jeudi 20 novembre 2014

De quel côté êtes-vous?



Le discours sur la dette publique, repris abondamment par les économistes et les politiciens à la solde des riches, ne tient pas la route. Le peuple a été victime d’un vol de banquiers. Comme si ce n’était pas assez de nous voler une fois, les bandits à cravates réclament à corps et à cris qu’on les rembourse, comme si tout leur était dû, comme si le rôle du peuple était encore de chasser les grenouilles dans les fossés qui entourent les châteaux des barons et autres crapules de la haute société.

Dans les faits, nous ne devons rien. Nous sommes le peuple. Nous ne servons pas l’argent : l’argent doit nous servir! Nous ne servons pas les politiciens et autres putes du capitalisme sauvage : ils se doivent de nous servir sans se servir eux-mêmes dans l’assiette au beurre.

Ce ne sont pas les dépenses publiques qui ont explosées mais les intérêts à payer sur une dette publique arrangée avec le gars des vues et le croque-mort des vies. L’État a dépensé huit fois moins que les intérêts qu’on nous réclame au nom de cette morale de loups qui tiennent à tous nous égorger comme des moutons pour se remplir les poches.

On peut, par exemple, défier les lois de la gravité et envoyer des objets en orbite autour de la Lune, de Mars ou Jupiter. Il semblerait néanmoins que nous ne puissions pas défier les lois de LEUR économie, une doctrine contenue dans l’art de pratiquer le capitalisme sauvage, doctrine qui consiste à nous faire tous plier pour qu’ils puissent continuer à jouir impunément des fruits de leurs larcins publics.

De l’argent, il y en a dans les poches de la mafia et c’est là qu’il faut aller le chercher. Pas dans les poches de Bob, Maude ou Cunégonde, mais dans celles des bandits à cravates.

Ceux et celles qui croient que cela ne changera jamais n’ont qu’à aller se reposer. Ce sont ceux qui pensent le contraire qui ont changé, changent et changeront encore le monde. Du vide additionné à du vide cela donne du vide. Une personne debout plus une autre personne debout, cela donne un mouvement social contre lequel les crosseurs ne pourront plus faire long feu.

Comme le disait Gabriel Nadeau-Dubois, la force des libéraux c’est le Je; ce sont l’égoïsme, l’atavisme et la convoitise d’une poignée de trous du cul. Notre force, c’est le Nous. Tous ensembles, nous pouvons changer le Québec maintenant, sans attendre dans quatre ans, huit ans ou soixante-quinze ans.

Le jeu démocratique, heureusement, ne se joue pas qu’au parlement. Parlez-en à tous ces tyrans et fripouilles internationales qui se sont enfuis en catimini à l’aéroport pour échapper à la colère de leur peuple.

L’austérité est un discours, rien de plus. Le discours des riches qui veulent mettre les pauvres à genoux. Le discours des banquiers qui puisent dans les poches du peuple pour se sauver de banqueroutes imaginaires provoquées par leurs mensonges et leur hypocrisie crasse.

La communauté est plus forte que tous ces vulgaires lèche-bottes qui pullulent dans les médias traditionnels pour nous rentrer dans la gorge la soumission à l’autorité tout autant qu’à l’austérité.

Je pense qu’il est grand temps pour moi de sortir mon chiffon rouge de sa boîte pour le brandir au bout d’un bâton.

Which side are you on? De quel côté êtes-vous, comme le dit ce chant popularisé par Florence Reece en 1931?

Choisissez votre camp. Le mien est déjà choisi.