où la futilité de sa philosophie en ce qui me concerne.

Son utilité est ailleurs.

C'est parfois un papillon, Nietzsche. Je veux dire qu'il n'est pas toujours méchant dans son oeuvre. Il a parfois une certaine légèreté qui est trahie par son lyrisme. Il aime les mots et la musique. Il adore Voltaire. Il est un clown triste.

Et il n'en penserait pas moins que le racisme est le socialisme des imbéciles.