vendredi 1 octobre 2010

Ma démarche artistique

Il s'agit d'abord de vivre pleinement. D'observer les gens, les événements et le passage des saisons.

C'est le point zéro de ma démarche artistique.

Quand l'idée me prend de jouer à faire de l'art, je reproduis ces impressions par toutes les formes de communication qui me semblent appropriées: la peinture, le dessin, la musique et même l'écriture, ce qui est le nec plus ultra de la paresse.*

Pour la peinture, je prends mes pinceaux, les trempe dans la peinture et fais ressortir des tas de personnages dans des scènes hétéroclites et polychromes sur des toiles que j'achète ça et là.

Pour le dessin, je me casse encore moins la tête. Un crayon suffit. Pour le support, j'utilise ce qui se trouve à portée de main. Une serviette de table ou bien un bout de papier de toilette.

La musique ne nécessite aucun support. Le seul bout ennuyant, c'est le bout où il faut accorder sa guitare. Entendre la note s'étirer dans l'espace et s'assurer que l'autre corde vibre au diapason. C'est de la grosse job et ça m'a pris bien plus que trois mois pour comprendre l'astuce. Le truc, c'est de reposer ma guitare sur ma bedaine et d'entendre vibrer le caisson. Touuuuuuuuu! C'est comme si le la me rendait all shook up.  Ensuite, ma vieille guitare classique Yamaha s'accorde toute seule.

Et l'écriture? Comment ça l'écriture?

Ah oui, l'écriture...


*Bien écire est à la portée de tous. Il ne suffit que d'écrire des phrases courtes et d'approfondir son dictionnaire des difficultés de la langue française. Trois mois de travail à temps plein et vous rivaliserez de génie avec Voltaire, ne serait-ce que pour la forme. Trois mois de plus seront nécessaires pour les idées, si vous êtes du genre à tout absorber rapidement, comme un enfant de l`ère numérique.
Il y a des écrivains de langue française seulement parce que personne n'a envie de se taper ce trois mois de lectures obligatoires. C'est tout de même plus facile que d'apprendre l'araméen en trois mois, un défi que certains humains relèvent haut la main et sans efforts, comme Champollion. Champollion qui mangeait ses trois repas par jour comme tout le monde. Et qui respirait le même air que tous. Il connaissait des tas de langues parce qu'il n'était pas paresseux. Et aussi parce qu'il ne travaillait pas physiquement toute la journée. C'est vrai qu'il faut un bon trois mois de travaux légers pour devenir un bon scribe. Et avec l'Internet, tout est encore plus facile.
Assez de tout ce galimatias et venons-en au fait: le bon écrire français, ce n'est pas la mer à boire.