mercredi 28 novembre 2018

Les macaques nous enseignent à devenir plus humains

L'homme est un primate.

L'amour existe parmi les macaques japonais.

Il est même le fondement de leur communauté.

Voyez quel est leur secret.

Ils nous enseignent comment nous pourrions vivre ensemble entre humains dignes de figurer aux côtés des macaques dans la catégorie des animaux sociaux qui ont une culture animale fondée sur l'amour.

Bref, les macaques nous enseignent à devenir plus humains.

Ce petit documentaire de 24 minutes vous fera du bien si vous êtes déprimés de l'hiver et des humains...


lundi 26 novembre 2018

Non je ne regrette rien



Chaque fois que j'ai quitté une job j'ai fait jouer cette toune à tue-tête. Ça s'est fait à CFOU dans le temps. Ça s'est fait au journal de rue Le Vagabond. Et ça s'est fait à mon ancien travail pour souligner en quelque sorte ma désapprobation de nombreux manquements à l'éthique et surtout à l'amour.

Ce n'est pas vrai que l'on doive travailler pour quelqu'un qui n'aime pas le monde autour de lui et le leur fait sentir par toutes sortes de manières très basses, très viles et surtout très lâches.

Il y en a des comme ça qui jouissent d'arracher des ailes de mouches en se croyant des mâles alpha...

Dès qu'ils sont devant un homme, ils tremblent comme des petites fiottes parce que leur vraie nature de larbin ne peut se permettre aucune forme de courage.

Finalement, comme dirait Diogène, le soleil rentre dans les écuries sans se salir. Mon âme est demeurée intacte. Ils n'auront pas réussi à tuer l'amour, l'espérance et la justice qui bouilliront toujours en moi jusqu'à la fin des temps.

À tous mes anciens collègues qui se reconnaîtront dans mes mots: je vous aime.

J'ai été le camarade de vos misères. Je les ai partagées. Je les ai vécues. Je les aurai combattues avec toute la ruse de Oscar Schindler.

Pour les autres, un examen de conscience s'impose.

Le respect est le maître-mot.

L'amour est à la base des relations humaines.

Personne n'aime les crosseurs.

Et moi, je sais pas pourquoi, tout le monde m'aime...

***

-On va te donner des bonnes références.

-Je n'ai pas demandé de références.

-Tu peux garder ton Iphone si tu promets de ne pas nous torcher sur les médias sociaux.

-Garde ton Iphone. Je vais garder ma liberté de parole...

-Est-ce que je peux parler?

-Non. Ça fait 15 ans que tu parles trop. L'heure est venue pour toi de faire ton examen de conscience.

***

Aimons-nous les uns les autres.

Et que les méchants deviennent bons.








dimanche 25 novembre 2018

Chasse-galerie moderne au-dessus de la rivière Tapiskwan Sipi

Chasse-galerie moderne au-dessus de la rivière Tapiskwan Sipi, autrefois appelée rivière Saint-Maurice sous les régimes coloniaux européens. Une nouvelle toile pour un nouvel hiver qui s'annonce et s'incruste déjà.

mercredi 21 novembre 2018

Au temps du Colosse de Rome

J'ai réalisé cette toile dans le cadre d'une commande spéciale: représenter Rome, la louve, Romulus et Rémus, etc.  Ça s'est terminé avec ce Colosse de Rome. L'amphithéâtre Flavien a fini par s'appeler le Colisée en raison de ce colosse, de ce Coliseo en italien. Il semblerait qu'il se soit dressé à Rome jusqu'après l'an 1000. On la probablement fait fondre ensuite pour financer des orgies romaines puisque ce Colosse était en or.

Néron a fait ériger ce colosse. On a décapité la tête de Néron initiale après sa mort pour la remplacer par cette tête solaire qui rappelle aussi celle de la Statue de la Liberté à New-York, la Rome de notre temps.

Fallait que je vous le dise...

Cette toile est évidemment vendue.

mardi 20 novembre 2018

Une histoire de cul

Je vais vous raconter une histoire de cul.

Elle ne se passe pas nécessairement dans un cul, mais elle tourne autour.

Vous savez que les anges ne sont pas de ce monde et que le sexe des anges c'est farfelu.

Une fois qu'on le sait, il n'y a plus qu'à vivre des histoires de cul.

Henri Crapet-Soleil, premier du nom et enfant légitime d'un végétarien et d'une unijambiste, aimait les histoires de cul. Il ne vivait que pour ça. Il se tenait la pine du soir au matin. Il se dégraissait le salami très souvent pour tout dire, seul ou en duo, rarement en groupe.

C'était un gars pas très beau qui avait du succès avec les femmes qui travaillent dans le secteur de l'industrie agro-alimentaire. Peut-être parce que sa mère était unijambiste et son père végétarien. On peut avancer toutes sortes de théories dans la vie pour justifier n'importe quoi. J'en connais qui justifie la défaite des Républicains américains aux législatives de novembre par la destruction de la Californie par des rayons lasers activés par de séditieux Démocrates...

Crapet-Soleil était ce qu'il était.

Le fait demeure que Crapet-Soleil savait inspirer la pitié et recrutait essentiellement des femmes qui se cherchaient un trou du cul à sauver. 

Il y en avait eues beaucoup parce qu'elles se fatiguaient toutes de lui au bout d'un mois, le temps pour qu'il arrive à la conclusion de son autobiographie. Après un mois, il recommençait le même récit, les mêmes histoires.

Pour ce qui est du cul, eh bien imaginez-vous le tantrisme avec le je ne sais pas trop quoi de multi-tâches à vitesse variable: lent, rapide, ultra-lent, très rapide, neutre, etc.

Ça giclait comme il le fallait et pouet ça recommençait.

Je pourrais être plus descriptif mais je ne suis tout de même pas pour rentrer dans les sous-vêtements de Henri Crapet-Soleil.

Oui, il a eu des histoires de cul.

Comme tout le monde.

Sa mère unijambiste n'était pas portée sur le sexe. 

Elle a fait l'amour deux fois dans sa vie. Dont la fois où elle a enfanté de Henri.

Son père végétarien aimait les goélands.

Vous voyez bien que tout ça le tourmentait.

D'autant plus qu'il avait attrapé une chaude-pisse.

Le boutte du cap lui faisait mal en hostie.

Sacré Crapet-Soleil!

lundi 19 novembre 2018

Aux Bergeronnes

J'ai repris mes pinceaux. Parfois, je reprendrai la parole ou les mots ou les lettres. Pour le moment, mieux vaut mettre des couleurs et des rêves par-dessus cette époque infâme.

L'art peut soulager ma conscience de toutes ces bêtises que je peux entendre au cours d'une journée.

Le manque d'empathie de certains humains me rappellent qu'il faut aussi savoir se détourner de l'humanité.

La paix intérieure est possible aux Bergeronnes, dans le golfe du grand fleuve Magtogoek à contempler le saut d'une baleine au lever du soleil alors que la lune brille encore.

J'aurai vécu ce moment, tout seul avec ce couple déjà sur la roche dont l'homme s'amusait lui aussi à prendre des croquis, tout comme moi... Ma blonde dormait encore à cette heure-là. J'ai hâte d'y retourner...

jeudi 15 novembre 2018

De 100 à 40 kilomètres heure dans une ville de tarlais

Maggie est en furie. Les gauchistes du conseil de ville ont décidé de réduire la limite de vitesse à 40 kilomètres heure dans certains secteurs de la ville. Ils prétendent que c'est pour assurer une meilleure sécurité pour les piétons et autres personnes à mobilité réduite... Pff! C'est une mesure de gauchiste qui a pour seul but de faire chier le maire qui n'est pas d'accord avec cette mesure qui ralentit l'économie... On le sait bien, les gauchistes sont contre tout...

Elle aime ça roffe Maggie. Une taloche en arrière de la tête quand t'étais jeune et t'écoutais. Ça n'a jamais tué personne. 

La gauche c'est protéger et servir tout le monde... Pff! Pis ça coûte cher. On ne peut pas se permettre d'avoir tout dans la vie.

Maggie ne demande rien. Elle crosse tout. Tout ce qu'elle peut crosser. Elle sauve des taxes et de l'impôt par toutes sortes d'astuces. Elle achète ses patates à rabais. Elle a un char neuf d'où elle peut produire des petites vidéos d'elle-même dans le rôle d'une folle enragée.

Dans sa dernière vidéo, elle en a contre les gauchistes de la ville qui ont réduit la vitesse à 40 km/h dans certains secteurs. Maggie se capte elle-même avec son Iphone. Elle roule à 100 dans une zone de 40 en hurlant comme une truie.

-Tiens mes hosties d'gauchistes pleins d'marde! J'roule à 100 dans une zone de 40! Hahaha!

Évidemment, comme elle ne se concentre pas sur sa conduite, Maggie effectue une mauvaise manoeuvre et fait une sortie de route spectaculaire.

Trois piétons ainsi qu'elle-même meurent au passage.

Le lendemain, on aurait cru que les opposants à la limitation de la vitesse à 40 kilomètres heure se gardassent une petite gêne... Mais non! Ces porcs et ces truies en étaient encore à grogner contre les gauchistes qui veulent les empêcher d'être libres au volant...

Les trois piétons étaient d'ailleurs des gauchistes. 

Ils avaient une carte d'assurance-maladie sur eux.

C'est tout dire.

Maudits profiteurs du système!

Maggie est morte, bien sûr.

Mais des gens, il en meurt tous les jours.

Et ce n'est pas en limitant la vitesse que cela va s'arrêter plus vite...

Enfin, ça ressemblait un peu à ça son éloge funèbre.

Lue par le maire en personne.

Le bon maire qui est contre les gauchistes et leurs folleries.

Il y a des limites à défendre n'importe qui et n'importe quoi.

Chiâler, ça ne met pas du gaz dans ton char.

mercredi 14 novembre 2018

Molière ou Du Chimpanzé qui riait de son patron

Molière a écrit Le bourgeois gentilhomme en réaction à celui qui l'employait.

Monsieur Jourdain, alias le bourgeois gentilhomme, est vraiment le roi des cons. Ce serait un nouveau riche de nos jours. Un type qui a de l'argent mais qui n'a pas d'éducation. Il lui en faudrait néanmoins pour séduire des femmes belles et intelligentes. Il est prêt à en acheter, Monsieur Jourdain, mais pour des fins utilitaires, en bon bourgeois qu'il est.

Laurent Tirard a produit un excellent film à ce sujet en 2007. Film qui met en vedette Fabrice Luchini dans le rôle de Monsieur Jourdain, alias l'authentique bourgeois gentilhomme qu'a peut-être subi Jean-Baptiste Poquelin dit Molière ou Du Chimpanzé...

L'écrivain, aussi amateur soit-il, fait souvent face à des dilemmes lorsque vient le moment de coucher sur le papier des histoires qui pourraient heurter de front des personnes qui s'y reconnaîtraient.

Je ne suis pas Molière, bien sûr, mais je puis vous assurer que rien de ce que je raconte n'est tiré du néant.

Comme Du Chimpanzé, j'ai cette manie de tourner en bourrique les gens qui n'ont pas d'humilité.

Peut-être que je sais où viser puisque j'ai déjà été ce genre de merde quand j'étais écrasé dans mon coin, à l'adolescence, transformant mes défaites quotidiennes en rêves de gloire et démonstrations de force imbéciles. Plus j'étais seul, plus je voulais me montrer plus grand que je ne l'étais en réalité. Une coquetterie de jeune humilié sans doute...

Je sais voir le manque d'humilité, la fatuité, la vanité, l'égoïsme parce que j'ai d'abord appris à me connaître moi-même. Tout ce que je pourrais reprocher aux autres a d'abord été expérimenté sur moi-même. Ce qui m'incite à faire moins de reproches pour ne pas expérimenter encore plus de douleurs personnelles...

Cela ne fait de moi ni un saint ni un sot. Seulement un caricaturiste des passions et pensées humaines. Parce que je suis vous tous et vous toutes. Comme Molière. Comme n'importe quel artiste digne d'avoir un nom. Comme n'importe quel farceur.

«Madame Bovary c'est moi», disait Flaubert. Il y a mis des clés pour ouvrir les portes de son monde intérieur.

Le bourgeois gentilhomme, c'était donc autant Monsieur Jourdain que Molière, même si Monsieur Jourdain a dû se sentir trahi et méprisé par ce Jean-Baptiste. Ce poqué de Poquelin qu'il avait tiré de prison et fait travailler à son compte pour qu'il puisse acquitter honorablement ses dettes de saltimbanque irresponsable.

Où veux-je en venir? À rien, comme d'habitude...

Je voulais dire que je suis tout le monde, moi aussi.

Que je suis un bon gars, que je n'ai jamais voulu faire de tort à personne...

Que j'aime l'humanité même lorsque je ris d'elle.

Parce que je ris de moi.

C'est moi que je trouve ridicule à travers l'objet ou le sujet de mes rires gras et subliminaux.

Je vous aime tout le monde.

C'est niaiseux d'écrire ça.

Je sais.

C'est un reliquat de mon éducation chrétienne.

Le bourgeois gentilhomme est drôle malgré lui.

Peut-être qu'un jour il en rira lui aussi avec tout le monde, sans sentir qu'on tente de le vexer ou de détruire son château.

Nous sommes tous ridicules.

Mais il faut avouer que les gens qui raffolent du pouvoir ont souvent les projecteurs braqués sur eux.

C'est certain que leur maquillage ne tient pas toujours.

Ça craque sous la chaleur.

Et on finit par avoir l'air d'une vieille momie qui s'agite pour rien devant un public de jeunes gens qui en redemandent tellement ils se fendent la gueule de rire.

Tout le monde passera par là à un degré plus ou moins élevé.

Même moi.

Même Molière.

Même vous.