mardi 20 janvier 2015

Ma gauche à moi n'est pas totalitaire

Les esclavagistes des États confédérés d'Amérique ont bénéficié du soutien d'intellectuels deux fois moins que rien qui prétendaient que les esclaves noirs seraient abandonnés à eux-mêmes s'ils ne bénéficiaient pas de l' «aide» de leurs maîtres pour les loger et les nourrir. Il s'en trouvait même parmi les esclaves pour défendre l'esclavage, à défaut d'avoir connu autre chose.

L'histoire se répète aujourd'hui avec les femmes voilées. On accuse de «paternalisme dégoûtant» ceux et celles qui croient, avec raison, qu'elles doivent être libérées du joug de l'esclavage. Ce réflexe appartient surtout à une certaine gauche plus près de l'Albanie de l'ancien dictateur Enver Hoxha ou bien de l'Ayatollah Khomeini. Hoxha, l'ancienne idole des marxistes-léninistes québécois, partageait avec Khomeini cette même rage folle contre l'Amérique, l'Occident, ses droits et ses libertés. Il ne faut donc pas s'étonner de voir des gauchistes liberticidaires faire les gorges chaudes contre tout ce qui s'attaque aux esclavagistes de l'autre monde, au nom d'une idéologie croupie qui empeste le Moyen-Âge.

Je me rattache à la gauche libertaire, la gauche insoumise qui enlève les chaînes et se rebelle contre toute forme d'autorité. Cette gauche-là n'a rien à voir avec cette soi-disant gauche caviar menée par des petits-bourgeois en mal de sensations fortes qui se mettraient à genoux devant n'importe quel tyran qui cracherait sur les idéaux de papa et maman qui paient pour tous les pots cassés.

Ma gauche à moi est profondément ancrée dans le sous-prolétariat et n'appartient à aucun parti politique. Elle se reconnaît dans tous ceux et celles qui combattent pour la liberté, la laïcité et la solidarité. Elle se tient à l'écart de toutes les formes de pensées totalitaires. Elle est honnie tant par la droite conservatrice que par la gauche bon chic bon genre qui s'agenouillerait devant le tyran Denys de Syracuse comme le faisait ce crétin de Platon.

Ma gauche à moi se promène tout nu dans les rues de la ville, comme Diogène le cynique, et elle insulte tous les grands de ce monde et leurs larbins de service.

Ainsi soit-il...