jeudi 28 octobre 2010

La véridique histoire du maire Jocelyn Flagorneur: un autre gros hostie d'cave

Jocelyn Flagorneur était un gros hostie d'cave.

-Moé, j'hayis ça lire des livres pis les zintellectuels c'est yien qu'des mongols!

Cela ne faisait pas nécessairement partie de son programme politique. Un programme de droite, pas nécessairement étoffé, qui avait au moins l'heur d'être on ne peut plus précis.

-Si e'j'su's élu maire d'la ville, m'en va's crisser dehors les Taboules pis ceusses qui portent des nappes su' 'a tête! Les cyclistes? M'en va's agrandir les routes pou' les zautos sacrament! Pis fuck les cyclistes, les zintellectuels pis les mongols! Moé j'veux une ville propre calice!

Ça, c'était son programme politique...

-J'aime les idées du maire Ford, moé, pis e'j'veux faire comme à Toronto calvaire! M'en va's toutte les faire marcher au pas saint-chrême d'hostie! qu'il hurlait devant les médias en brandissant une moppe.

Cette ordure d'extrême-droite, rougeaud, blondinet et gros comme son idole de Toronto, se fit facilement élire par une majorité simple de 79%. Seulement 12,6% des personnes en âge de voter s'étaient déplacées le jour du scrutin. Les autres étaient restés chez-eux à se décrotter le nez.

Le gros Flagorneur charcuta dans la fonction publique, vendit l'eau potable de la ville pour 1$ à une compagnie d'eau embouteillée, puis se mit à dépenser pour des projets loufoques tout en disant fuck à tout ce qui avait l'air trop à gauche ou trop bronzé.

Comme il connaissait bien le gypse et le stucco, le gros Flagorneur fit élever des tas d'arcs de triomphe et de pyramides en gypse et en stucco. Il donna à tous ses bâtiments des noms d'explorateurs et conquistadores français. Ce n'est pas qu'il raffolait de l'histoire. Mais fallait bien qu'il leur montre qu'on en connaît un peu même si on ne retient pas les dates ni les événements.

Des organisations internationales dénonçaient la situation des droits de la personne dans sa ville. Flagorneur s'en calissait d'autant plus qu'il ne lisait pas les journaux ni les livres, comme à peu près tout le monde dans sa ville qui s'était vidée de tous ses cerveaux. Il n'était resté que trois ou quatres zintellectuels, pauvres comme Job et qui travaillaient dans les bas-fonds du marché du travail. Tous les autres se décrottaient le nez en se plaignant à peine. Comme si c'était normal d'être représenté par un gros hostie d'cave raciste et onaniste qui parlait de lui à la troisième personne du singulier.

-Flagorneur est un gars d'convictions... I' faut faire des bidous. Pis c'est toutte... Les chiâleux, moé, j'hayis ça!

C'était sa rengaine. Les journalistes la connaissaient par coeur. Et ils étaient mieux de filer droit s'ils voulaient garder leur job dans le torchon local qui publiait toutes sortes d'articles gluants sur le nouveau maire de la ville.