lundi 9 avril 2018

Fatigué du PQ, de la politique, alouette!

Mon rapport à l'écriture est semblable à celui que j'ai envers les arts visuels ou bien la musique. J'essaie, autant que faire se peut, de ne pas contaminer ma liberté d'expression avec des arguties politiques.

Évidemment, cela ne signifie pas que je sois sans opinions. J'en ai, des opinions, et elles sont solides en ce qui concerne la justice sociale, les droits et libertés civiques, la protection de l'environnement et la promotion de l'humanisme.

Cependant, je ne veux pas m'enfermer dans cette logique. Bref, j'ai besoin d'espace pour voler de mes propres ailes, quitte à les faire fondre au soleil que j'approche souvent de trop près.

D'abord, je n'ai pas le profil de l'homme politique.

Je ne suis pas posé.

Je ne suis pas louvoyant.

Je n'ai aucune stratégie.

Je me fous d'avoir tort ou raison.

Je suis un ours. Calme après les repas. Plutôt agité quand il a faim. En quelque sorte, je suis imprévisible. Je n'obéis qu'à mes instincts. Personne ne me commande. Je ne suis membre d'aucun parti et ne possède aucune carte de membre de quoi que ce soit, sinon du Club créatif d'Omer Desserres histoire de bénéficier de petits rabais sur l'achat de mon matériel d'artiste-peintre.

***

J'évite depuis un mois d'approfondir les thèmes politiques. Du coup, j'écris moins souvent sur mon blogue. Je me concentre sur la pratique de mon art. Et l'agitation des médias sociaux ne me manque aucunement.

Je contemple le monde d'un regard serein et pacifié.

Je n'en veux plus aux hommes d'être bêtes.

Je l'ai été moi-même et je me le suis pardonné.

L'anticléricalisme ardent de ma jeunesse faisait de moi le candidat idéal pour tenir des propos islamophobes. Je me suis pourtant écarté de cette idée voltairienne qui réclamait d'écraser l'infâme, c'est-à-dire la religion. J'ai pris le chemin de l'acceptation de la complexité de la nature humaine. Je me suis fait à l'idée que prier c'est un peu comme jouer de la guitare. Enfin, je veux dire que moi mes prières n'ont pas de paroles et s'adressent à l'univers via des harmonies sonores. C'est ma manière d'honorer la Création. Et cela ne fait pas de moi un curé. Rien qu'un humain qui vit parmi d'autres humains différents.

***


J'en veux au Parti Québécois d'avoir pris un virage carrément xénophobe qui fait honte à notre démocratie parlementaire.

Je lui en veux de sacrifier les droits et libertés de la personne sur l'autel de l'Histoire, la sienne évidemment, cette Histoire qui débouche sur une vision du monde qui ne colle pas à la réalité.

J'en veux au PQ de préférer les fantômes de la réalité aux réalités elles-mêmes.

Et j'en viens à penser que Véronique Hivon devrait devenir cheffe du PQ pour qu'enfin il puisse mourir dans la dignité...

La dignité n'est pas là pour le moment.

Gérald Godin doit se revirer dans sa tombe, lui qui avait réussi le tour de force de se faire élire dans le comté de Mercier. Un comté multiculturel qui, incidemment, est désormais celui d'un député solidaire.

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Oui, je suis fatigué de parler de politique.

Peut-être parce qu'à trop parler de politique on finit par n'entretenir que des discussions oiseuses avec des trolls. Surtout dans les médias sociaux. Surtout dans le Hufftington Post où je n'ai rien publié depuis six semaines.

Que les péquistes aillent tous au diable!

Je reprends mes pinceaux.

Et je m'occuperai bien d'inventer des histoires, à ma façon, loin des éructations politiques.

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