mercredi 31 décembre 2014

Bilan 2014 qui ne veut rien dire

L'heure et le jour où j'écris ce billet me conduisent inexorablement vers un bilan de l'année. Évidemment, je ne suis pas tenu de me soumettre à cette coutume, voire à n'importe quelle autre. J'aurais pu me contenter de raconter une légende ou bien simplement écrire un poème pas piqué des vers. Mais non, il aura fallu que je m'abandonne au bilan de l'année comme toute cette masse de pauvres gens qui ne savent pas quoi faire de leur tête.

Bilan de l'année? Bof! Il s'en est passé des vertes et des pas mûres, politiquement parlant, et nous étions bien loin de l'euphorie libératrice de 2012, du moins pour le Québec. Pour le reste du monde ce fût encore pire. Et rien ne laisse supposer que l'année 2015 sera moins dégueulasse.

Personnellement, l'année 2014 fût marquée pour moi par une recrudescence de ma révolte envers les nombrils. Jamais je n'aurai vu autant de personnes fières d'être des merdes sans coeur et sans âme. C'est la conséquence de l'arrivée au pouvoir de la génération X, ma génération qui est essentiellement constituée d'enfants gâtés qui n'ont presque jamais porté une pancarte ou bien signé une pétition, d'où son inconsistance, son aboulie et sa médiocrité.

Au point de vue personnel, je ne dirais pas que j'aie gagné en sagesse. Je me suis confondu dans l'éternel retour du même et suis parfois revenu vers l'idéalisme primaire de mes jeunes années anarchistes face au nombrilisme triomphant des profiteurs et autres personnes indignes de confiance.

J'ai cultivé ma révolte au lieu de l'étouffer et je puis dire que cela m'a permis de me regarder dans le miroir sans trop m'en vouloir. Je n'ai pas ignoré les itinérants, les pauvres et les malades. J'ai porté assistance à ceux et celles qui souffraient sur ma route. J'ai pardonné même à ceux qui ne méritaient pas d'être pardonnés.

Pour ce qui est de mon nombril, j'ai appris à mieux le faire sécher en adoptant une diète qui m'a permis de mieux me tenir debout afin de résister aux assauts de la maladie.

L'amour n'a pas été égratigné. J'ai toujours ma douce et mes proches à mes côtés.

L'argent? Bah! Ç'aurait pu être pire. J'ai obtenu ce qu'il fallait pour maintenir le strict nécessaire.

Et pour ce qui est de l'art, eh bien j'ai approfondi mes notions d'ombre et de lumière histoire de conférer un peu plus de troisième dimension à mes créations tant visuelles qu'intellectuelles.

L'année 2014 peut se terminer en beauté. J'attends 2015 pour vous souhaiter mes meilleurs voeux.

Et coetera.

4 commentaires:

monde indien a dit...

T ' inquiète pas Gaetan ,
le tableau que tu postes ici est super !
ces montrueux-ses- individu-e-s qui nous entourent n ' ont aucune importance !
Celles et ceux , merveilleux-ses que nous rencontrons au cours de l ' année sont seulement vraiment IMPORTANT-E-S -
Un lien pour une merveilleuse chanson de ce merveilleux poète et diplomate brésilien ( qui abandonna la diplomatie pour se consacrer à la chanson ) , Vinicius de Moraes - où il appelle la bénédiction et la protection des dieux ( Saravah ! ) sur tous-tes ceux-celles qu ' il aime et qu ' il nomme dans sa chanson -
C ' est cette amitié et cet amour , entre nous , et pour l ' univers merveilleux qui nous entoure , qui nous font vivre et nous feront avoir raison de tous-tes les horribles qui essayent de nous détruire et de détruire notre si belle planète -
Saravah pour toi et toutes-tous celles et ceux que tu aimes , pour tous-toutes les lecteurs-trices du blog de Simplement ! Saravah !
chanson de Vinicius de Moraes :
http://www.vagalume.com.br/vinicius-de-moraes/samba-da-bencao.html

Denis Rheault a dit...

Très beau dessins et blogue très intéressant. Lâche pas la patate!
Denis Rheault

gaétan a dit...

Un bonne année 2014 pour toi sur le plan personnel finalement.

Gaétan Bouchard a dit...

Le fascisme ne passera pas! C'est la suite logique de 2014, même si l'on peut parfois désespérer. L'égoïsme est sans avenir. La communauté, l'État ou le gouvernement n'auront jamais autant de signification que dans l'organisation du partage et dans la redistribution de la richesse. Tout le reste n'est qu'un écran de fumée qui ne favorisera qu'un temps les Magiciens d'Oz et les pleins aux as. Ils planteront comme tout organisme vivant sclérosé par des idées folles et ratatinées.