mercredi 7 septembre 2011

À propos des tarlais en politique

Les tarlais c'est comme les dents qui saignent pour le scorbut. La maladie, ce n'est pas les tarlais ou les dents qui saignent, mais le scorbut.

Les tarlais sont une conséquence. La cause est ailleurs.

Prenons pour exemple les tarlais en politique. On en a les dents qui saignent rien que de les voir aller. Mais ils ne sont pas le scorbut.

Il découle que la langue de bois suremployée à gauche a favorisé un temps l'ascension de tarlais de droite qui parlent comme des pieds.

Remarquez que des tarlais, il y en a autant d'un côté que de l'autre. Encore qu'à droite le coeur n'y est pas souvent. Un tarlais qui a du coeur ça réussit encore à m'émouvoir. Ce qui fait que je vote à gauche, pour celui qui semble le moins utiliser la langue de bois et qui ne me vantera pas Cuba comme étant le paradis des prolétaires sur terre. Du caca c'est du caca. Une dictature c'est une dictature, peu importe comment elle est latéralisée. Je veux la liberté et la compassion ou rien. Le socialisme sans la liberté, comme disait Bakounine, c'est la caserne, c'est le camp de travail entouré de barbelés.

Le vrai projet de société n'est pas qu'à l'Assemblée Nationale ou bien à la Chambre des Communes.

Il est dans le coeur de l'homme.

Il est dans l'âme des forêts et des créatures qui les habitent.

Il est dans l'eau, dans les airs, alouette!

En un endroit où l'on peut très bien se passer des tarlais en politique.