mercredi 2 juillet 2014

À la fermeture des bars à Trois-Rivières

Il était six heures du matin et j'avais déjà enfourché mon vélo pour sillonner les rues du centre-ville de Trois-Rivières. Il avait fait chaud toute la nuit et comme c'était le 30 juin, cela signifiait que le chèque d'assistance sociale avait été déposé à minuit dans les comptes bancaires des malheureux. Glouglouglou de minuit jusqu'à la fermeture des bars, puis une poutine chez Bravo et le party qui continue subrepticement dans quelque after hour ou lieu public Je ne dis pas que tous les assistés sociaux font ça, loin s'en faut, mais il appert qu'il s'y trouve des éclopés et des tout croches comme dans toutes les autres couches de la société, sinon moins.

Beaucoup cuvaient leur vin et leurs amphétamines dans les parcs publics en gueulant comme des putois. Lundi matin, ça gueulait dans le Parc Champlain, au Parc Victoria alias le Parc des Patriotes ainsi qu'au Parc Pie-XII. C'était plutôt effrayant. J'ai beau mesuré six pieds deux et peser le poids de deux frigos qu'on n'est jamais trop prudent. Je me préparais au pire. À me faire agresser par un tarloche en manque de stups par exemple. Auquel cas je me sentais aviser de répliquer par la projection dudit individu ou bien par la prise de l'ours, l'objectif étant de lui broyer les os le temps de m'enfuir.

Comme je pédalais autour de l'étang du Parc Pie-XII, voilà que je tombe sur ce genre d'animal qui crie comme un perdu.

-Mes hosties d'tabarnaks! Les jeunes! Arrêtez ça les jeunes!

Le singe lance ensuite son vélo dans l'étang. Plouf!

Je change bien sûr de trajet afin d'éviter cet ahuri. J'aurais peur de le casser en deux. Il est tout petit, ce cave. 

Puis je songe à cette idée de repousser à huit heures le matin la fermeture des bars...


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