mardi 8 août 2017

Racistes et fiers de l'être...

Selon mon échelle de valeurs, le raciste n'a même pas un pied sur l'échelle. Il patauge dans la boue qu'il crée dans ses propos et ses attitudes. Il vous traitera de bien-pensant parce que vous ne voulez pas cracher avec lui sur les musulmans, les juifs ou les sikhs. Évidemment, il ne manquera pas de vous insulter puisque c'est tout ce qu'il reste au raciste pour étourdir sa conscience face à l'étalage de ses propres méchancetés et turpitudes.

Je suis tombé hier sur une nouvelle rapportée par quelques journaux sur l'Internet. On y parlait d'un résidence pour personnes âgées de Moncton où l'on rationnerait le papier-cul à deux rouleaux par semaine par bénéficiaire. Les commentaires qui apparaissaient à la suite de cette nouvelle donnaient la juste mesure de la médiocrité véhiculée par les racistes. 

Quel est le rapport entre le papier-cul, ce foyer pour vieux et le racisme? Aucun, évidemment. Pourtant, c'est encore les immigrants, les réfugiés ou les islamistes qui se trouvaient une fois de plus au banc des accusés.

Un être humain un tant soit peu rationnel aurait sans doute déploré la cupidité des administrateurs de ce foyer où l'on rationne le papier-cul. 

La rationalité, évidemment, n'est pas le fort des racistes. Tout doit servir de prétexte à nourrir la détestation de leurs ennemis préférés: les islamistes, les Arabes, les bronzés, les «fédérastes»(sic!) et Justin Trudeau...

Je me dis parfois que tout ça doit être une invention des fédéralistes pour discréditer l'option indépendantiste au Québec. Ça ne se peut pas que tant de «patriotes» autoproclamés soient aussi cons. Ils doivent être payés par les services de renseignements canadiens pour salir la «Cause»...

Mais non! Ils existent vraiment, ces racistes indépendantistes. J'en vois, j'en entends partout sur les réseaux sociaux. Je veux bien croire qu'il y a aussi des racistes chez les fédéralistes, mais on dirait que ça me fait plus mal de constater qu'il y en a au sein d'une option que je défends avec de plus en plus de points d'interrogation. Il est évident que je ne veux pas d'un Québec raciste, xénophobe et replié sur lui-même. Plutôt baiser le cul de la reine d'Angleterre, si je n'ai pas le choix, que de m'associer à ces ploucs racistes qui vomissent leur haine sur les médias sociaux.


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Une tuile est tombée d'un toit? C'est à cause des musulmans, évidemment.

Un chat est mort? On laisse rentrer trop d'immigrants...

On rationne le papier-cul dans un foyer pour vieux? C'est évident que l'État islamique est derrière ça...

À force de lire et d'entendre de telles conneries, j'ai seulement l'envie de hurler d'indignation.

Comment peut-on être aussi stupide et ne pas avoir honte de s'afficher ainsi?

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Et ça se prend pour des loups, ces racistes.

Ça se raccroche à l'idée qu'ils forment une meute.

Une meute d'écureuils anxieux qui voient du danger là où il n'y en pas.

La meute? Il semble que les racistes aiment mordre et hurler. 

Ils devraient plutôt ronger leur frein.

Réfléchir.

Raisonner.

Dissiper les ombres de leur imagination anxieuse. 

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Gilles Vigneault a chanté dans Mon pays qu'il préparait le feu et la place pour les humains de l'horizon, qu'il bâtissait une maison à côté de la sienne pour accueillir les étrangers puisque les humains sont de sa race.

Nous sommes loin de ces appels à l'inclusion, à l'ouverture et à l'hospitalité que nous faisait le barde de Natashquan. 

Depuis le 11 septembre 2001, bon nombre de personnes, y compris plusieurs indépendantistes, sont tombés dans le piège du racisme. Il n'est pas tant systémique qu'endémique, ce racisme. Il profite d'une tribune qu'il n'avait pas auparavant. Comme tout un chacun semble condamné à sa survie, dans un système comme le nôtre, le raciste finit par se trouver une famille, une forme de coopération entre bêtes féroces, un idéal de pureté. Tout seul, il se tenait tranquille. Maintenant qu'il est dans le groupe, il peut se risquer à lancer des pierres sur les étrangers lui aussi. Il bénéficie de la protection des ploucs, des petits voyous de l'école secondaire, des lâches qui aiment s'en prendre à cent contre un pour faire régner un climat de peur parmi les personnes qui ne cadrent pas avec la norme et l'idéal des baveux médiocres.

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Je crois, peut-être à tort, que les racistes ont perdu la partie. Il ne leur reste qu'à se défouler contre tout ce qui heurte le désir de se fondre à une masse qu'ils souhaitent conformes à leurs idéaux mesquins. 

Malheureusement, ils bénéficient du soutien du président des États-Unis, ce qui n'est pas tout à fait rien, même si ladite présidence est vacillante.

Que faire? Ce que les opposants à la guerre du Vietnam ont fait dans les années '70. Continuer le combat sur tous les fronts, dont le front culturel. Promouvoir l'art, la beauté, la musique et la spiritualité. Bâtir un monde parallèle à celui de feu Richard Nixon. Ne pas se laisser étourdir par les faucons de la guerre et les vrais cons racistes. Mettre des fleurs au bout de leurs canons comme dans leurs oreilles.