mercredi 11 juillet 2012

Politique et mathématiques pour libérer Trois-Rivières

Vingt-quatre pourcent des citoyens en âge de voter peuvent constituer un gouvernement. C'est mathématique. Quarante pourcent de soixante-pourcent ça donne à peu près vingt-quatre pourcent. Désolé pour mon manque de précision. Mais je dois me tromper de peu alors que le gouvernement vous trompe beaucoup, en faisant accroire qu'il représente la majorité, silencieuse ou pas, alors que seulement vingt-quatre pourcent des électeurs l'a formé.

Donc, si j'ai bien compris, ça ne prend qu'une minorité de vingt-quatre pourcent ayant le coeur de se lever le cul pour aller voter pour former un gouvernement.

Je ne crois pas faire partie de la majorité silencieuse. Mais je crois faire partie d'un groupe social qui doit bien former plus de trente à quarante pourcent de la population. La classe juste en-dessous de la classe moyenne qui n'existe presque plus. Une classe qui réunit petits salariés, grands pauvres, artistes en colère, funambules et chômeurs endettés. Si nous nous déplaçons tous ensemble pour voter Québec Solidaire ou bien Option Nationale, des partis qui font peur à l'establishment et aux capitalistes, eh bien ce sera comme la vague orange prise deux. Un tsunami anticapitaliste. Pour être encore plus bref, je dirais une révolution.

Je ne suis pas un gars de parti, comme le trente à quarante pourcent de la population qui s'en calissent. Je suis plutôt cynique face à la chose publique et comprends instinctivement que le combat contre la misère et l'exploitation doit se jouer sur tous les fronts, même sur le front boueux, gluant et puant de la politique par trop arriérée pour le vingt-et-unième siècle.

Comme trente-cinq pourcent de la population, je trouve que tous les politiciens sont des crosseurs, hormis Khadir, Aussant et deux ou trois autres qui n'ont pas honte de porter le carré rouge. Il me semble moins crosseurs que les autres à tout le moins. Et je suis prêt à mener un petit bout de combat pour créer une vague rouge, un tsunami lumpenprolétarien, un déferlement de sans-culottes vers les urnes, de quoi ébranler un tant soit peu les colonnes des journaux et torchons de la poubelle-province.

Comme trente-quatre pourcent de la population, je suis pour la révolution et contre le capitalisme.

Levons-nous, pouilleux, bouseux, crottés et malfamés de tous les quartiers pauvres et villages fantômes du Québec!

Nous sommes plus de trente-deux pourcent de la population.

Ça ne prend que vingt-cinq pourcent de voteurs pour former un gouvernement socialiste. On peut l'avoir facilement si vous dites à tous les membres de votre clan d'aller voter contre le capitalisme sale qui vole notre pétrole, notre or, notre zinc, nos forêts et tout le reste pour nous demander des subventions comme des béhesses de luxe, par-dessus le marché... Comme si nous leur en donnions pas assez... Cibouère, trente-et-un pourcent de la population comprend très bien qu'on se fait fourrer en tabarnak. On ne reçoit pas une crisse de cent pour se faire voler notre pays à chaque seconde.

Et cela me porte à croire que si mon clan se déplace, mon clan qui se fait chier dessus depuis des générations et des générations, eh bien je me dis que ça pourrait changer quelque chose. Mon discours ne s'adressera donc pas aux riches et autres peureux qui se croient puissants. Bien au contraire, je vais m'adresser aux pauvres, à mes compagnons et compagnes de misère, à mes camarades de combat.

La vieille politique sale, les matraquages de foule et le capitalisme sauvage dans le Grand Nord, cela ne mérite que du mépris.

Ce combat je vais d'abord le mener dans ma propre communauté, Trois-Rivières.

Les élections approchent. Faisons de Trois-Rivières une ville libre des libéraux. Qu'ils soient frappés par la honte publique. Qu'ils disparaissent à jamais. Qu'ils s'effacent dans une cuisante défaite sous les hourras des sans-culottes trifluviens qui défileront à coups de chaudrons et de casseroles dans les rues!

Libérons Trois-Rivières! Faisons savoir aux libéraux qu'ils ne sont pas les bienvenus dans Ste-Cécile, St-Philippe, la P'tite Pologne, St-Sacrement, le Rochon, le Cap, Pointe-du-Lac, la Pierre, les Rivières, le P'tit Canada et le centre-ville.

Que la fête commence! 

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