mercredi 30 avril 2014

Il n'en peut plus de se faire traiter de Mini-Moi


Il paraîtrait que le nouveau député libéral de Trois-Rivières n'en puisse plus de se faire traiter de Mini-Moi. Cet «homme d'affaires» - n'est-il pas gérant de caisse? - et ancien organisateur électoral du maire de Trois-Rivières a tout de même de l'orgueil. D'autant plus qu'il est devenu ministre.

Quoi qu'il en soit, je remercie ce nouveau duo comique de chercher à nous faire rire aux larmes. Les gens de Trois-Rivières, qui n'ont pas voté pour eux dans une proportion de plus de 60% minimum, vont se régaler des farces qu'ils nous préparent.

Les spotlights sont sur notre belle et trop chère ville.

Docteur Terreur et Mini-Moi nous amuseront à satiété.

Du pain mais surtout des Jeux!



mardi 29 avril 2014

Vive les pauvres!

Tout le monde sait bien que les riches n'ont que des vertus..

On pardonne tout aux riches afin de mieux condamner les peccadilles des pauvres.

Un riche qui fume c'est excentrique comme un boudoir où flottent les vapeurs d'un excellent cigare cubain.

Un pauvre ne fume que du tabac d'indien dégueulasse et se fait des cigarettes avec le vieux tabac des mégots qu'il récupère dans les cendriers à la sortie des supermarchés .

Un riche boit du nectar, du champagne, de l'ambroisie, de l'hydromel...

Un pauvre boit de l'alcool frelaté qui rend aveugle et mange du pain de pauvre qui rend gros.

Un riche n'a que de hautes opinions sur les devoirs et les privilèges.

Un pauvre n'a que l'envie de tuer des écureuils sur la terre des seigneurs pour nourrir ses rejetons, fruits de sa concupiscence et de ses désirs insatiables...

Un riche, c'est un homme honnête, quoi qu'il advienne.

Un pauvre, c'est toujours un peu louche, prêt à vous voler un oeuf, un boeuf ou bien un pays.

Tout le monde sait, par ailleurs, que le pays appartient aux riches parce que les pauvres ne connaissent rien à l'argent, d'où la nécessité pour les riches de les dépouiller de cette ressource qui n'est malheureusement pas inépuisable.

Évidemment, je saute d'un cliché à l'autre.

L'essentiel à retenir c'est qu'un riche a toujours raison parce qu'il est riche. Un pauvre a toujours tort parce qu'il est pauvre. La valeur d'un homme se mesure à l'aune de son portefeuille. À moins que ce monde ne s'écroule un jour ou l'autre et que l'argent ne vaille plus rien. C'est déjà arrivé. Et je ne serais pas surpris que cela se reproduise encore.

Bien sûr que je joue au prophète de malheur, comme un pauvre parmi les pauvres, comme un esclave qui construit les pyramides du Pharaon en rêvant qu'un jour il soit englouti sous la Mer Rouge grâce à la magie de Moïse, le premier syndicaliste au monde...

Tout ça pour vous dire que j'encule le discours gnangnan des White Angry Young Men et autres larbins à la solde des riches.

Vive les pauvres!




Réflexions pas trop profondes

Tout va beaucoup trop vite et rien n'est plus désolant que de vous délaisser comme je l'ai fait ces derniers jours, chers lecteurs et lectrices de mon blogue. Cela ne m'arrive pas souvent. Vous ne m'en tiendrez pas rigueur, j'en suis sûr.

J'étais récemment aux prises avec mon exposition et, que voulez-vous, la littérature est passée au seconde plan.

Cela dit, je n'ai pas grand chose à raconter, bien que ma tête soit remplie de contes et fabliaux d'autant plus pas piqués des vers que je n'écris presque jamais en alexandrins.

La victoire électorale du Parti Libéral du Québec m'a laissé bouche bée. La réélection de ce parti me dégoûte. La Commission Charbonneau abonde en témoignages de fraudes et autres magouilles libérales. C'en est à vous donner l'envie de vomir sur la démocrasserie.

C'est à cause des fripouilles libérales et conservatrices de la Russie de 1916 que la démocratie parlementaire y est disparue en 1917. Ils se croyaient tous bien fins et bien forts puis, du jour au lendemain, l'Histoire avec un trop grand H les a balayés. Leurs blablas ne se rendaient plus aux oreilles de quiconque. Puis ce fût la révolution. Une révolution qui passa du meilleur au pire parce qu'on ne fait pas toujours des beaux vases avec de la vieille boue.

Je vous avouerai que je suis un peu cynique et désabusé quant à la politique. Pourtant, il me reste ce brin d'optimisme béat de dessineux de gros nez qui me permet de traverser toutes les époques avec la désinvolture d'un nuage... (Je ne sais même pas ce que peut signifier cette allégorie... Vous voyez bien que j'écris n'importe quoi! La désinvolture d'un nuage... C'est trop con!)


Assez de politique.

Assez de tout le reste aussi.

On va se parler des vraies affaires...





lundi 14 avril 2014

Gaétan expose au Café du cinéma Le Tapis Rouge







Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

 


Simplement peint
Exposition de l’artiste-peintre Gaétan Bouchard au Café du cinéma Le Tapis Rouge


Trois-Rivières, le 14 avril 2014... L'artiste-peintre Gaétan Bouchard présente Simplement peint, une exposition de ses tableaux au Café du cinéma Le Tapis Rouge. L’exposition se déroulera du 15 avril au 15 juin prochains.
   Gaétan Bouchard est né à Trois-Rivières en 1968. Son parcours dans le domaine des arts visuels est essentiellement celui d’un autodidacte. Gaétan se consacre au dessin dès l’âge de trois ans en barbouillant sur les planches à pain, les pochettes de disques et les revues, tout cela au grand dam de sa mère, Jeannine.
   Gaétan publie au fil des ans dans des fanzines et autres revues spécialisées. Ses créations sont d’abord en noir et blanc compte tenu qu’il est daltonien.
   Gaétan découvre la couleur vers l’âge de 37 ans et se risque depuis à peindre des tableaux où les couleurs primaires sont à l’honneur. Il puise son inspiration dans les scènes de la vie quotidienne.
   Son travail d’artiste commence là où d’autres auraient depuis longtemps terminé. Chaque tableau regorge de clins d’œil et d’énigmes.
   Ses tableaux suscitent l’engouement des particuliers et des collectionneurs qui leur reconnaissent cette vitalité et cette joie de vivre qui confèrent à son art naïf une grande force de caractère.
   Il signe ses œuvres de son prénom: Gaétan.
   Le Café du cinéma Le Tapis Rouge est situé au 1850 de la rue Bellefeuille à Trois-Rivières. Le Tapis Rouge présente une programmation permettant aux cinéphiles de la Mauricie d'avoir accès à des films qui ne sont souvent disponibles que dans les cinémas des grands centres urbains.
   Monsieur Jacques Foisy, propriétaire du cinéma, invite les cinéphiles et le public à découvrir l'œuvre de Gaétan Bouchard : «Monsieur Bouchard réalise une oeuvre qui célèbre la vie et qui procure au visiteur un moment de plaisir et d'émerveillement. Si l'on aime la peinture, c'est une exposition incontournable.»
    Vous pouvez communiquer avec Le Tapis Rouge au 819.840.2540 ou bien visiter son site Internet au www.cinemaletapisrouge.com pour obtenir plus de renseignements sur l’exposition de Gaétan, les heures d'ouverture ainsi que la programmation.

-30-



Source:
Gaétan Bouchard
Iphone: 819.384.2123





jeudi 10 avril 2014

Intermède musical avec Monsieur L'Indien

On doit aussi à Claude Péloquin la fameuse toune Lindbergh interprétée par Robert Charlebois et Louise Forestier.

mercredi 9 avril 2014

L'ADN des élections...

C'est quand ça va mal que l'on trouve les ressources nécessaires à l'affranchissement de nos espérances.

Je ne m'expliquerai pas longtemps là-dessus.

Mes effets littéraires ne méritent pas tant d'attention.

L'essentiel c'est que rien ne va parvenir à crever ma grosse bulle d'optimisme.

Ni les obligations du jour.

Ni le Parti Libéral du Québec.

Je demeure confiant en quelque chose qui transcende tous ces comités qui usurpent le pouvoir populaire.

Ce quelque chose est là, dans l'air du temps, même si l'on n'y croie pas tant que ça.

Ce n'est pas tant un cas de croyance qu'une évidence tirée des bas-fonds et même des hauts-fonds de la société.

Ce système-là s'effondre tous les jours un peu plus.

Il devient tous les jours plus risible, plus dénué d'égards et de soutiens.

À une époque où l'on peut décortiquer l'ADN d'un microbe il est ironique de faire de la politique et de l'économie comme si nous étions au temps de la reine Victoria.

Politiquement, nous ne sommes plus, en théorie, des gueux à qui l'on botte le derrière à grands coups de canne à pommeau d'or.

Économiquement, nous pourrions distribuer de l'énergie libre et gratuite en fouillant dans les brevets d'invention de Tesla, par exemple. Plus de guerre et plus de profits monstres pour des corporations qui s'accaparent les ressources de l'État afin de nous faire passer du statut de créancier à celui de débiteur. On capterait l'énergie issue des champs magnétiques de la Terre, tiens. Et ça roulerait tout seul, sans avoir à faire le plein. Est-ce que je rêve? Fuck! Je ne suis pas ingénieur mais l'idée me semble moins compliquée que de décortiquer l'ADN d'un trou du cul. Ou bien de fabriquer Little Boy quelque part au Nouveau-Mexique avec des gars de l'Université McGill...

Tout est possible, le meilleur comme le pire, mais ça personne ne le sait vraiment.

On fonctionne avec l'idée que tout est toujours pareil et pourtant tout change tout le temps, qu'on le veuille ou non. Et ce n'est pas parce que j'ai lu Héraclite que je vous dis ça. Cela coule de source qu'on ne se baigne jamais deux fois dans les mêmes eaux.

Où est-ce que je veux en venir avec toutes ces niaiseries que je vous débite comme un shaman égorgé par un ami du général Custer?

Hum...

Je veux en venir à ceci que nous sommes plus près d'une révolution aujourd'hui que nous ne l'étions hier.

Cela vous semble irréaliste, gens du Québec? C'est pourtant en train de se réaliser.

Nous ne sommes pas aussi cons que nous en avons l'air.

Au moins deux personnes sur trois n'ont pas appuyé le Parti Libéral du Québec. Et il y en a pour dire qu'ils ont gagné? Gagné quoi? Gagné qui?

C'est le système tout entier qui vient de perdre la face.

Les Québécois sont maintenant disponibles pour autre chose.

L'anarchisme a remporté une grande victoire lundi dernier.

Tout n'est qu'une question de temps.

Ou de timing.




mardi 8 avril 2014

La nature a horreur du vide

Ne pas rire, ne pas pleurer, mais comprendre.
Baruch Spinoza

Je me demande pourquoi les pauvres ne vont pas voter. J'ai ma petite idée là-dessus, même si je fais partie de cette masse d'idiots qui perdent régulièrement leurs élections. 

Les pauvres ne se reconnaissent pas dans ce système. La démocratie parlementaire leur est tout aussi étrangère que les élections de tel ou tel pour le comité du bal des finissants. 

Le hic  c'est qu'on demandera un jour à ces pauvrichons de défendre le comité du bal parlementaire. 

Et c'est possible que ce jour-là personne n'offre son bénévolat pour sauver les meubles de la nation évaporée.

Je crains que la paix sociale ne soit menacée par l'élection du Parti Libéral du Québec. Il y a des limites à porter au pouvoir ce bon vieux parti corrompu qui ne rechigne pas à fendre des crânes et à crever des yeux de manifestants.

Il y a des limites à la farce parlementaire...

Cette victoire sera de courte durée tout simplement parce que la nature a horreur du vide.



lundi 7 avril 2014

Comme un Indien

Huit cent quinze millions d'Indiens étaient appelés à voter aujourd'hui.

Ici, au Québec, les électeurs sont sous la barre des six millions et, visiblement, ils ne se sont pas tous parlés.

La Parti du Congrès indien pourrait perdre le pouvoir puisque ses représentants sont fortement entachés par la corruption.

Ici, je ne sais plus... je ne sais pas... je ne sais rien.

Mais je vais aller voter dans quelques instants.

Comme un Québécois.

Comme un Indien.

mercredi 2 avril 2014

D'une toile à l'autre

Permettez-moi de vous présenter deux de mes toiles en cours. Cela me permettra, une fois qu'elles seront terminées, d'en faire un genre de making-of. 


Aucune photo n'intervient dans ce tableau. Tout sort spontanément de ma tête et de mes pinceaux. Le rêve y occupe la plus belle partie. 


Tout débuta avec une toile complètement noire devant laquelle j'ai médité une bonne heure en me demandant ce que j'allais y peindre. D'une étape à l'autre, le tableau se peuple de personnages et de scènes qui rappellent sans doute mon attrait pour Bruegel. Chaque décor devient l'occasion d'y raconter des tas d'histoires qui ne m'appartiennent plus.




Toutes ces réflexions ne doivent pas nous faire oublier que l'art est une fête. Voilà pourquoi je termine parallèlement à ma grande toile campagnarde cette femme dodue qui danse au milieu d'un espace tout à fait blanc.

mardi 1 avril 2014

L'ordre naturel des choses

Il me serait facile de produire des tableaux hyperréalistes ou bien totalement abstraits. Je mettrais la technique de mon côté pour l'hyperréalisme. Je travaillerais avec des photos et l'illusion serait presque parfaite avec la réalité. Pour ce qui est de l'art abstrait, eh bien je fermerais l'interrupteur et je balancerais des couleurs jusqu'à ce qu'il se forme une bonne croûte polychrome.

Dans les deux cas, je serais un peu malheureux parce que ce n'est pas ce que je recherche dans l'art.

Ma technique est improvisée, comme pour l'art abstrait, et calque la réalité par ce que ma mémoire en a retenue.

Rien ne m'est plus nécessaire que de rêver lorsque je peins ou joue d'un instrument de musique. L'art me permet de transcender les contingences et les obligations de ce monde. En ce sens, l'art n'a rien de naïf puisqu'il s'impose comme une forteresse où il est loisible de se protéger de tout.

Comme l'on devient ce que l'on peint, je me consacre à présenter des toiles qui font sourire. Cela me permet de m'amuser tout en peignant. Je pourrais peindre des scènes de torture, des actes de guerre, mais je n'en ai jamais vraiment vus. J'aurais l'air d'un faussaire. Je n'ai connu qu'une longue suite de petits bonheurs et d'émerveillements, malgré tous les aléas de la vie, tout simplement parce que je suis naïf et que mon pays n'est pas vraiment en guerre.

Je m'amuse donc à peindre des tas de personnages évoluant dans des décors urbains ou champêtres, comme si j'étais le Bruegel de mon patelin ou bien son assistant.

Je prêche bien sûr pour ma paroisse. La mienne s'appelait Notre-Dame-des-Sept-Allégresses. Le quartier était plutôt sous le signe des Sept-Douleurs, mais bon, chez-nous il y avait toujours de quoi à manger.

Je m'étonne que tant de gens puissent s'intéresser à ce que je peins.

Je ne me suis jamais pris au sérieux et j'y suis toujours allé à la bonne franquette, refusant de m'inscrire au sein de telle ou telle association, de participer à des symposiums ou bien de demander des subventions, des bourses ou autres formes de prébendes. Mes clients sont tous particuliers et viennent vers moi comme on irait voir le garagiste du coin pour son auto.

-Gaétan ne répare pas les autos, mais c'est un gars du coin et tant qu'à s'acheter de l'art, aussi bien que ce soit chez ce gros gars-là qui a son atelier sur la rue Niverville...

J'imagine que c'est ce qu'ils se disent et je les en remercie du fond du coeur.

Cela me permet de produire toujours plus d'art naïf avec mes vieilles mains et mes vieux yeux de métis daltonien d'ascendance française, anishnabée, micmac et kényane.

Mes tableaux sont autant de capteurs de rêves dont je ne sais jamais me départir sans ressentir un petit pincement au coeur...

-Adieu, tableau qui m'a coûté tant d'efforts... Je ne te reverrai plus jamais... Puisse tes nouveaux maîtres prendre soin de toi jusqu'à ce que chacun de mes tableaux vaille quelques millions...

On a beau être naïf qu'il faut beurrer son pain.

Que mes tableaux se vendent comme des petits pains chauds, ce ne peut être que dans l'ordre naturel des choses.