jeudi 21 novembre 2013

Je ne m'appelle pas Bouchard pour rien

Il y a tant de choses à dire que je ne sais plus où commencer et quand finir. Cela fait de moi un authentique moulin à paroles québécois. Je ne m'appelle pas Bouchard pour rien. Je suis fort en bouche. Parfois mal embouché. Et gueulard lorsque l'on fait l'éloge du fascisme.

Le mois de novembre, le plus pénible d'entre tous à traverser, me semble bien court cette année. J'ai tellement à dire, à peindre et à chanter que la dépression saisonnière n'a pas d'emprise sur moi. Et c'est tant mieux. On oublie tous les tracas avec du bel ouvrage. Siffler en travaillant, y'a que ça de vrai. Chante la vie chante, ouais.

Quand je pars, je ne m'arrête plus. Coi et même taciturne en plusieurs circonstances, je deviens un porte-voix tonitruant aussitôt après avoir absorbé des heures de méditation non-transcendantale. Je médite pour ne pas médire quand je dis quelque chose. Je tourne ma langue sept fois dans le vinaigre avant que de faire mes grimaces. J'abonde en proverbes nouveaux pour m'amuser avec les mots. L'intention est moins grande que l'exercice de prestidigitation qui s'associe au message. L'important, c'est que ça sorte, sans trop réfléchir, parce que tout ce qui est trop peaufiné sent la peau morte et goûte le moisi littéraire.

De quoi parlait-on déjà?

Ah oui! Du fait que je ne m'appelle pas Bouchard pour rien.

Mon oncle s'appelle Lucien Bouchard, c'est vrai, mais ce n'est pas celui que vous penser. C'est un autre Lucien Bouchard, beaucoup plus sympathique.

C'est tout ce que j'ai à dire puisque je m'épuise moi-même à me redire.

Merci de m'avoir lu. Des fois que ça changerait quelque chose.

Sinon, eh bien ce sera toujours une niaiserie de plus dans votre journée. La niaiserie de ce sacré Guétan.

Ha! Ha! Ha!