vendredi 29 novembre 2019

À part ça tout va bien

D'aussi loin que je me souvienne ma vie a tendu vers un idéal d'amour et de tendresse.

Cet idéal a été mis à rude épreuve pas rien que pour moi.

Ce monde est trop souvent sans amour ni tendresse. On pourrait presque croire que l'un et l'autre soient des utopies.

Je fais partie de ces privilégiés qui peuvent goûter à cet idéal plus souvent qu'à mon tour malgré les préoccupations quotidiennes, le travail, la charge mentale.

J'ai la chance d'aimer et d'être aimé. Au sens propre et figuré. En chair et en os, d'abord et avant tout. Et spirituellement parlant aussi.

Je me connais peu d'ennemis. Ou je ne les reconnais pas en tant qu'ennemis.

Je perçois les racistes et autres haineux comme des personnes malades que l'on peut soigner tant bien que mal ou à tout le moins limiter leurs dégâts.

Je n'ai pas l'envie de leur faire un câlin. Je suis pour l'amour et la tendresse, mais je suis stoïque bien plus que metteur en scène.

Je réserve le meilleur pour ma blonde et mes proches. Et pour les autres, eh bien je serai ce bon gars pas achalant, ce Roger Bontemps comme disait feue ma mère. Tant et aussi longtemps que je ne percevrai pas chez l'un ou l'autre fatuité et mesquinerie.

Quand je m'engage pour une cause, je n'attends pas après Pierre, Jean, Jacques.

Je m'y engage spontanément, avec coeur et même témérité.

Je ne supporte pas l'injustice. J'y suis allergique.

Et à part ça, tout va bien.



mardi 26 novembre 2019

Rêver

Il n'est pas facile de créer alors que tout se déconstruit autour de soi dans un chaos que même Jérôme Bosch n'aurait su le concevoir.

On doit reprendre sur soi-même. Ne pas se laisser happer par tout ce qui vous enlève de la mine dans le crayon. C'est-à-dire qu'il faut rêver.

Pour ce qui est de rêver, Balthazar se vantait d'en être un spécialiste.

Pour le reste, il ne s'en souciait pas trop.

C'était un homme ordinaire au prénom peu commun qui avait un écart normal d'un oeil à l'autre. À peu près celui d'un oeil pour tout dire. Le sien bien entendu. Que ce soit celui de gauche ou de droite. Ils étaient symétriques et pareils. Ce qui vous permettra de comprendre qu'il est à votre avantage de ne pas me perdre en détails superflus.

Balthazar rêvait qu'il était caissier chez IGA mais qu'il avait des nuages en guise de souliers. Les gens passaient à la caisse et Balthazar volait d'un bout à l'autre de l'épicerie, chaussés de nuages.

Un autre rêve étrange était celui de ce poisson rouge qui disait coucou. Rien que ça. 

Ah oui! Il y avait le parapluie mauve et gris. Un parapluie mauve et gris dans le désert du Sahara. Balthazar vient pour le prendre et il se transforme en girafe. La girafe se met à danser un charleston. Et puis Balthazar pleure toutes les larmes de son corps en criant Superstar!

Ils sont fuckés les rêves de Balthazar.

J'oubliais de dire que Balthazar est égyptologue amateur.

Il collectionne des vidéos à propos de l'Égypte des pharaons sur YouTube.

Il ne sait pas lire les hiéroglyphes. Du moins pas encore.

Balthazar vit dans un tohu-bohu au fin fond de l'Amérique de Vespucci.

Et il rêve n'importe quoi.

Comme tout le monde.

vendredi 8 novembre 2019

Première neige sur Trois-Rivières

La première neige a saupoudré la ville. Ça lui redonne sa beauté perdue lors de la dernière tempête.

Ce matin les toits, les arbres presque tous défoliés et autres objets de métal garés dans la rue sont recouverts de neige.

Une première respiration de cet air frais et oxygéné me rappelle que Trois-Rivières ça rime avec rivières bien plus qu'avec Grand Prix.


jeudi 7 novembre 2019

Big Charlie vous montre sa graine

Charles Saint-Laurent est un sacrament d'imbécile.

Ce gros plein de marde qui crosse l'État en chiant sur les BS, ce lèche-boss, ce flagorneur stupide et xénophobe... ce... ce... C'est vraiment un tabarnak!

Depuis que la CAQ a été élu à Québec le gros Charlie se sent investi du droit de dire toutes sortes de méchancetés racistes et sexistes qu'il n'aurait pas dites auparavant de crainte de se faire péter la gueule en sang.

L'autre jour, Big Charlie dénigrait les Noirs. Le lendemain c'était le tour des Arables, des Zindiens pis des Zuifs. Il a beau être ignorant qu'il ne manque pas de raisons pour donner son opinion comme si c'était paroles d'évangile. Cette grosse poche de pus narcissique dit la vérité voyez-vous.

Une brave femme qui passait par là lui fit remarquer qu'elle trouvait bizarre qu'il ait les dents aussi blanches alors qu'il avait la bouche aussi malpropre.

Charles Saint-Laurent c'est tout de suite senti offusqué par cette virago féministe qui n'a probablement pas eu une belle graine comme la sienne pour se calmer.

Il aime bien tout rapporter à sa graine même si, à son âge, ça commence à devenir plutôt indécent et plus très présentable.

En fait, si j'étais une femme, c'est clair que je ne sucerais jamais Charles Saint-Laurent.

Ce qui le rend sans doute amer avec les femmes. Sa triste queue se sent si seule...

Il n'en demeure pas moins un sacrament d'imbécile.

Un tata qui pense que tout le monde devrait lui ressembler alors que, franchement, il a vraiment l'air d'un con qui mange sa propre graine en s'ôtant des côtes pour dupliquer des Ève imaginaires.

Big Charlie vote pour la CAQ, bien entendu.

Il vote contre les hosties de turbans, les voiles pis les chiennes de féminisses.

Pis il vous montrera sa graine si vous ne le croyez pas.




mercredi 6 novembre 2019

Ça alors...

C'est une insulte à l'intelligence que d'entretenir le mythe que nos élites comprennent quelque chose à l'économie. Tout est en ruines autour de nous, tant sur le plan physique que psychique. Même ceux qui soutiennent ce système n'y croient plus. Ils ne croient en rien, comme vous et moi. Ils ne sortiront pas dans la rue pour le défendre le jour où il sera totalement effondré. En fait, plus personne ne défend ça. Ça s'effrite. Le ciment social ne tient plus. C'est comme une vieille cabane dans le bois dont on retient les vieilles planches pourries avec du Duct Tape.

Tout est grotesque, funambulesque et, bien sûr, ubuesque dans cette cabane pourrie. C'est à celui qui dira les pires insanités pour se faire élire par la masse des suiveux qui obéiraient même aux communistes s'ils prenaient le pouvoir.

La mode est aux baveux. Le peuple élit des baveux. Le baveux est à l'honneur. Comme dans la cour d'école.

Pendant ce temps, dehors, on rase les forêts pour faire des stationnements et des condos pour riches que même les pauvres ne veulent pas.

Il y a toujours moins de biodiversité dans le monde et toujours plus d'automobiles.

Il y a toujours moins d'espoir. Aucun Festival d'humour permanent ne saurait nous en guérir.

Les élites sont corrompues à l'os.

L'argent sort du pays pour ne plus jamais y revenir. Votre argent. Mon argent.

On loue notre terre et nos ressources naturelles pour mille fois rien.

On n'en tire presque aucun bénéfice.

On travaille pour financer les compagnies qui nous volent.

Tout ça avec la complicité des baveux.

Des baveux de l'empire Québecor.

Ou bien des baveux des parlements.

Il s'en trouve même dans les syndicats, les baveux.

Ils sont partout.

Et nous ne sommes rien.

Nous, c'est drôle à dire.

Je ne sais même pas si c'est vous...

Ça doit être moi alors.

Ça alors...