vendredi 7 mars 2014

Le prochain numéro de la revue Mollusque

À la revue Mollusque l'on reçoit toutes sortes de textes, mais l'on ne répond vraiment qu'à ceux et celles que l'on connaît depuis toujours.

Les autres doivent joindre une photo et faire les jolis coeurs pour avoir l'insigne honneur de paraître dans la revue Mollusque. Après publication, Mollusque leur envoie un misérable chèque de 25$ pour s'être prêtés aux manipulations du comité rédactionnel, une vraie bande de mauviettes qui ont trouvé un moyen de niaiser des auteurs et autrices sans défense.

Le plus crétin de tous s'appelle Fabien. Il se plait à se surnommer Fabien Lamour alors qu'il porte le patronyme de Boulanger. De plus, Fabien ne fait pas si bien l'amour. Il pue fort de l'entre-jambes et ne connaît que la position de l'oiseau-piqueur. Pourtant, les auteurs et autrices doivent feindre de lui trouver un charme fou, même si Fabien a plutôt l'air d'un rat musqué écrasé sur le bord d'une route secondaire.

Ce qui fait que Mollusque ne publie essentiellement que de la marde.

Les bons textes ne valent pas une bonne accolade. N'obtient pas qui veut le per diem et autres prébendes des salonneux du livre.

Le prochain numéro de Mollusque traitera des escargots.

On demande aux auteurs d'envoyer une oeuvre littéraire à doubles interlignes et en trois exemplaires. Pas plus que trois pages, évidemment. Fabien et ses zouaves n'aiment pas lire tant que ça.

Mon ami Gaston leur a torché un de ses textes pour les narguer. Ça dit essentiellement qu'ils sont tous une bande de mangeux d'escargots et c'est écrit sur un ton qui ferait passer Léon Bloy pour un garçon rempli de gentillesse et d'humour bon enfant. C'est entre le gore et le scato. Ça gicle à chaque phrase. Et pourtant, sapristi, il en reste quelque chose.

C'est sûr que Mollusque ne va pas publier ça.

Je parie à l'avance que Fabien va téléphoner Gaston pour le niaiser un peu, histoire de voir ce qu'il a dans le ventre pour lui enlever tout goût d'écrire.

C'est mon opinion et, bien entendu, je la partage largement.






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