dimanche 15 février 2015

En direct de ma bibliothèque personnelle

Je n'avais rien à lire hier sinon ce qui traîne dans ma bibliothèque personnelle, dont tout a été lu ou presque. Les livres, voyez-vous, ne me servent pas de bibelots. Je les lis avec passion et gourmandise, surtout lorsqu'ils sont bons. Autrement, je les rejette du revers de la main en me promettant de les soumettre sous peu à l'élagage.

J'étais donc dans le sous-sol à consulter mon inventaire.

Trois contes de Gustave Flaubert? Je les ai déjà lus. Dont La légende de St-Julien l'hospitalier, de loin le meilleur des trois. Je préfère cependant Bouvard et Pécuchet ainsi que Le dictionnaire des idées reçues. La meilleure création de Flaubert, cela dit, c'est Guy de Maupassant.

Des livres de Maupassant sont d'ailleurs passés entre mes mains. La maison Tellier. Boule de Suif. Le Horla. J'adore Maupassant, vous l'aurez compris. Je le préfère à son mentor, Flaubert, qui m'apparaît souvent lourd et monotone. Maupassant est clair, net et précis.

N'allez pas croire que j'ai raison sur tout. Si je me trompe, c'est de bon coeur et sans malice envers ces auteurs qui transitent nonchalamment sous mes yeux exigeants de lecteur impatient de trouver de la moelle autour des os.

Tiens, tiens, L'adolescent de Dostoïevski,,, Je l'ai lu, évidemment. Et je ne le relirai pas. Dostoïevski peut être aussi raseur que sublime. Il faut se taper des dizaines de pages de platitudes avant que de tomber sur un pur joyau de psychologie humaine. Ses nouvelles sont moins assommantes. Néanmoins, on ne peut pas ignorer Crime et châtiment, Les possédés et Les Frères Karamazov si l'on raffole de haute voltige existentielle. Malheureusement, je n'ai pas la tête à une relecture. Je laisse de côté Dostoïevski.

Puis je tombe sur Les naufragés de l'autocar et La perle de John Steinbeck. Quel lascar ce Steinbeck! Il ne m'ennuie jamais. Cependant j'ai tout lu ça et ne me sens pas en état de les relire.

Qu'est-ce qu'il me reste alors? La momie de Théopile Gauthier. Jamais lu et pas intéressé à lire ça. Cela me semble trop enfantin. J'ai passé l'âge, que je me dis en mon for intérieur. Idem pour d'autres trucs du même ordre. Élagage? Hum...

Et voilà Alphonse Daudet. J'aime la plume de Daudet autant que celle de Marcel Aymé. Je les lis pour me reposer de tous ceux qui ne savent pas se faire comprendre quand ils s'adonnent aux Belles-lettres. J'ai lu et relu Daudet depuis ma tendre enfance, de La chèvre de Monsieur Séguin à Tartarin de Tarascon. Pur plaisir. Idem pour Marcel Aymé, essentiellement pour Le passe-muraille, La bonne peinture et Le confort intellectuel.

Je ne lirai pas ça non plus...

Et Tchékhov? Hum... Ce serait bien de relire un peu de Tchékhov... Salle 6, entre autres. Et tous ces autres petits textes débordants de vie et d'humilité.

Où sont Les âmes mortes de Gogol? Il me semble que j'avais ça...

J'emporterai donc Tchékhov dans mon lit. Pour finalement me retrancher sur une connerie publiée par Sélections du digérer pour le lecteur, une connerie bourrée d'images intitulée Qu'est-ce qui s'est vraiment passé? où l'on traite de l'homme au masque de fer, du naufrage du Lusitania et de l'assassinat de John F. Kennedy...

J'ai perdu mon temps devant ma bibliothèque pour finir avec ce florilège d'événements insolites...

Je ne suis pas très fier de moi.

Tchékhov attendra à ce soir. Ou à demain.

Enfin! Je serais dû pour faire un tour à la librairie ou bien à la bibliothèque municipale...