Richard Desjardins vient de sortir un nouveau documentaire, Le peuple invisible, qui présente les dures conditions de vie des Algonquins, loin des préjugés habituels véhiculés par le petit monde, contaminé par les historien blancs de tradition catholique et française.J’ai bien hâte de le voir et de le commenter.
Ce n’est pas pour rien qu’on ne raconte plus l’histoire de Dollard des Ormeaux et Madeleine de Verchères dans nos écoles : l’un était un bandit tueur d’Indiens et l’autre une esclavagiste tueuse d’Indiens… Comme il n’est plus à la mode de tuer des aborigènes, ces personnages ont été lentement mais sûrement évacués de l’histoire enseignée à tous les enfants de la province. Dans le bon vieux temps, on a pu faire des héros avec des personnes qui avaient commis des crimes contre l’humanité. De nos jours, le génocide des aborigènes d’Amérique n’est plus bien vu, n’en déplaisent aux historiens et aux prêtres catholiques.
La situation des Autochtones est lamentable. Parqués dans des réserves, souvent sans eau courante ni électricité, ils vivent de la « charité » de nos gouvernements qui leur lancent des miettes pour les milliards qu’ils empochent en exploitant leurs terres.
Par ailleurs, je prétends qu’il y a plus de 60% de métis au Québec, compte tenu de plusieurs faits, dont les registres d’État civil, tenus par l’Église catholique jusqu’en 1962.
Plusieurs aborigènes, à l’arrivée des Européens, étaient eux-mêmes des descendants d’immigrants d’origine européenne qui ont suivi les glaciers, de l’Europe jusqu’à l’Amérique du Nord, il y a de cela 15 000 ans. Ces premiers occupants sont devenus des Indiens alors qu’à peine quelques siècles les séparent des Celtes et des Gaulois. L’assimilation fût d’autant plus facile que les traits du visage se confondaient avec ceux des premiers colons de la Nouvelle-France. Ce n’est pas pour rien, par ailleurs, que la ceinture fléchée, symbole huron par excellence, est aussi un symbole pour les Québécois dits de souche, des descendants de Hurons-Wendates qui s’ignorent…
mercredi 31 octobre 2007
mardi 30 octobre 2007
Solution finale
Je suis 100% d’accord avec le M. Jean Charest, Premier Ministre du Québec, qui accuse les partis d’opposition d’attiser la braise de l’intolérance. J’aurais ajouté du racisme : je suis moins subtil, ça ne fera jamais de moi, heureusement, un Premier Ministre. Je laisse ça pour d’autres, pour Jean Charest tiens, qui le mérite bien aujourd’hui.
Les propos qu’il a tenus dans sa lettre arrivent cependant avec plusieurs mois de retard. Le brasier est en voie de se transformer en incendie majeur. Je n’ose même pas envisager quels pourraient être les dommages. Les extrémistes toutes tendances confondues ont pris le devant de la scène. Il manque de voix apaisantes. Il manque de sagesse au Québec, en ce moment.
Comme je ne suis pas subtil, j’ai confiance que cette crise s’éteindra, souhaitant que l’apathie et la lassitude de la foule l’emportent une fois de plus. Rien n’est plus dangereux que de jouer avec les foules. Une fois qu’elles sont en mouvement, même les révolutionnaires les plus purs et durs peuvent passer pour des timides. Les passions se déchaînent, la raison s'éteint, la haine s'installe.
Le conseiller Drouin, de Héroulxville, prétend que les politiciens ne font que gérer des problèmes. Lui, il veut amener des solutions…
Je ne suis pas subtil. Je suis même un peu timbré. Alors, j’ai pensé qu’il y en avait pour professer des solutions aux problèmes raciaux, en Europe. Des solutions finales…
Je suis d'accord à 100% avec le Premier Ministre du Québec.
Qu'on lui reproche ce qu'on voudra, c'est bien le premier politicien québécois qui dise quelque chose d'intelligent dans ce faux-débat identitaire qui, une fois de plus, nous divise.
Les propos qu’il a tenus dans sa lettre arrivent cependant avec plusieurs mois de retard. Le brasier est en voie de se transformer en incendie majeur. Je n’ose même pas envisager quels pourraient être les dommages. Les extrémistes toutes tendances confondues ont pris le devant de la scène. Il manque de voix apaisantes. Il manque de sagesse au Québec, en ce moment.
Comme je ne suis pas subtil, j’ai confiance que cette crise s’éteindra, souhaitant que l’apathie et la lassitude de la foule l’emportent une fois de plus. Rien n’est plus dangereux que de jouer avec les foules. Une fois qu’elles sont en mouvement, même les révolutionnaires les plus purs et durs peuvent passer pour des timides. Les passions se déchaînent, la raison s'éteint, la haine s'installe.
Le conseiller Drouin, de Héroulxville, prétend que les politiciens ne font que gérer des problèmes. Lui, il veut amener des solutions…
Je ne suis pas subtil. Je suis même un peu timbré. Alors, j’ai pensé qu’il y en avait pour professer des solutions aux problèmes raciaux, en Europe. Des solutions finales…
Je suis d'accord à 100% avec le Premier Ministre du Québec.
Qu'on lui reproche ce qu'on voudra, c'est bien le premier politicien québécois qui dise quelque chose d'intelligent dans ce faux-débat identitaire qui, une fois de plus, nous divise.
lundi 29 octobre 2007
Le français: de l'Alaska à la Terre de Feu!
Le fait français… Parlons-en! Je lis, j’écris et je chante la plupart du temps en français. Ce n’est pas par patriotisme que je le fais. Ça m’est naturel. Et mon anglais est parfois hasardeux, surtout le soir, quand vient le temps de compter les moutons.
Cela dit, je ne me reconnais aucunement dans les défenseurs de la langue française au Québec. Plus souvent qu’autrement, je les trouve trop fanatiques pour éprouver quelque plaisir à discuter avec eux. Je les laisse à leur peur, à leurs grandes envolées verbales sur la disparition de la langue sacrée, et tous ces tralalas d’exaltés qui remplacèrent l’Église catholique par le Parti Québécois dans les années ’70. Cela laisse encore des traces dans le paysage politique, malheureusement, et jamais le français n’a été aussi mal servi.
La langue française s’est tout bonnement encroûtée sous des théories pédagogiques --très mal écrites par ailleurs. Il est plus important à l’école, voyez-vous, de développer son «estime de soi» que de savoir lire et savoir bien écrire. Cela donne des adultes dépourvus d’estime de soi qui se paient des diplômes tout en demeurant illettrés, parfois même jusqu’au doctorat.
Ma vision de la langue française, en tant que langue porteuse de culture, d’art et de science, n’a rien à voir avec celle du mouvement indépendantiste québécois. Ma vision du français est internationale. Voltaire fait partie de ma patrie intellectuelle. Et l’on admire Voltaire partout sur le globe : aussi bien en profiter!
Voltaire était anglophile. Il admirait les droits et libertés des Anglais. Par conséquent, les Anglais aussi l’admiraient et se faisaient un devoir d’apprendre le français pour rivaliser de finesse d’esprit avec notre plus grand ambassadeur, un esprit libre et indépendant, chassé par les siens, toujours englués dans des coutumes ridicules et asservissantes.
S’il y avait plus de Voltaire au Québec et au Canada, l’Amérique au complet, de l’Alaska à la Terre de Feu, parlerait peut-être français. Nous avons bien eu Pierre Eliot-Trudeau, que les séparatistes veulent faire passer pour un ogre, un genre de Gargamel mangeur de schtroumfs bleus. John Lennon, au contraire de ceux-ci, a cru que ce serait la paix sur la terre s’il y avait plus d’hommes politiques comme Trudeau. Trudeau n’était pas Voltaire, mais si des Canadiens anglais ont appris le français, c’est à cause de lui.
Cela dit, je ne me reconnais aucunement dans les défenseurs de la langue française au Québec. Plus souvent qu’autrement, je les trouve trop fanatiques pour éprouver quelque plaisir à discuter avec eux. Je les laisse à leur peur, à leurs grandes envolées verbales sur la disparition de la langue sacrée, et tous ces tralalas d’exaltés qui remplacèrent l’Église catholique par le Parti Québécois dans les années ’70. Cela laisse encore des traces dans le paysage politique, malheureusement, et jamais le français n’a été aussi mal servi.
La langue française s’est tout bonnement encroûtée sous des théories pédagogiques --très mal écrites par ailleurs. Il est plus important à l’école, voyez-vous, de développer son «estime de soi» que de savoir lire et savoir bien écrire. Cela donne des adultes dépourvus d’estime de soi qui se paient des diplômes tout en demeurant illettrés, parfois même jusqu’au doctorat.
Ma vision de la langue française, en tant que langue porteuse de culture, d’art et de science, n’a rien à voir avec celle du mouvement indépendantiste québécois. Ma vision du français est internationale. Voltaire fait partie de ma patrie intellectuelle. Et l’on admire Voltaire partout sur le globe : aussi bien en profiter!
Voltaire était anglophile. Il admirait les droits et libertés des Anglais. Par conséquent, les Anglais aussi l’admiraient et se faisaient un devoir d’apprendre le français pour rivaliser de finesse d’esprit avec notre plus grand ambassadeur, un esprit libre et indépendant, chassé par les siens, toujours englués dans des coutumes ridicules et asservissantes.
S’il y avait plus de Voltaire au Québec et au Canada, l’Amérique au complet, de l’Alaska à la Terre de Feu, parlerait peut-être français. Nous avons bien eu Pierre Eliot-Trudeau, que les séparatistes veulent faire passer pour un ogre, un genre de Gargamel mangeur de schtroumfs bleus. John Lennon, au contraire de ceux-ci, a cru que ce serait la paix sur la terre s’il y avait plus d’hommes politiques comme Trudeau. Trudeau n’était pas Voltaire, mais si des Canadiens anglais ont appris le français, c’est à cause de lui.
Docteur Jivago et notre temps
Le Docteur Jivago est un pur chef d’œuvre, tant le roman de Boris Pasternak que le film éponyme de David Lean, dans lequel Omar Sharif tenait le rôle principal.
Plus le temps passe et plus je ressens la tragédie du Docteur Jivago, un médecin qui s’acharnait à sauver des vies en une époque où la vie humaine ne comptait pour rien.
De la guerre contre l’Allemagne en passant par la révolution russe puis la guerre civile, Jivago ressemble à un naufragé perdu au milieu d’un océan d’hémoglobine. Au milieu de cet océan, rien n’est plus cher pour Jivago que d’écrire des vers pour sublimer cette vie misérable ravagée par la haine, le vol, le viol, le génocide : les lois éternelles se sont évanouies et il ne reste plus rien de sacré. Jivago contemple tout de même les cieux, les arbres enneigés, le givre aux fenêtres. Jivago s’attarde encore à ces menus détails qui n’intéressent plus personne. Il rêve en un temps déraisonnable où triomphent les brutes, les truands et les crapules.
Plus le temps passe et plus je ressens la tragédie du Docteur Jivago, un médecin qui s’acharnait à sauver des vies en une époque où la vie humaine ne comptait pour rien.
De la guerre contre l’Allemagne en passant par la révolution russe puis la guerre civile, Jivago ressemble à un naufragé perdu au milieu d’un océan d’hémoglobine. Au milieu de cet océan, rien n’est plus cher pour Jivago que d’écrire des vers pour sublimer cette vie misérable ravagée par la haine, le vol, le viol, le génocide : les lois éternelles se sont évanouies et il ne reste plus rien de sacré. Jivago contemple tout de même les cieux, les arbres enneigés, le givre aux fenêtres. Jivago s’attarde encore à ces menus détails qui n’intéressent plus personne. Il rêve en un temps déraisonnable où triomphent les brutes, les truands et les crapules.
DÉGÉNÉRATION AU GALA DE L'ADISQ
Le groupe Mes Aïeux a tout raflé au gala de l’ADISQ, un assemblage hétéroclite de numéros de variétés bâclés et de remerciements ennuyants, qui avait lieu hier. Je vous avouerai que je ne l’ai pas regardé à la télé. J’ai bien fait. Cela m’a permis de terminer un tableau, que je vais intituler Le bon voisin. Vous le verrez bientôt. Je le dédie à l'industrie québécoise du disque, du moins à ce qu'il en reste en cette ère de profonde mutation technologique. Était-ce le dernier gala de l'ADISQ? L'ADISQ pourrait bien disparaître comme les cassettes 8 pistes et les VHF.
L'Internet va plus vite que les artistes officiels du pays. Les artistes non-officiels ont plus de chance de faire carrière longtemps, à mon avis. Je m'expliquerai plus tard.
***
Pour en revenir à Mes Aïeux, je ne suis plus capable d’entendre la chanson Dégénération.
D’abord, le rythme et l’air rappellent trop Réveille de Zachary Richard, qui n’est pas sa meilleure aussi. La chanson Dégénération est du même ordre et ses paroles sont trop mélodramatiques pour que j’y accroche. «Ton arrière, arrière-grand-père, y mangeait du gros pain noir», bon ça va, du moment que l’on ne se sert pas de lui pour dénoncer son arrière-petit-fils, que l’on suppose être un baby-boomer, qui a vendu la terre de son père pour l’investir dans ses réhères (REER…), pendant que son rejeton souffre dans son petit trois et demi, fait un hold-up dans un dépanneur et regrette que sa blonde se fasse avorter tout le temps, tout en rêvant d’une table entourée d’enfants…
Encore la fille qui se fait reprocher d’aller à droite et à gauche pour se faire avorter ensuite… Bon. Pauvre petit gars.
Pour beaucoup d’entre nous, je parierais que l’arrière-arrière-grand-père avait les dents noires, n’avait peut-être même pas de terre, ni d’argent, ni d’éducation, ni de soins de santé, ni rien d’autres. Notre arrière-arrière-grand-mère a dû avoir 80 enfants, parce que le vieux aimait la gaudriole quand il rentrait saoûl. L’Église disait à la bonne femme de s’ouvrir les jambes et de faire son devoir de bonne chrétienne envers son mari. D’une génération à l’autre, l’éducation et l’électricité ont produit ce jeune cuistre qui donne la leçon à tout un chacun sur un air de tambour pas très sophistiqué, deux temps, pas de mouvement : qu’on ne me dise pas que c’est la meilleure de Mes Aïeux! Ils sont plus musiciens que ça.
Dégénération me rappelle Life is Life du groupe Opus, sans que je ne puisse trop m’expliquer pourquoi. C'est le genre de toune qui fait danser du monde sur les tables juste assez pour que l'on n'ait plus envie de l'entendre à la radio pour au moins deux siècles.
L'Internet va plus vite que les artistes officiels du pays. Les artistes non-officiels ont plus de chance de faire carrière longtemps, à mon avis. Je m'expliquerai plus tard.
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Pour en revenir à Mes Aïeux, je ne suis plus capable d’entendre la chanson Dégénération.
D’abord, le rythme et l’air rappellent trop Réveille de Zachary Richard, qui n’est pas sa meilleure aussi. La chanson Dégénération est du même ordre et ses paroles sont trop mélodramatiques pour que j’y accroche. «Ton arrière, arrière-grand-père, y mangeait du gros pain noir», bon ça va, du moment que l’on ne se sert pas de lui pour dénoncer son arrière-petit-fils, que l’on suppose être un baby-boomer, qui a vendu la terre de son père pour l’investir dans ses réhères (REER…), pendant que son rejeton souffre dans son petit trois et demi, fait un hold-up dans un dépanneur et regrette que sa blonde se fasse avorter tout le temps, tout en rêvant d’une table entourée d’enfants…
Encore la fille qui se fait reprocher d’aller à droite et à gauche pour se faire avorter ensuite… Bon. Pauvre petit gars.
Pour beaucoup d’entre nous, je parierais que l’arrière-arrière-grand-père avait les dents noires, n’avait peut-être même pas de terre, ni d’argent, ni d’éducation, ni de soins de santé, ni rien d’autres. Notre arrière-arrière-grand-mère a dû avoir 80 enfants, parce que le vieux aimait la gaudriole quand il rentrait saoûl. L’Église disait à la bonne femme de s’ouvrir les jambes et de faire son devoir de bonne chrétienne envers son mari. D’une génération à l’autre, l’éducation et l’électricité ont produit ce jeune cuistre qui donne la leçon à tout un chacun sur un air de tambour pas très sophistiqué, deux temps, pas de mouvement : qu’on ne me dise pas que c’est la meilleure de Mes Aïeux! Ils sont plus musiciens que ça.
Dégénération me rappelle Life is Life du groupe Opus, sans que je ne puisse trop m’expliquer pourquoi. C'est le genre de toune qui fait danser du monde sur les tables juste assez pour que l'on n'ait plus envie de l'entendre à la radio pour au moins deux siècles.
dimanche 28 octobre 2007
VOUS PROMENERIEZ-VOUS AVEC UN POISSON POURRI DANS LE DOS?
Faisons un peu de philosophie, tiens, puisque c’est dimanche.
Diogène le cynique, alias le chien, ça vous dit quelque chose?
Bon, au risque de prendre un ton didactique, je vais me contenter de rapporter une anecdote qui le concerne.
Pour l’arrière-fond historique, contentons-nous de quelques idées reçues. Diogène était un philosophe grec qui vivait au temps d’Alexandre le Grand, Socrate, Platon et Aristote. Diogène vivait dans un tonneau, près des portes d’Athènes. C’était un hippie en son genre qui prétendait pouvoir vivre d’un rien. Il pratiquait la simplicité volontaire hard-core en quelque sorte.
Certains le prenaient pour un fou, d’autres pour un sage. Dont ce jeune homme, appelons-le Zorba, tiens, qui voulait tirer profit de la sagesse de Diogène et devenir son disciple.
Zorba se présenta donc à Diogène et lui tint à peu près ce langage :
-Diogène, je veux devenir ton disciple. (C’est un peut court, je sais, mais qui peut vraiment savoir comment l'on devenait disciple de quelqu’un en ce temps-là, hein? Bon, je recommence.)
-Diogène, je veux devenir ton disciple!
-Ah oui? Hum… (Réfléchissant tout en se grattant le ventre.) Parfait. Tu vois le poisson là-bas, près de la berge?
-Tu veux dire le poisson pourri, couvert de mouches?
-En effet.
-Bien. Et qu’est-ce que je dois faire?
-Va le chercher, attache-le toi dans le dos et suis-moi.
Zorba fit tout ce que Diogène lui avait dit. Il surmonta sa suffocation du mieux qu’il le pouvait face à l’odeur répugnante du poisson qui exhalait un parfum de putréfaction avancée. Zorba comprenait qu'il y ait nécessairement dans la vie des rituels et des initiations à subir avec renoncement pour enfin accéder à un niveau supérieur de la connaissance. Zorba n’allait pas abandonner pour si peu. Ce n’était, après tout, qu’un poisson pourri.
Les minutes puis bientôt les heures passèrent.
Diogène pouvait marcher pendant des heures, lentement, mais sûrement, cherchant au passage de quoi manger, de quoi boire, sans trop s’en faire, avec sa gueule de métèque, de juif errant et de pâtre grec, de voleur et de vagabond. (Moustaki)
Zorba suait abondamment. Le poisson puait toujours plus et les mouches tournoyaient autour du pauvre disciple. Il n’en pouvait plus.
-Maître Diogène, quand est-ce que l’on fait une pause?
Rien. Diogène ne dit absolument rien.
-Le sage est silencieux, se dit en lui-même Zorba, il teste ma résistance.
Alors Zorba continua de marcher, avec son poisson pourri, derrière Diogène.
Évidemment, le duo faisait sensation à Athènes.
-Eh! T’as vu Diogène, disaient les Athéniens, il promène un pauvre type avec un poisson pourri collé dans le dos!
-Eh! Ducon, ton poisson, dans ton dos, il est pas frais!
Et toutes ces sortes d’insultes, quoi.
Du coup, Zorba commençait à en avoir marre. Non, il n’était pas assez fort pour supporter tout ça. Notre homme cessa de courir comme un abruti derrière Diogène. Il lança son poisson pourri sous un olivier puis, honteux, revint sur ces pas.
Diogène l’interpella.
-Où t’en vas-tu comme ça Zorba?
-Chez-moi. Je n’ai rien appris aujourd’hui. Je me suis promené toute la journée avec un poisson pourri dans le dos sans même que tu daignes me parler. Je n’ai rien appris aujourd’hui! Je ne veux plus être ton disciple!
Zorba était mauve de colère et sentait franchement mauvais, même s’il s’était débarrassé de son poisson.
Diogène sourit. Tous les Athéniens s’attendaient à ce qu’il en sorte une bonne, comme seul Diogène en avait le secret. Ils ne furent pas déçus.
-Zorba, dit Diogène tout en le fixant droit dans les yeux, Zorba tu prétends donc n’avoir rien appris aujourd’hui? Tu ne veux plus être mon disciple?
-Oui! C’est cela! Je n’ai rien appris aujourd’hui!
-Tu n’as rien appris aujourd’hui? Diogène esquissa un large sourire. Ce matin-même, Zorba, tu étais prêt à me suivre n’importe où avec un poisson pourri collé dans le dos. Et maintenant que tu rejettes le poisson pourri, ne vois-tu pas que je t’ai appris à devenir maître de toi-même?
***
Des tas de gens autour de moi semblent se promener avec des poissons pourris dans le dos, sans le savoir. Ce poisson pourri peut être représenté par une idéologie qui nous dépossède et fait de nous de simples instruments de maîtres plus mal avisés que Diogène qui, au fond, enseignait la liberté.
***
Deux mil cinq cents ans plus tard, on peut encore rire de cette histoire. Grâce à Diogène de Laërte et Plutarque, entre autres, auteurs de l’antiquité de qui l’on tient quelques anecdotes sur Diogène le cynique.
Pour en savoir plus sur lui, vous devez absolument lire Les cyniques grecs de Léonce Paquet. C’est disponible en livre de poche.
Diogène le cynique, alias le chien, ça vous dit quelque chose?
Bon, au risque de prendre un ton didactique, je vais me contenter de rapporter une anecdote qui le concerne.
Pour l’arrière-fond historique, contentons-nous de quelques idées reçues. Diogène était un philosophe grec qui vivait au temps d’Alexandre le Grand, Socrate, Platon et Aristote. Diogène vivait dans un tonneau, près des portes d’Athènes. C’était un hippie en son genre qui prétendait pouvoir vivre d’un rien. Il pratiquait la simplicité volontaire hard-core en quelque sorte.
Certains le prenaient pour un fou, d’autres pour un sage. Dont ce jeune homme, appelons-le Zorba, tiens, qui voulait tirer profit de la sagesse de Diogène et devenir son disciple.
Zorba se présenta donc à Diogène et lui tint à peu près ce langage :
-Diogène, je veux devenir ton disciple. (C’est un peut court, je sais, mais qui peut vraiment savoir comment l'on devenait disciple de quelqu’un en ce temps-là, hein? Bon, je recommence.)
-Diogène, je veux devenir ton disciple!
-Ah oui? Hum… (Réfléchissant tout en se grattant le ventre.) Parfait. Tu vois le poisson là-bas, près de la berge?
-Tu veux dire le poisson pourri, couvert de mouches?
-En effet.
-Bien. Et qu’est-ce que je dois faire?
-Va le chercher, attache-le toi dans le dos et suis-moi.
Zorba fit tout ce que Diogène lui avait dit. Il surmonta sa suffocation du mieux qu’il le pouvait face à l’odeur répugnante du poisson qui exhalait un parfum de putréfaction avancée. Zorba comprenait qu'il y ait nécessairement dans la vie des rituels et des initiations à subir avec renoncement pour enfin accéder à un niveau supérieur de la connaissance. Zorba n’allait pas abandonner pour si peu. Ce n’était, après tout, qu’un poisson pourri.
Les minutes puis bientôt les heures passèrent.
Diogène pouvait marcher pendant des heures, lentement, mais sûrement, cherchant au passage de quoi manger, de quoi boire, sans trop s’en faire, avec sa gueule de métèque, de juif errant et de pâtre grec, de voleur et de vagabond. (Moustaki)
Zorba suait abondamment. Le poisson puait toujours plus et les mouches tournoyaient autour du pauvre disciple. Il n’en pouvait plus.
-Maître Diogène, quand est-ce que l’on fait une pause?
Rien. Diogène ne dit absolument rien.
-Le sage est silencieux, se dit en lui-même Zorba, il teste ma résistance.
Alors Zorba continua de marcher, avec son poisson pourri, derrière Diogène.
Évidemment, le duo faisait sensation à Athènes.
-Eh! T’as vu Diogène, disaient les Athéniens, il promène un pauvre type avec un poisson pourri collé dans le dos!
-Eh! Ducon, ton poisson, dans ton dos, il est pas frais!
Et toutes ces sortes d’insultes, quoi.
Du coup, Zorba commençait à en avoir marre. Non, il n’était pas assez fort pour supporter tout ça. Notre homme cessa de courir comme un abruti derrière Diogène. Il lança son poisson pourri sous un olivier puis, honteux, revint sur ces pas.
Diogène l’interpella.
-Où t’en vas-tu comme ça Zorba?
-Chez-moi. Je n’ai rien appris aujourd’hui. Je me suis promené toute la journée avec un poisson pourri dans le dos sans même que tu daignes me parler. Je n’ai rien appris aujourd’hui! Je ne veux plus être ton disciple!
Zorba était mauve de colère et sentait franchement mauvais, même s’il s’était débarrassé de son poisson.
Diogène sourit. Tous les Athéniens s’attendaient à ce qu’il en sorte une bonne, comme seul Diogène en avait le secret. Ils ne furent pas déçus.
-Zorba, dit Diogène tout en le fixant droit dans les yeux, Zorba tu prétends donc n’avoir rien appris aujourd’hui? Tu ne veux plus être mon disciple?
-Oui! C’est cela! Je n’ai rien appris aujourd’hui!
-Tu n’as rien appris aujourd’hui? Diogène esquissa un large sourire. Ce matin-même, Zorba, tu étais prêt à me suivre n’importe où avec un poisson pourri collé dans le dos. Et maintenant que tu rejettes le poisson pourri, ne vois-tu pas que je t’ai appris à devenir maître de toi-même?
***
Des tas de gens autour de moi semblent se promener avec des poissons pourris dans le dos, sans le savoir. Ce poisson pourri peut être représenté par une idéologie qui nous dépossède et fait de nous de simples instruments de maîtres plus mal avisés que Diogène qui, au fond, enseignait la liberté.
***
Deux mil cinq cents ans plus tard, on peut encore rire de cette histoire. Grâce à Diogène de Laërte et Plutarque, entre autres, auteurs de l’antiquité de qui l’on tient quelques anecdotes sur Diogène le cynique.
Pour en savoir plus sur lui, vous devez absolument lire Les cyniques grecs de Léonce Paquet. C’est disponible en livre de poche.
vendredi 26 octobre 2007
La cheminée de Mark Twain

Mark Twain, célèbre romancier américain, avait pris coutume de toujours laisser ses lettres sur le bord de la cheminée pendant une semaine avant de les envoyer. Il craignait qu’en les expédiant trop vite il ne fasse parvenir des textes amers, fielleux ou hargneux qui pourraient desservir sa pensée.
À l’ère du courrier électronique et du chauffage électrique, la cheminée reste difficile à trouver. On finit par trouver son doigté sur le clavier et voilà que l’on peut s’exprimer à toute heure du jour ou de la nuit, sur n’importe quel sujet, sans censure, comme on l’a toujours rêvé sans vraiment y croire. Un simple clic et la lettre est partie. Il ne faut pas craindre la controverse. Il faut savoir retomber sur ses deux pattes rapidement.
Je relis le texte que j’ai écrit ce matin et, bien que je sois d’accord avec le contenu, je me demande pourquoi je me fais si fielleux dans mon contenant. La comparaison avec Hitler est exagérée et, pourtant, je la maintiens. Non pas pour banaliser Hitler, mais pour montrer jusqu’où l’on peut se rendre avec des propos xénophobes. Et Dieu sait que l’on en entend par les temps qui courent depuis que le sujet est à la mode. Des stations de radio vont jusqu’à publier des sondages pour demander aux Québécois s’ils sont racistes. Les résultats donnent l’idée de ce que pourrait être un référendum gagnant : il n’y a qu’à être encore plus con pour vendre la souveraineté aux Québécois. Le racisme cela sonne conditions gagnantes. Il fallait y penser.
Cela dit, j’exagère, je le sais, j’exagère…
Bon, je vais mettre du feu dans ma cheminée virtuelle.
S’il fait du soleil à Paris, il en fait partout.
Dixit Jean-Pierre Ferland.
Bon début de fin de semaine!
***
Au fait, l'image au début de mon texte est de moi... Désolé de faire preuve d'autant d'amour-propre. J'illustre mes propos seulement les fins de semaine... Excusez-la!
IDENTITÉ QUÉBÉCOISE OU LIBERTÉS DE LA PERSONNE?
Hitler se plaisait à dire aux Allemands qu’il était venu les délivrer du fardeau de la liberté.
Quels étaient les ennemis naturels de Hitler? D’abord les juifs, puis tous ces maux qu’il associait à la «juiverie internationale» : le libéralisme, le cosmopolitisme, le capitalisme, le bolchévisme, etc.
Quand j’entends certains «intellectuels»(sic!) répéter que l’identité québécoise est menacée par le libéralisme, le cosmopolitisme et le capitalisme, cela m’inquiète un peu quant à la santé intellectuelle de notre prétendue nation.
Cela me fait d’autant plus froid dans le dos que les juifs et les arabes se font de plus en plus «tasser» dans le coin dans leurs discours insidieux.
«La tolérance, semblent éructer nos ultranationalistes d’extrême-droite qui s’ignorent, c’est bon pour les Canadians. Elle a été inventée par Pierre Eliot-Trudeau, avec son démoniaque multiculturalisme canadian! »
Il y a un examen de conscience à faire là-dessus.
Je pense que les vrais intellectuels du Québec ont le devoir de se faire entendre à ce moment précis de notre histoire, avant que cela ne bascule dans la bêtise.
Bien que je sois fédéraliste, j’apprécie l’initiative de Gilles Duceppe d’atténuer le jeu en souhaitant hier, lors d’une déclaration, que le projet de loi 195 sur l’identité québécoise soit présenté devant la Commission des droits de la personne.
C’est ce qui s’est passé d’ailleurs puisque ce matin Cyberpresse m’apprend que la Commission des droits de la personne juge que le projet de loi de Mme Marois est discriminatoire.
Peut-être que Gilles Duceppe deviendra chef du PQ sous peu.
Si c'était le cas, j’espère qu’il en profiterait pour épurer le langage politique des péquistes.
Lutter contre le libéralisme, le cosmopolitisme, le capitalisme, l’anglais, les juifs et les «ethnies», cela compliquera certainement la reconnaissance du Québec en tant que membre à part entière de la communauté internationale, en cas d’une hypothétique accession à l’indépendance. Cela compliquera même sa reconnaissance en tant que pays membre de l’Amérique du Nord…
Si René Lévesque était vivant, je crois qu’il redeviendrait fédéraliste et se réconcilierait avec Trudeau, dégoûté de voir ce qu’est devenu le Parti Québécois.
Péquistes en faveur des droits et libertés de la personne, SVP, resaisissez-vous! Ne vous laissez pas dériver vers le racisme et la xénophobie! Ne jouez pas le jeu des «Ben Béland» du Québec qui ont peur d'avoir peur quand ils entendent le mot couscous!
Quels étaient les ennemis naturels de Hitler? D’abord les juifs, puis tous ces maux qu’il associait à la «juiverie internationale» : le libéralisme, le cosmopolitisme, le capitalisme, le bolchévisme, etc.
Quand j’entends certains «intellectuels»(sic!) répéter que l’identité québécoise est menacée par le libéralisme, le cosmopolitisme et le capitalisme, cela m’inquiète un peu quant à la santé intellectuelle de notre prétendue nation.
Cela me fait d’autant plus froid dans le dos que les juifs et les arabes se font de plus en plus «tasser» dans le coin dans leurs discours insidieux.
«La tolérance, semblent éructer nos ultranationalistes d’extrême-droite qui s’ignorent, c’est bon pour les Canadians. Elle a été inventée par Pierre Eliot-Trudeau, avec son démoniaque multiculturalisme canadian! »
Il y a un examen de conscience à faire là-dessus.
Je pense que les vrais intellectuels du Québec ont le devoir de se faire entendre à ce moment précis de notre histoire, avant que cela ne bascule dans la bêtise.
Bien que je sois fédéraliste, j’apprécie l’initiative de Gilles Duceppe d’atténuer le jeu en souhaitant hier, lors d’une déclaration, que le projet de loi 195 sur l’identité québécoise soit présenté devant la Commission des droits de la personne.
C’est ce qui s’est passé d’ailleurs puisque ce matin Cyberpresse m’apprend que la Commission des droits de la personne juge que le projet de loi de Mme Marois est discriminatoire.
Peut-être que Gilles Duceppe deviendra chef du PQ sous peu.
Si c'était le cas, j’espère qu’il en profiterait pour épurer le langage politique des péquistes.
Lutter contre le libéralisme, le cosmopolitisme, le capitalisme, l’anglais, les juifs et les «ethnies», cela compliquera certainement la reconnaissance du Québec en tant que membre à part entière de la communauté internationale, en cas d’une hypothétique accession à l’indépendance. Cela compliquera même sa reconnaissance en tant que pays membre de l’Amérique du Nord…
Si René Lévesque était vivant, je crois qu’il redeviendrait fédéraliste et se réconcilierait avec Trudeau, dégoûté de voir ce qu’est devenu le Parti Québécois.
Péquistes en faveur des droits et libertés de la personne, SVP, resaisissez-vous! Ne vous laissez pas dériver vers le racisme et la xénophobie! Ne jouez pas le jeu des «Ben Béland» du Québec qui ont peur d'avoir peur quand ils entendent le mot couscous!
jeudi 25 octobre 2007
LE NOUS ET LE JE
Je viens tout juste de lire un texte très intéressant sur le blogue de Pierre Duhamel. C'est à propos des délires identitaires des nationalistes québécois.
http://blogues.lactualite.com/duhamel/?p=52#comment-543
Quand j'entend les péquistes défendre leur projet d'exclure les anglophones, nos principaux partenaires commerciaux, de la citoyenneté québécoise, eh bien je ne peux que rire jaune. Il y a un coût économique au racisme et le PQ fait vraiment tout pour faire payer aux chômeurs et assistés sociaux québécois leur volonté de devenir calife à la place du calife... It's no good, Mrs. Marois.
Et nos intellectuels séparatistes qui, plus que jamais, font des pirouettes verbales pour expliquer des tas d'atteintes à la Déclaration universelle des droits de l'Homme, commises allègrément par une bande de flibustiers politiques pour qui la fin justifie tous les moyens. Le peuple ne veut pas de référendum? Faisons l'indépendance avec Québecor. Allons-y avec des sondages: 60% des Québécois se disent racistes: c'est une majorité claire...
http://blogues.lactualite.com/duhamel/?p=52#comment-543
Quand j'entend les péquistes défendre leur projet d'exclure les anglophones, nos principaux partenaires commerciaux, de la citoyenneté québécoise, eh bien je ne peux que rire jaune. Il y a un coût économique au racisme et le PQ fait vraiment tout pour faire payer aux chômeurs et assistés sociaux québécois leur volonté de devenir calife à la place du calife... It's no good, Mrs. Marois.
Et nos intellectuels séparatistes qui, plus que jamais, font des pirouettes verbales pour expliquer des tas d'atteintes à la Déclaration universelle des droits de l'Homme, commises allègrément par une bande de flibustiers politiques pour qui la fin justifie tous les moyens. Le peuple ne veut pas de référendum? Faisons l'indépendance avec Québecor. Allons-y avec des sondages: 60% des Québécois se disent racistes: c'est une majorité claire...
mercredi 24 octobre 2007
Les conditions gagnantes à 99,999%

«D'où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?» Ces grandes questions qui forment le titre d'un célèbre tableau de Gauguin, me poussent bien plus à la réflexion intellectuelle que les réponses boîteuses des tribuns de pacotille qui se prennent pour nous.
Qui veut vraiment de la lapidation, de l'excision du clitoris, de l'infibulation – et j'en passe! – en ce pays?
Personne. Ni vous, ni moi. Bref, nous n'en voulons pas…
Héroulxville a trouvé la formule gagnante qui rallie tout le monde à 99,999%é Cela lui confère le droit de parler au nous. Un sondage c'est plus pratique qu'un référendum.
Donc, même si le Code criminel interdit déjà la lapidation, l'excision du clitoris et l'infibulation, les héraults nationalistes de Hérouxville veulent que le Canada modifie la Charte des droits et libertés, rien de moins, pour que ce soit clair à 110% pour tout le monde, même pour les juifs et les arabes, puisque l'on ne se garde même plus une petite gêne pour sombrer lentement mais sûrement dans la ségrégation raciale par la bande, hypocritement, la seule façon de ne pas se faire prendre par la loi.
Si le Canada ne veut pas sanctionner les réflexes identitaires et racistes du conseil municipal de Héroulxville, ce sera l'indépendance du Québec, rien de moins, sortie comme par miracle d'un chapeau, avec tout le monde d'accord à 99,999%.
La séparation qu'il faut rentrer dans la gorge des Québécois par tous les moyens, en ayant recours aux sondages plutôt qu'aux consultations populaires.
La séparation, conséquence logique de l'isolement, du repliement sur soi, du culte de l'ignorance où l'on tente de faire passer ses pléonasmes et son étroitesse de vues pour les trouvailles constitutionnelles du siècle. Ce n'est pas très rassurant pour notre avenir. Ça donne froid dans le dos.
Le projet des conseillers municipaux de Héroulxville dérape autant que celui de Mme Pauline Marois qui restreindrait le droit des anglophones, une petite minorité qui constitue encore 20% de la population au Québec et 90% de la population de nos partenaires commerciaux principaux : le Canada anglais et les Etats-Unis.
Vraiment, je n'ai pas honte par ces temps-ci d'être un Canadien, un Québécois et surtout un Trifluvien en faveur du libéralisme, du multiculturalisme et de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
Je me dissocie donc du «nous» employé par André Drouin et Pauline Marois.
Je ne leur reconnais pas le droit de parler en mon nom.
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