mardi 14 décembre 2010

Tant qu'il se portera des pancartes dans les rues

Sous le régime français, il n'y avait pas de démocratie. C'est apparu après la Conquête, sous le régime anglais. Et encore qu'au début seuls les propriétaires et les locataires masculins à hauts revenus pouvaient voter.

Le statut d'électeur s'est progressivement étendu à tous, puis à toutes.

1899 pour le vote des locataires aux élections municipales. 1942 pour le vote des femmes au Québec. Nous sommes partis du gouvernement d'un seul pour aboutir à une démocratie plus participative.

Il reste encore beaucoup à faire. La démocratie porte ses maladies et ses remèdes. Elle peut servir la tyrannie comme elle peut y mettre fin.

Certains politiciens d'un autre âge croit que la démocratie s'assimile à un chèque en blanc pour quatre ans. Ils agissent comme des empereurs romains, offrant au peuple des jeux plutôt que de la justice, de l'écoute et de la probité. Ces politiciens sont le cancer de la démocratie. Lorsqu'ils apparaissent, la machine à gober des sous s'emballe. Ces pharaons rêvent d'arcs de triomphe, d'amphithéâtres et de pyramides de gypse. Ils voient grand pour que cette grandeur serve leur intérêt plutôt que de servir celui de tous les concitoyens, peu importe leur allégeance politique.

La démocratie est encore fragile au Québec. Pourtant, l'histoire nous démontre qu'elle a fait de grands pas. La sagesse nous porte à croire qu'elle en fera d'autres. Les femmes peuvent voter et les locataires aussi.

Les citoyens ont le pouvoir d'influencer le cours des choses non seulement en tant qu'électeurs, mais en tant que membre de la communauté à part entière, ni plus haut ni plus bas que le maire, ex aequo.

La démocratie se construit à tous les jours avec chaque membre de la communauté.

Rien ni personne ne pourra l'arrêter tant qu'il se portera des pancartes dans les rues.