mercredi 20 juillet 2011

Une solution pour IQT Solutions: le socialisme hostie!

IQT Solutions opérait un centre d'appels à Trois-Rivières. Cent quarante employés y travaillaient. Ils n'y travaillent plus. La bande de baveux d'IQT Solutions est partie avec le cash sans respecter les normes de la vie en communauté. Un petit propriétaire ferait ça dans sa communauté et il se ferait péter les deux jambes assez vite merci. Mais là on a affaire à des goujats d'outre-frontière, des pleins de marde qui viennent siphonner le jus de la région pour s'en aller avec comme des voleurs.

Je me souviens de la dernière fermeture de la shop de coton qui avait succédée à la Wabasso, pour ce qu'il en restait. Je ne me souviens plus du nom de la compagnie, honnêtement. Il devait y avoir le mot textile dedans. Cela dit je me souviens que les employés avaient dû débourser trois milles piastres de leur propre argent pour sauver leur job, comme les pourris qui dirigeaient la shop le leur avaient fait comprendre, en menaçant de fermer la shop autrement. Les employés ont donc négocié des emprunts de trois milles piastres pour sauver leur job. Et ça n'a pas empêché nos joyeux patrons de prendre le large avec l'argent de tout le monde qui s'est ramassé tout nu dans la rue.

Je me souviens d'un jour de pluie. Ils devaient être deux cents personnes à marcher sur la rue Laviolette en scandant «on veut une job!»

C'était triste à fendre l'âme. Triste de voir qu'ils s'étaient faits fourrer d'aplomb.

Comme survient la fermeture sauvage du centre d'appels d'IQT Solutions, je pense à tous ces gars et ces filles-là qui scandaient «on veut une job!» sur la rue Laviolette, sous la pluie battante, un matin où j'étais le seul passant à se faire mouiller la casquette.

Il y a visiblement quelque chose de pourri au royaume de la poutine. Encore que le boss du Royaume de la poutine a peut-être plus de classe envers ses employés que ces outlaws qui se poussent avec le cash aux States ou bien au Mexico.

Pour ce qui est de la shop qui ferme, ça serait pas pire de partir une coop de travail ou bien un soviet, n'importe quoi pourvu que justice soit rendue à ces travailleurs bafoués dans leurs droits et leur dignité.

Plus que jamais je dis à bas le capitalisme. Vive le socialisme. Fuck l'injustice sociale!