dimanche 9 juillet 2017

Je ris et je danse sous la pluie

D'aucuns se plaignent de cet été qui n'est pas à leur convenance en raison de la pluie. Pour dire vrai, il ne pleut pas toujours même s'il pleut souvent. Et il me semble que le temps est un petit peu plus clément que ce que les bulletins météorologiques nous livrent jour après jour.

Je m'explique. Si vous voyez une icône annonçant de la pluie sur Météomédia cela ne veut pas dire qu'il faille céder à la panique. Les probabilités d'averses sont souvent de 40%. Cela signifie qu'il y a six chances sur dix qu'il ne pleuve pas.

Ce matin, on annonçait un peu de pluie. Il n'a pas plu finalement. J'ai fait du vélo jusqu'aux Vieilles-Forges de Trois-Rivières puis je suis revenu bien au sec après cette randonnée d'environ 35 kilomètres aller-retour. Je suis parti à six heures trente et suis revenu un peu moins de deux heures plus tard. J'ai pris un bon bain pour soulager mes vieux muscles. Puis je suis reparti à l'aventure, à pieds, afin de poursuivre mon entraînement.

Le temps était doux et frais. Je ressentais la caresse du vent sur ma peau. Le ciel était bleu et blanc comme le drapeau du Québec. Les nuages étaient énormes et cotonneux comme ils le sont d'habitude à l'automne.

-Hostie que j'suis bien! me suis-je surpris à me dire à moi-même.

J'ai marché jusqu'à la pharmacie pour aller quérir mes médicaments, des trucs pour faire baisser la pression et contrôler mon diabète, rien de bien grave, de quoi compenser pour l'usure naturelle de ma carcasse.

J'ai continué à me dire que la vie était belle. Je suis revenu à la maison en sifflant.

J'aurai passé une autre belle matinée à me remplir les yeux et les narines d'été.

Oh! ce n'est pas un été où il fait toujours soleil, toujours 30 Celsius et toujours je ne sais trop quoi.

C'est un été qui ne pourra jamais être aussi maussade que celui que j'ai vécu au Labrador en 1997.  Un mois d'avril perpétuel qui donnait l'envie de boire jusqu'à plus soif.

Cet été ne sera jamais aussi joli que celui que j'aurai vécu en 1994 au Yukon. Une seule pluie diluvienne qui dura une demie heure. Le ciel toujours bleu. Le soleil qui ne se couchait jamais. Une température sèche et confortable oscillant entre 25 et 30 Celsius. Pas d'humidité.

Quoi qu'il en soit, on ne me fera pas détester cet été que nous vivons présentement. Personne n'y réussira.

On annonce de la pluie? Qu'importe! La piste cyclable et les rues seront désertes parce que la majorité des gens craignent de fondre comme du chocolat sous la pluie. Je serai le roi de la piste cyclable. Je serai l'omega man de ma ville désertée. I'm gonna sing in the rain.


1 commentaire:

monde indien a dit...

Qu ' il pleuve , qu ' il vente ou qu ' il grêle - qu ' il gèle , qu ' il neige ou qu ' il fasse canicule , la vie toujours aussi belle !