jeudi 12 août 2010

Le client dérange...

Des tarlais et des tarlaises, c'est pas ça qui manque.

Il y en a des flopées. Je ne dis pas qu'ils forment la majorité. Mais on en rencontre un ou deux et on pense tout de suite que c'est l'invasion. Tout simplement parce que ça peut heurter la rudesse, l'impolitesse et l'égotisme chosifiés.

Tu passes à telle ou telle caisse, à la banque, à la pharmacie, à l'hôpital, à la bibliothèque, au supermarché et tu en trouves partout sur ton chemin.

Le client n'est plus roi. C'est à peine s'il est toléré. La plupart du temps, il dérange.

-Ben là! diront les tarlais et les tarlaises.

Ben là... Et tout est dit. Les nihilistes n'ont pas besoin de s'expliquer.

Je possède mille exemples de rusticité des moeurs que je me priverai de vous raconter cette fois-ci pour couper court à ma révolte.

Je suis pour le peuple, les droits de la personne et la tarte aux pommes, d'accord, mais je ne suis pas en faveur d'encourager les tarlais et tarlaises. Ceux et celles qui traitent le client comme si c'était un tas de marde méritent d'être remis à leur place, pour le bien de tous. Parce que tout le monde souffre en bout de ligne de ces comportements de tarlais et tarlaises.

On devient alors une communauté de plus en plus intolérante, permissive pour ce qui est mauvais, généreuse pour les pleins d'marde, détestable pour la noblesse de coeur et d'esprit.

Je ne vous fais pas un sermon.

Je suis seulement en tabarnak.

***

Leçon de service à la clientèle #1

Quand un client passe à la caisse:

-Bonjour monsieur, madame.

Quand le client s'en va:

-Merci monsieur, madame. Au revoir!

Il n'est pas nécessaire de licher les pieds. Juste de ne pas agir en tarlais.

-Ben là...