lundi 29 février 2016

Spotlight sur les pédophiles de l'Église catholique

J'ai vu Spotlight vendredi dernier. Ce film de Tom McCarthy mettant en vedette Micheal Keaton a remporté hier l'Oscar du meilleur film. McCarthy en a profité pour envoyer un message au Vatican. Il faut dire que son film traite des prêtres pédophiles qui ont pu agir pendant des années en toute impunité. L'Église catholique camouflait tout et usait de son influence pour que rien ne transparaisse.
Ces actes de pédophilie ne se sont pas produits qu'à Boston, là où se déroule l'action du film oscarisé, mais partout dans le monde catholique. À la fin de Spotlight, on voit défiler des noms de lieux où l'Église catholique a étouffé des cas répugnants de pédophilie. Le Québec n'y était pas en reste...

Trop souvent on entend des fervents cathos dire que les prêtres sont des hommes comme les autres et qu'il peut s'y glisser des pommes pourries comme dans n'importe quel autre milieu.

Cela m'irrite un peu d'entendre ça.

Ils ne sont pas des hommes comme les autres, c'est ce qu'ils prétendent eux-mêmes devant leurs fidèles. C'est ce qu'ils ont fait pour cacher leurs viols à répétition sur des enfants.

Ils sont des hommes de Dieu. Ils sont là pour combattre le Mal et le péché. Et ces hommes de Dieu lorsqu'ils fouillaient dans les culottes des enfants demeuraient impunis. Ce qui n'en fait pas des hommes comme les autres, mais d'authentiques prédateurs sexuels qui ont bouleversé la vie de milliers d'enfants. Des milliers d'enfants qui sont plus tard devenus des adultes troublés aux prises avec des souvenirs douloureux.

Personne n'a voulu les croire lorsque les victimes ont dit que Frère Masturbus a joué avec leurs organes génitaux ou bien les a forcés à lui faire une fellation.

L'Église catholique n'a pas à nous dire qu'il faut pardonner les gestes des pédophiles. Elle aura amplement pratiquer cette forme de pardon.

Par contre, il y a lieu de se questionner quant à sa compassion envers les victimes de pédophilie.

Elle aura tout fait pour les écraser.

Et, aujourd'hui, elle mérite plusieurs taloches derrière la tête.

Elle mérite son sort: des centaines et des milliers d'églises qui ferment les unes après les autres.

Elle mérite le mépris généralisé de la communauté.

Ces prêtres n'étaient pas des hommes comme les autres. Non. Ils étaient pires que les autres...

***

Chaque fois que je vois une église, une statue sacrée, un symbole religieux ou une amulette je ressens un profond dégoût. Le phénomène religieux ne suscite aucune forme d'extase chez-moi.

Groucho Marx disait que l'institution du mariage était une bonne chose hormis pour ceux qui ne souhaitent pas vivre dans une institution.

Il en est ainsi pour toutes les institutions.

Quand on me montre une pyramide, je ne tombe pas en extase. Je vois des esclaves se faire fouetter et manger de la schnoutte pendant des années pour enterrer un fanfaron.

Quand on me montre une cathédrale, je n'y vois pas une merveille d'architecture. J'y vois un édifice administratif pour favoriser l'impunité des pédophiles. J'y vois la perpétuation de l'Empire romain, l'impérialisme qui aura écrasé toutes les formes de culture sur son passage. J'y vois l'impunité des prêtres et des césars.

Quand on me pointe du doigt un monastère, j'y vois une prison.

La religion? Très peu pour moi.

La spiritualité? Je veux bien dans la mesure où l'on ne vient pas me chier des réponses toutes faites à des questions portant sur l'infini. Autrement, c'est de la schnoutte. Cela m'intéresse autant qu'une partie de ouija.

Et la pédophilie? C'est sans excuses.

L'attirance envers les enfants n'est pas une distraction comme les autres.

D'autant plus que ces enfants ne demandaient pas de se faire jouer dans les culottes par de vieux cochons gluants, qu'ils aient porté une croix dans le cou ou pas.

Un cochon reste un cochon.

La souillure reste la souillure.

Il faut avoir quelques écrous en moins dans le cabochon pour trouver des excuses au viol des enfants.

Honte à l'Église catholique.

Elle devra en remuer de l'encens pour faire oublier toute la merde qu'elle aura faite au fil des époques.