dimanche 30 août 2015

Ma très petite théorie de l'univers

Je ne suis pas un physicien. Je ne le serai jamais. Tout ce je connais de ce domaine se limite à quelques traités de vulgarisation scientifique. J'ai lu, bien entendu, Une brève histoire du temps de Stephen Hawking, comme tant d'autres qui n'y ont sans doute rien compris. Et puis j'ai vu le film The Theory of Everything, de James Marsh, qui relate l'histoire de ce célèbre astrophysicien atteint de la maladie de Lou Gehrig. Le film Interstellar, de Christopher Nolan, m'a aussi permis de rêver sur le même thème. J'ai complété ma formation avec La physique quantique pour les nuls, un manuel accompagné de petits dessins pour nous inciter à mieux comprendre ce qui s'explique essentiellement par des calculs mathématiques inaccessibles pour le commun des mortels.

Ma vision du monde est donc extrêmement simpliste, pour ne pas dire naïve. Elle n'est cependant pas dénuée de fondements scientifiques. Je me tiens loin des interprétations religieuses, lesquelles m'apparaissent encore plus misérables et surtout plus contraignantes.

Einstein laissait entendre que Dieu ne joue pas aux dés pour expliquer l'univers. Niels Bohr lui répliqua de laisser Dieu faire ce qu'il veut. Cette anecdote prouvant, hors de tout doute, que j'ai lu La physique quantique pour les nuls...

L'intuition précède parfois la découverte scientifique. On suppose ceci et l'on découvre cela.

Je n'ai pas la prétention d'avoir découvert quoi que ce soit. Pascal disait, en substance, que la profondeur des espaces infinis l'effrayait.

Ce n'est pas nécessairement mon cas. Cette absence de limites me fascine. Alors que tout semple pesé, soupesé et déterminé dans nos misérables existences humaines, il ne suffit que de se tourner vers le ciel pour constater que rien n'a encore été vraiment observé, sinon les ridicules mousses de nos nombrils.

J'ai ma petite théorie sur le monde. Elle ne vaut rien et ne s'appuie que sur de pitoyables suppositions qui ne seront jamais démontrées par une expérience scientifique digne de ce nom.

Je ne sais même pas si des scientifiques se sont penchés là-dessus. Probablement. Il se peut que j'aie développé cette vision suite à ma lecture d'une bande dessinée. Elle est dans ma tête depuis fort longtemps, sans que je ne sache vraiment d'où elle vient et à qui je l'ai piquée.

J'ai la vague impression que notre monde est une particule pour un univers encore plus grand que le nôtre. De même que j'ai la sensation que les particules sont des versions en miniature de notre propre univers. Cette idée n'est certainement pas originale et ne mérite que peu d'attention. Pourtant, elle est là, depuis des années et demeure inextirpable.

Deux miroirs face à face produisent la même image de l'infiniment grand à l'infiniment petit. Se pourrait-il que le monde ne soit toujours qu'un reflet d'une réalité qui nous échappe? Habitons-nous la troisième image ou la centième? Et pourquoi tant d'images de la même réalité? C'est sans doute très con ce que j'écris. Je m'en veux déjà de vous l'avoir dit.

Le point essentiel, c'est que nos rêves dirigent en quelque sorte nos recherches. Les miennes n'iront pas plus loin. Je ne saurai pas les approfondir par les mathématiques tout autant que par la métaphysique. Je ne peux que vous montrer la persistance de ma vieille idée qui ne repose sur rien de solide.

J'aurais aimé devenir astrophysicien et vous balancer des équations mathématiques pour donner du corps et de l'esprit à mes visions internes.

J'en suis malheureusement incapable.

Je ne peux décrire que des intuitions malhabiles qui n'ont probablement aucune signification.

Je me dis, souvent, que je transforme des univers chaque fois que je croque dans une pomme ou bien que je foule un brin d'herbe sous mes pieds. L'information contenue dans l'objet qui entre en choc avec moi s'en va ailleurs et se transforme en je ne sais quoi. Il devient de la matière qui nourrit un autre organisme, une autre réalité, un autre univers.

Je m'en voudrais de poursuivre plus loin mes divagations.

Ayez la bonté de me pardonner ces divagations qui n'ont strictement rien de scientifique.